Qu’est-ce que la réalité ?

En lisant et en écrivant, une curieuse idée de ce qu’est la « réalité » m’est venue.
Ce que nous appelons « réalité » est une modélisation des règles du jeu de la vie qui nous permet d’agir. Cette réalité, personnelle, est en grande partie conditionnée par la « réalité » collective produite par le groupe auquel nous appartenons. De temps à autres, ce système ne fonctionne plus. Notre réalité est « absurde ». Il en faut créer une nouvelle. (Processus de création qui n’obéit pas à la raison.) 
Et si la réelle réalité c’était ces ruptures, qui nous signifient qu’il y a « autre chose » que le jeu que nous avons inventé ? Et si le temps, et son écoulement, était cette succession de cassures où tout se joue et rien ne va plus ?
D’un Dieu horloger à un Dieu métronome ?

Enantiodromie

L’énantiodromie est le mal de l’utopie ou de l’idéologie. Lorsque l’on veut construire un monde idéal, on obtient son contraire. C’est en quelque sorte la revanche de la « nature » sur le désir humain de lui substituer un univers totalement contrôlé.
L’exemple le plus surprenant est celui du hangar. On construit un gigantesque hangar pour protéger de gigantesques fusées des intempéries. Un microclimat apparaît. Il pleut dans le hangar ! Plus classiquement, le libéralisme thatchérien a produit une énorme bureaucratie. (Idem pour Lénine.) Rêvez du Paradis, vous aurez l’enfer. Toutes les utopies (Marxisme, libéralisme…) ont en germe le totalitarisme. En physique, on peut aussi penser au principe d’Eisenberg et à la diffraction de la lumière. La recherche de l’ultime précision donne l’ultime imprécision !
Explication ? Nous vivrions dans des systèmes. Ils sont conçus pour « résister au changement » pour protéger quelque chose d’important. (Exemple : thermostat et température ambiante.) Ils combattent donc tout ce qui les menace. A l’action, ils répondent par la réaction.
Si nous sommes dirigés par un système que cherche-t-il à protéger ? La liberté, peut-être. En effet, il semble rendre impossible le déterminisme. Nous sommes incapables de déduire l’avenir à partir du passé. Il y a discontinuité. Chaque décision que nous prenons est un saut dans l’inconnu où de nouvelles règles de comportement se créent. Un nouveau système apparaît. Idée grecque (comme l’énantiodromie d’Héraclite) : l’absurde est le catalyseur de la pensée (la philosophie). 
(Pour autant, le passé n’est pas inutile. Comme le dit mon billet sur le jugement, il nous donne les outils dont a besoin une pensée confrontée à l’absurde. L’avenir c’est, essentiellement, les briques du passé dans un nouvel assemblage. Avec quelques modestes innovations, peut-être.)

Systémique de l'industrie des grands projets

L’industrie de grands projets a un poids économique considérable (cf. Thalès, Technip, Total, Faurecia, Faiveley, Airbus, Alcatel, DCNS…) Aujourd’hui, à l’exception peut-être du BTP, et de l’automobile, elle possède rarement un contrôle de gestion digne de ce nom – contrôle de gestion qui doit porter sur les projets, puisque ce sont eux les sources de risque. (Pas sur les usines, par exemple, puisqu’elles ne font que constater les pertes.) Et particulièrement sur les appels d’offres, où se décide la rentabilité. 
D’où des marges quasi nulles, donc une valorisation très inférieure à ce qu’elle devrait être. Mais surtout une activité sur laquelle l’aléa a un effet dévastateur, parce qu’il produit un cercle vicieux qui peut être mortel :
  • En période difficile l’entreprise cherche à « charger » son carnet de commande ; 
  • Elle prend des projets à perte et/ou qui lui demandent de gros investissements (cash) ; 
  • Ces pertes / besoin de cash sont masqués pendant quelques temps par la rentabilité du portefeuille existant, et le fait que les nouveaux projets sont en phase d’ingénierie, phase relativement peu dépensière ; 
  • Quand les nouveaux projets entrent en production, on constate soudainement que l’entreprise est en difficulté ;
  • Mais il est trop tard : renouveler le portefeuille demande des années.
Il y a pire. Du fait de l’inertie du système, il y a tout intérêt, partout dans la chaîne, à masquer la réalité. Si bien que les analystes et le marché peuvent se faire très longtemps des illusions.  

