Je ne peux pas vivre sans toi

Il est mieux de parler d’un film que l’on a vu. Contrairement à ce que je croyais, il n’y est pas question des méfaits d’une bureaucratie kafkaïenne. Il montre comment cette bureaucratie, en dépit des lourdeurs de ses procédures et de ses bonnes intentions maladroites, parvient à reconnaître le point de vue d’un marginal. Malgré leurs défauts, nos sociétés sont fondamentalement bienveillantes ?
Je me demandais si le héros était un exclu du système (aussi riche que la France), ou s’il appartient à une communauté minoritaire, qui ne partage pas le mode de vie dominant. Pas clair. C’est un Hakka, mais ça ne semble pas de manière évidente une minorité désorientée. 

Je ne peux pas vivre sans toi

Un film de Léon Dai, 2009, que je n’ai pas vu.
Le film raconte un fait divers : l’histoire d’un père célibataire pauvre, mais heureux jusque-là, qui se heurte à l’administration kafkaïenne taïwanaise pour conserver le droit d’élever sa fille. Il a si bien ému Taïwan, qu’il a entraîné des « réformes de l’administration publique, sommée de « s’humaniser » face à la détresse des citoyens ordinaires ».
Ou comment l’art sait jouer sur les forces invisibles qui contrôlent la société, pour la transformer.
Compléments :
  • J’ai découvert ce « mega hit » du cinéma taïwanais grâce à celui qui le distribue en France.
  • Entreprise et art.

Électronique chinoise

Taiwan domine le marché de l’électronique mondiale (« plus de 50% des puces électroniques, près de 70% des écrans d’ordinateurs, plus de 90% des ordinateurs portables »). Son tissu économique (« un réseau de centaines d’entreprises spécialisées ») et la qualification de sa main d’œuvre sont exceptionnels. Ils sont les fruits d’une politique à long terme de l’État. Pourtant, ceci est peu rentable, car l’industrie taiwanaise est écrasée par ses clients occidentaux et japonais.
Ce qui la pousse dans les bras de la Chine continentale.
Je me demande si l’Occident fera toujours d’aussi bonnes affaires le jour ou l’électronique mondiale sera entre les mains de la Chine.