Étiquette : systémique
Enantiodromie
Systémique de l'industrie des grands projets
- En période difficile l’entreprise cherche à « charger » son carnet de commande ;
- Elle prend des projets à perte et/ou qui lui demandent de gros investissements (cash) ;
- Ces pertes / besoin de cash sont masqués pendant quelques temps par la rentabilité du portefeuille existant, et le fait que les nouveaux projets sont en phase d’ingénierie, phase relativement peu dépensière ;
- Quand les nouveaux projets entrent en production, on constate soudainement que l’entreprise est en difficulté ;
- Mais il est trop tard : renouveler le portefeuille demande des années.
Le Français et le changement, petit manuel pour étrangers…
Pourtant il existe chez nous une forme de communauté. Nous croyons à des valeurs supra locales. Notre équipe, c’est la nation. Ce qui explique peut-être une remarque de Chateaubriand, à son retour d’émigration. Il est d’abord exaspéré par la France. Puis, immédiatement ensuite, il a le sentiment de retrouver la seule vraie vie. Voilà pourquoi le Français a tant de mal à quitter son pays, en dépit des horreurs qu’il pense de ses congénères ?
Conclusion. La clé du changement en France ? écouter…
Comment agir sur les systèmes ?
Comment tuer la pensée systémique ?
La systémique pour les nuls
Dans l’entreprise innovante, chacun se comporte en innovateur, inconsciemment. L’ensemble ne sait que remporter des marchés en proposant quelque-chose d’unique. Si vous attaquez les coûts fixes, vous tuez la raison d’être de l’entreprise, sa capacité d’innovation. Elle ressemble à une baleine échouée. Il faut se demander comment la remettre à l’eau. Pas lui dire de marcher, comme le pense l’universitaire.
Et voilà un dernier résultat, fondamental. Dans le monde des systèmes, les changements se font « à effet de levier ». Ils ne coûtent rien. Ne pas persévérer dans l’erreur. Tout est là.
Bretigny et systémique
Des origines de la sympathie
L'homme: égal ou différent ?
Il y a quelques temps j’écoutais une émission traitant de la culpabilité des Allemands ayant vécu la seconde guerre mondiale. Je me suis demandé ce qu’ils avaient de différent des autres êtres humains. Et j’ai pensé que notre modélisation du monde en « bien » et « mal » avait un bug.
Il me semble que cette modélisation repose sur une hypothèse. L’homme est fondamentalement différent de ses congénères.
Or, il existe une hypothèse 2 : l’homme est fondamentalement identique.
Quelles sont les conséquences de ces deux hypothèses ? Imaginons un crime.
- Dans le cas 1 on condamne le criminel. Normal, c’est le porteur du mal. Rien ne change. Bonne conscience générale. Tout peut recommencer. Mais il y a pire. S’il y a beaucoup trop de criminels, comme lors des génocides, on est obligé de masquer un grand nombre de culpabilités. Ce qui crée des ressentiments. En particulier de ceux qui doivent cacher leur passé, sans pouvoir le renier. Puisqu’ils sont supposés être le mal.
- Dans le cas 2, tous les hommes se sentent concernés. Ils doivent se réformer. Ce qui ne peut que les amener à comprendre que c’est l’organisation de la société, pas l’homme, qui est en cause. Il faut changer le système. Même s’ils y parviennent. Ils ne peuvent que se souvenir que l’espèce humaine est faillible. Ce qui favorise un comportement responsable.