    Le Français et le changement, petit manuel pour étrangers…

    Tentative d’analyse du comportement français face au changement :

    Martiens examinant la France


    La victime
    Crispant. Combien de fois me dit-on que rien ne va ? Mon dirigeant est incompétent. Il n’a pas de stratégie. Il savait tout de même ce que ça signifiait être PDG, quand il a pris son poste! Et tout ce qu’il fait est idiot. S’ensuit une liste de dysfonctionnements, ridicules. Et qu’ils viennent s’asseoir à côté de moi, tous ces managers, au lieu de passer leur vie en visioconférences ! Mais quand je demande : et vous, que faites-vous pour améliorer la situation ? Silence. Se plaindre de tout et sans cesse est une attitude d’assisté. Propre aux peuples du sud de l’Europe. Probablement une façon de se donner l’impression que l’on ne vole pas l’argent que nous verse l’Etat.
    Le dirigeant de droit divin
    Qui dit assisté, dit pouvoir paternaliste. Il a été décrit par Tocqueville. En France, nous pensons que tout doit venir d’en haut. Et le haut croit, comme le dit Tocqueville, au pouvoir de la raison. Etant coupé de la réalité, il prend des décisions stupides. Plus exactement, il fait preuve d’une confondante paresse intellectuelle. Ce contraste entre une incompétence patente et un contentement de soi inoxydable fait dire à l’étranger que nous sommes d’une arrogance insupportable.
    La communauté délinquante
    En écrivant ce billet, un souvenir m’est revenu, 40 ans après l’avoir totalement oublié. Un professeur me demande de traduire un texte latin. Et me donne une note médiocre. La classe se révolte ! Car il vient de féliciter son favori, qui n’a pas fait mieux que moi. Le professeur revoit, presque immédiatement, son jugement. Et voilà le curieux. Je n’étais pas un élève sympathique pour mes camarades, ils n’avaient aucune raison de prendre mon parti. D’ailleurs, je ne les ai pas remerciés de m’avoir soutenu. Je réalise aujourd’hui que ce mouvement d’humeur nous est tous apparu comme normal. Une injustice avait été commise.
    Michel Crozier parle de « communauté délinquante ». La France ne s’unit, selon lui, que pour dire non. Comme je l’explique ailleurs, cela prend vite des aspects suicidaires. Car le suicide est la plus efficace réaction face à l’injustice. Et la meilleure résistance au changement. 
    Honneur et bon plaisir
    Philippe d’Iribarne à la suite de Montesquieu fait de l’honneur notre principe. Le Français est au dessus des lois. Il n’écoute que sa raison. (Ce qui, au passage, est la recommandation des philosophes des Lumières.) Mais, quand son honneur est en jeu, sa vie ne compte pas. En fait, comme mon professeur, il suit son « bon plaisir ». Et c’est pour cela que, confondant raison et caprice, il commet des injustices. Et qu’il faut une révolte pour percer sa surdité.
    La liberté c’est le dysfonctionnement !
    Il y une même idée chez Montesquieu et Rousseau. Pour protéger la liberté de l’homme, il faut que rien ne puisse la menacer. Egalité de forces dit Rousseau (d’où « l’égalité » de la devise de la France). Pour Montesquieu, il faut des pouvoirs qui s’annihilent (exécutif, législatif, judiciaire). Marc Bloch observe quelque chose d’identique au Moyen-âge : le féodal est tout puissant ; si le paysan n’est pas écrasé, c’est du fait de son inertie et des dysfonctionnements de l’appareil seigneurial. Pour Michel Crozier, l’employé entretient le dysfonctionnement dans l’entreprise, pour avoir du pouvoir.
    Paralyser les contre-pouvoirs
    Les grandes faillites françaises se ressemblent. Crédit Lyonnais, France Télécom, Sciences Po… à chaque fois, leur dirigeant, haut fonctionnaire, bloque le système qui devait le contrôler. Paralyser les contre-pouvoirs est une seconde nature pour le dirigeant français. C’est le seul moyen qu’il ait trouvé pour gouverner. Ce qui ne surprendra pas le lecteur.
    Des individus séparés par des valeurs communes
    Une étude Harvard / Sciences Po observait que les valeurs des Français sont étrangement uniformes. Quelles valeurs ? Celles que la gauche et la droite leur reprochent de ne pas partager ! Car la gauche et la droite veulent s’arroger le monopole de ces idées, afin d’en faire l’opium du peuple. Mais le Français n’aime pas être manipulé…
    En revanche, lorsque ces idéaux sont utilisés de bonne foi, le peuple se mobilise comme un seul homme. C’est alors que la France change. Comme le prévoyait Montesquieu, quand tout le monde est d’accord, il n’y a plus de contre-pouvoirs. Et le Français fait alors preuve d’une vigueur, d’une motivation, d’une inventivité, d’un esprit d’initiative… dont le seul équivalent est l’Américain poussé par la soif du gain, dit Tocqueville.
    Conduire le changement en France
    Curieux. Chacun de ces comportements implique les autres. Et leur opposition les renforcent. Mieux. Faisons l’hypothèse Français = individu qui suit ses intérêts. Mis à la tête de quoi que ce soit, il va chercher à imposer son opinion, sans écouter. Ce qui va susciter une résistance, et l’exigence de la protection de la liberté individuelle par des contre-pouvoirs. Ce que le « dirigeant » va vouloir contourner par une forme ou une autre de manipulation… On retrouve nos comportements ! Nous sommes, comme le disaient les Allemands, une « société d’individus ». (Comme les Américains, d’ailleurs.) Et cela donne, liberté, égalité, fraternité ! (Mais une fraternité de frères ennemis.)

