Qui fait encore confiance aux sondages ?
Ce qui est surprenant est à quel point les sondeurs n’ont plus l’esprit scientifique. En fait, ils conçoivent des dispositifs compliqués et nous disent que ce qui en ressort est la réalité.
Mais pourquoi ne vont-ils pas vérifier que c’est bien le cas ? Peut-être qu’ils feraient des découvertes ?
Lorsque je faisais des études de marché, avec les mêmes moyens que les sondeurs, j’avais un objectif pratique : orienter les décisions de mes clients (entreprises). J’avais constaté que ce qui « marchait », c’était de segmenter le public selon des « comportements ». On ne cherchait pas une grande précision, seulement des ordres de grandeur. Cela donnait de très bons résultats, et a permis, notamment, de régler quelques casse-têtes. En particulier, il est fréquent que le gros d’un chiffre d’affaires soit fait par un petit nombre de clients. Et s’ils avaient quelque-chose de commun ? Eh bien, c’est généralement le cas !
On verra dans ce blog que je me demandais pourquoi M.Trump n’étais pas distancé dans le coeur des électeurs, alors qu’apparemment tout allait bien aux USA. J’ai découvert que des journaux avaient mené des études qualitatives auprès d’indécis et que ceux-ci avaient le sentiment de bien mieux vivre sous Trump que sous Biden, ils appuyaient leur jugement sur des faits. Cette explication est celle qui, aujourd’hui, paraît faire consensus à gauche et à droite…