1565. La flotte de Soliman le Magnifique assiège Malte et ses chevaliers hospitaliers. En cas de prise, les Ottomans contrôlent la Méditerranée. Mais il y a des divergences de vues entre leurs chefs. Et ils s’y prennent mal. Et finissent par lever le siège.
Ce qu’il y a d’intéressant dans cette histoire, me semble-t-il, c’est l’évolution de la façon de la raconter. Jadis cela aurait été une victoire nette et définitive de l’Occident. Aujourd’hui on explique que pour Soliman, Malte n’était qu’une préoccupation mineure. Et que, pour diverses raisons, les chevaliers ont probablement quelque peu « dramatisé » l’événement.
Du nationalisme, les historiens sont passés au doute scientifique.
Peut-on espérer qu’il gagne nos élites gouvernementales et nos médias ?
(Venu, comme d’habitude, de In our time, de la BBC.)