    Pourtant il existe chez nous une forme de communauté. Nous croyons à des valeurs supra locales. Notre équipe, c’est la nation. Ce qui explique peut-être une remarque de Chateaubriand, à son retour d’émigration. Il est d’abord exaspéré par la France. Puis, immédiatement ensuite, il a le sentiment de retrouver la seule vraie vie. Voilà pourquoi le Français a tant de mal à quitter son pays, en dépit des horreurs qu’il pense de ses congénères ?

    Conclusion. La clé du changement en France ? écouter…

    Comment agir sur les systèmes ?

    Le piège avec les systèmes est qu’il y a système et système.
    Nous sommes un système. Mais nous formons système avec notre environnement. Nos problèmes viennent généralement de là. La difficulté est de comprendre qu’il faut agir sur le second, mais que le premier n’évoluera pas. Or, nous avons tendance à faire le contraire. Nous voulons nous changer (par exemple nous « guérir » chimiquement d’une dépression), alors qu’il faut changer d’environnement. Il faut remettre la baleine à l’eau disait un billet précédent. Ce type de changement passe donc souvent par la destruction d’un système malsain.
    Mais ce n’est pas toujours possible. En effet, comme ces vieux couples, il peut nous être devenu impossible de vivre sans notre système. Il faut penser à le changer. Par exemple, il serait peut-être bien qu’Alstom, qui semble avoir une tendance naturelle à pisser le cash, mette en route un système de « target costing ». Ce faisant, on modifie le « système Alstom », en lui ajoutant un nouveau « thermostat », un nouveau contrôle. L’entreprise change de nature. Un peu comme ces voitures jouets qui deviennent des robots. 

    Comment tuer la pensée systémique ?

