Décidément, nous vivons sur de la dynamite. Après notre consommation de ressources naturelles, qui nous conduit à la catastrophe, voilà que notre système monétaire est par nature instable. C’est du moins ce que j’ai compris du résumé d’une étude du Club de Rome. (Money and Sustainability – the missing link | THE CLUB OF ROME (www.clubofrome.org))
Étiquette : systémique
Risque et changement : le changement
Personne ne semble comprendre ce qui fait le danger du changement.
Faisons vœu de pauvreté pour sauver la planète ?
La croissance mondiale semble parfaitement corrélée à sa consommation d’énergie. Conséquence (approximative) : si vous voulez baisser de 80% nos émissions de CO2, vous devez réduire par 5 notre PIB ! (revenir aux années 30, si l’on fait l’hypothèse d’une croissance annuelle de 2%.)
- Notre capacité à produire de l’énergie limite, donc, notre croissance. Tout ce qui permet de produire des énergies alternatives conduit à une accélération de celle-ci. Ainsi, elles ne se substituent pas au pétrole (dont la production est stable), elles s’y ajoutent. Or, elles sont massivement émettrices de CO2 (gaz, biocarburants).
- L’Ouest expédie ce qui consomme de l’énergie dans les pays émergents, qui sont moins efficaces que nous dans le domaine.
Les énergies alternatives ont un immense intérêt, donc, elles donnent bonne conscience à l’écolo en permettant de faire de très bonnes affaires…
Peut-on stopper la croissance ?
Dennis Meadows (suite de la série qui lui est consacrée) a voulu arrêter la croissance pour éviter le chaos. C’est inattendu de la part d’un spécialiste de la systémique.
- Sur la systémique : Changement de deuxième ordre.
- De manière intéressante, le modèle de développement social que semble utiliser D.Meadows est la pyramide de Maslow : la réalisation de l’individu (le fait qu’il devient ce qu’il doit être) a pour condition nécessaire la satisfaction de ses besoins physiques.
Logique des élections grecques
J’ai entendu un universitaire grec enseignant en France dire la chose suivante :
- Le peuple grec fait des efforts depuis des années sans voir aucune amélioration. Il vit le plan de rigueur qui lui a été imposé comme une punition. En outre, elle affecte disproportionnellement les plus faibles. C’est pour cela qu’il est mécontent.
- Sa logique en termes de politique est le clientélisme. La rigueur est à l’opposé de cette logique puisqu’elle amène le parti politique à prendre de l’argent et non à en donner. Les partis traditionnels ayant échoué, les Grecs leur cherchent un remplaçant plus efficace, i.e. capable de prendre de l’argent à l’Europe.
Don Montebourg contre les licenciements ?
J’entendais la radio dire que M.Montebourg volait au secours des entreprises en difficulté. J’entendais aussi des syndicats protester de ce qu’ils n’avaient pas été consultés. Tout ceci m’a plongé dans un abîme de perplexité.
Prenons le cas du syndicat. Il a la conviction intime que le patron est un exploiteur. Il faut donc lui extirper le maximum par la force. Tactique ? Être le plus nuisible possible. Malheureusement, quand un patron boit la tasse, ce comportement syndical lui enfonce la tête sous l’eau.
- Succession dans une PME. Le fondateur, commercial dans l’âme, est remplacé par son fils, un manager, il « casse les prix » de peur de perdre ses clients. (Un classique !)
- Fusion de plusieurs unités. Les employés se replient sur eux, et ne font plus les « travaux d’intérêts généraux », autrement dit, ils laissent leurs collègues – et l’entreprise – s’enfoncer.
- Pour augmenter la rentabilité d’une société, avant une vente, son équipe dirigeante supprime son centre de recherche. Or, il fait le succès et les marges – énormes – de l’entreprise.
- Pour essayer de faire passer les idées de ce billet, j’ai réalisé une série d’émissions pour décideursTV…
- Globalement toute notre économie est victime d’un cercle vicieux : elle doit apprendre à innover avec les moyens dont elle dispose, pour pouvoir se différencier, augmenter ses marges…
- Je pense que nommer un « propriétaire » du redressement de l’économie nationale est une excellente initiative. Cela ressortit à un conseil que je donne depuis toujours, ou presque : quand vous pensez que votre organisation doit acquérir une compétence, il faut nommer un responsable de la dite compétence. En multipliant les expériences (initialement désastreuses !) il finira par apprendre ce qu’il faut savoir sur la question.
Gaia, ou la terre comme système (fragile ?)
L’hypothèse « Gaia » dit que la terre est un « système » (au sens « dynamique des systèmes ») qui fournit des conditions idéales de vie pour l’homme. L’intérêt d’une terre système est qu’elle tend à nous pardonner nos erreurs, de même que le thermostat, exemple type de système, maintient une température constante.
En tout cas, cette théorie semble dire que la nature (écosystème) n’est pas indépendante de l’homme. L’homme doit entretenir un environnement favorable à sa vie. Donc, il ne permet pas à la nature de faire ce qu’elle veut. D’une certaine façon, il a intérêt à bloquer son évolution.
Banques : retour à la normale ?
Depuis ses origines, ce blog pense que la crise sera finie lorsque les banques seront rentrées dans le rang.
Le cercle vicieux de l’intermittence du spectacle
J’entendais parler France Musique des intermittents du spectacle, l’autre jour. (L’invité : Pierre-Michel Menger.)
