Simplifier Konrad LORENZ est une gageure présomptueuse! Tant pis, si cela peut simplement donner envie de le découvrir et surtout de réfléchir à la question essentielle : quel est le sens de la vie?
Selon LORENZ, ces comportements qui, à l’origine, pouvaient avoir une valeur pour la survie de l’espèce, seraient le signe de perturbations, voire de pathologies. Il fait l’analogie avec les fonctions cachées dans l’organisme que l’on découvre lorsqu’elles sont déficientes (comme la thyroïde). Il nous rappelle que l’organisme est puissamment organisé et équilibré par les nombreuses glandes hormonales dont le jeu complexe a été construit lors de l’évolution de l’homme. Si l’harmonie entre ces dosages multiples et subtils d’hormones est rompu, l’organisme tombe malade. L’homme est ainsi mu par un nombre immense de sources interdépendantes d’impulsions destinées à un comportement acquis par la phylogenèse. Ces impulsions, nombreuses, sont ensuite rangées dans des systèmes homogènes comme la haine, l’amour, la colère, l’amitié, l’agressivité, la territorialité, la hiérarchie… Ces impulsions agiraient ensemble comme les hormones et il n’ y a ainsi, pas de bonnes ou mauvaises impulsions = comportement, il y aurait un dosage et un but. Il se trouve que le système hormonal, et l’homéostasie qu’il assure, est régularisé par le « feedback négatif« . C’est à dire que le système est stabilisé par une fonction régulatrice. Plus le système agit puissamment sur cette fonction et plus sa réaction sur le système est faible.
Alors comment trouver un « feedback négatif » pour trouver un équilibre de la démographie aujourd’hui galopante, qui menace d’étouffement l’espèce humaine? Selon, LORENZ ce serait le point central qui conditionne un grand nombre de menaces de l’espèce qui pourrait s’étouffer elle-même. Ce serait une première dans le monde du vivant! Ce qui n’est pas durable selon LORENZ c’est le surpeuplement qui menace et la déshumanisation de l’homme qui va de pair! Selon LORENZ ce sont les qualités et les facultés les plus nobles de l’homme et celles que nous estimons les plus spécifiquement humaines, qui semblent appelées à disparaître, du fait de ce surpeuplement.