Le parti conservateur anglais a choisi un nouveau premier ministre. Il se trouve que c’était mon favori.
Ce qu’il faut, dans ces circonstances, c’est une personne, si possible expérimentée, pour éviter de mauvaises surprises, et une ligne directrice, un programme qui puisse se ramener à une idée, qui tienne tout le monde ensemble.
La technique nécessaire est peut-être « l’acceptabilité ». Elle s’utilise à l’envers : on élimine ce qui est inacceptable à l’un ou l’autre des courants qui font le parti. Ce qui reste est ce qui rassemble. Le choix de la sagesse. Pas de l’idéologie.
Seulement, le parti semble étonnamment morcelé. Il y a les Brexiters, d’un côté, la ligne Thatcher, de l’autre, qui veut libérer le riche, relancer l’immigration, et pomper du gaz de schiste, et, probablement, au milieu, des tendances plus centristes, ou pragmatiques. Mais, après un clown et un danger public, l’erreur n’est plus permise. Il est possible que, désormais, les conservateurs y regardent à deux fois avant de se disputer…
M.Sunak ne pouvait pas espérer un meilleur départ ? Cela fut une bonne chose qu’il ne soit pas élu du premier coup ? De la complexité du monde ?
(PS. Ce billet a été écrit il y a une semaine, et modifié pour tenir compte de l’actualité. Curieusement, Rishi Sunak semble l’avoir lu…)