    L’après guerre fut systémique. Toute la science l’a été. Et la plupart de nos progrès techniques. Pourquoi cette pensée n’est-elle plus la nôtre ?

    Peut-être parce qu’elle a été tuée par la science. La science est anti systémique. Ou plutôt elle est un système en elle-même. Elle cherche à faire de tout un programme. Quelque chose de prévisible, mécaniquement. En particulier elle a voulu modéliser les systèmes, cartographier les manières de les faire changer…

    Eh bien, le système est un être vivant. Si vous l’enfermez dans une cage, il crève.

    L’apprentissage de la pensée systémique, ce n’est rien d’autre que réaliser la conséquence terrifiante, ou grandiose, d’un monde fait de systèmes. Puis réfléchir à ce que cela signifie. Vous redécouvrirez les résultats scientifiques. Et surtout, vous conserverez ce qui est essentiel pour vivre dans ce monde de systèmes : votre capacité à penser sur vos jambes. Ou plutôt, votre capacité d’émerveillement. 

    La systémique pour les nuls

    Conduire le changement demande une pensée systémique. Qu’est-ce que la systémique ?

    Si notre vie est un cauchemar, c’est la faute aux systèmes 
    Pas de systémique sans histoire. Je choisis Les limites à la croissance. Le rapport du Club de Rome, issu du MIT. On en a retenu qu’il s’en prenait à la croissance. On lui a objecté que, sans croissance, on ne pouvait pas éliminer la pauvreté. Ce qui revenait à dire que, par principe, le rapport ne pouvait exister. Car, il constate que « la croissance » épuise les ressources naturelles. Elle nous appauvrit, donc. La croissance crée la pauvreté.
    Juste ou pas, on a ici l’idée clé de la pensée systémique. Les malheurs du monde, de la nation, de l’entreprise, du couple… viennent de ce que nous confondons cause et conséquence. Le problème de votre couple, ce n’est pas votre conjoint, mais les circonstances dans lesquelles vous vous trouvez, qui font que vous-vous insultez.
    Cette confusion produit la « prédiction auto réalisatrice ». Vous-vous enfoncez dans un cercle vicieux. Israéliens et Palestiniens, Allemands et Français… Voilà l’origine des cauchemars de notre vie.
    Que faire ? Comment se comporter dans un monde de systèmes ? Et si la cause des mauvaises notes de votre fils, c’était vous ? Commencez par vous demander si vous ne devriez pas faire le contraire de ce que vous faites. Nouvelle grande idée de la pensée systémique. 
    Système = résistance au changement
    Qu’est un système ? me direz-vous. Une résistance au changement institutionnalisée. Le système est « quelque chose » qui maintient constante une valeur importante pour lui. Exemple type : le thermostat. Les machines sont des systèmes ! Mais surtout, vie = système. A commencer par l’homme, qui n’est qu’un assemblage de constantes : température, pulsions cardiaques… Autre système : l’entreprise.
    Le comportement collectif comme mécanisme d’autocontrôle
    Une entreprise innovante, par exemple, va exploiter au mieux ses ressources rares (sa recherche). Pour cela, elle éliminera systématiquement les produits qui ne lui « rapportent pas assez ». Imaginons que, un jour, elle n’arrive plus à trouver des idées suffisamment rentables. Elle ne produira plus rien. Elle s’effondrera sous ses coûts fixes. Voilà la question de la « marge brute » dont parlent les business cases. L’erreur de l’entreprise ?  Ne pas avoir réduit ses coûts fixes. Mais comment peut-on être aussi bête ? vous dit l’universitaire.
    Parce que les membres de la société ne suivent pas une règle comptable. C’est la combinaison de leurs comportements qui fait « comme si » ils le faisaient. Nouveau résultat. C’est le comportement collectif qui assure l’autocontrôle du système.
    Le changement se fait à effet de levier
    Dans l’entreprise innovante, chacun se comporte en innovateur, inconsciemment. L’ensemble ne sait que remporter des marchés en proposant quelque-chose d’unique. Si vous attaquez les coûts fixes, vous tuez la raison d’être de l’entreprise, sa capacité d’innovation. Elle ressemble à une baleine échouée. Il faut se demander comment la remettre à l’eau. Pas lui dire de marcher, comme le pense l’universitaire.

