Pauvre Keir Starmer ? Déjà qu’il ne semblait pas très fier, il est trahi par sa propre majorité. Son ministre des finances tente désespérément de remettre en ordre les finances de la nation, mais une grosse minorité travailliste a refusé que l’on touche aux « disability benefits » (invalidité), soit 3 ou 4md£, selon les sources. Maintenant, il va falloir augmenter les impôts. Ce qui contrarie les plans du gouvernement, qui ne voyait que la croissance pour sortir la nation du marasme.
(Et, maintenant que l’Europe porte son budget de défense à 5% de son PIB, où l’Angleterre va-t-elle trouver l’argent nécessaire ?)
Mauvais esprit ? Vu de loin, l’Angleterre paraît une nation qui n’a plus d’élan vital. D’un côté des riches qui n’entreprennent pas, de l’autre des pauvres qui vivent d’assistanat (« du pain et des jeux », voilà comment on dirige une démocratie ?). Tout ce système repose sur l’investissement étranger, et sur l’immigration, l’immigré jouant sur le différentiel de niveau de vie entre l’Angleterre et sa nation. Mais c’est insuffisant pour équilibrer les comptes.
On pourrait se réjouir de cette situation, si, d’une certaine façon, elle n’était pas aussi la nôtre.