    Et voilà un dernier résultat, fondamental. Dans le monde des systèmes, les changements se font « à effet de levier ». Ils ne coûtent rien. Ne pas persévérer dans l’erreur. Tout est là.

    (L’universitaire est un exemple de baleine échouée. La démonstration de cette affirmation est laissée au lecteur, à titre d’exercice. On notera, par ailleurs, que l’entreprise innovante et les limites à la croissance sont deux exemples d’un même phénomène.)

    Bretigny et systémique

    L’affaire de Bretigny (billet précédent) m’a fait penser à un film que je n’ai pas vu. Je ne suis pas sûr que mon histoire soit correcte, mais c’est l’esprit qui compte ! Un homme condamné à l’immobilité donne des lettres à ses amis. Chacun est un élément d’une chaîne qui fabrique et va lui administrer un poison. Mais personne n’est au courant. Ils vont le tuer, sans être responsables de sa mort. 
    Je me demande si ce conte systémique n’est pas à l’image de notre société. Elle a été éclatée, si bien qu’il n’y a plus aucune responsabilité. Vraiment ?
    Nous ne sommes pas forcés d’exécuter ce que nous dit la lettre. La législation sur les contrats est claire à ce sujet. Un point essentiel du contrat est « l’intention » de chacun de ceux qui le forment. N’en est-il pas de même dans la vie ? Notre responsabilité première n’est-elle pas de nous demander quelle est « l’intention » (éventuellement inconsciente), qui se cache derrière ce que l’on nous demande ?
    L’exécutant est coupable de ne pas avoir voulu être responsable ?

    Des origines de la sympathie

    J’ai remarqué que je trouve certaines personnes spontanément sympathiques. Pourquoi ? Initialement j’ai pensé qu’elles me rappelaient un parent. Puis j’en suis venu à me dire, dans une veine systémique, que la famille doit créer un environnement qui modèle l’individu à son image, un peu comme la cire d’un disque. Ou, peut-être ressemble-t-on à un instrument de musique, dont les caractéristiques déterminent les harmoniques ? Et si un « ami » était quelqu’un qui faisait résonner le dit instrument par « sympathie », parce qu’il a des caractéristiques proches ? Peut-être parce qu’il vient d’un « système » similaire ?

    L'homme: égal ou différent ?

    Il y a quelques temps j’écoutais une émission traitant de la culpabilité des Allemands ayant vécu la seconde guerre mondiale. Je me suis demandé ce qu’ils avaient de différent des autres êtres humains. Et j’ai pensé que notre modélisation du monde en « bien » et « mal » avait un bug.

    Il me semble que cette modélisation repose sur une hypothèse. L’homme est fondamentalement différent de ses congénères.
    Or, il existe une hypothèse 2 : l’homme est fondamentalement identique.

    Quelles sont les conséquences de ces deux hypothèses ?  Imaginons un crime.

    • Dans le cas 1 on condamne le criminel. Normal, c’est le porteur du mal. Rien ne change. Bonne conscience générale. Tout peut recommencer. Mais il y a pire. S’il y a beaucoup trop de criminels, comme lors des génocides, on est obligé de masquer un grand nombre de culpabilités. Ce qui crée des ressentiments. En particulier de ceux qui doivent cacher leur passé, sans pouvoir le renier. Puisqu’ils sont supposés être le mal.
    • Dans le cas 2, tous les hommes se sentent concernés. Ils doivent se réformer. Ce qui ne peut que les amener à comprendre que c’est l’organisation de la société, pas l’homme, qui est en cause. Il faut changer le système. Même s’ils y parviennent. Ils ne peuvent que se souvenir que l’espèce humaine est faillible. Ce qui favorise un comportement responsable.