Étiquette : SNCF
SNCF et la bataille du bus
Arrêt commercial de la SNCF
SNCF et dette publique
Très Grandes Pertes ?
(Cause de cette évolution ? TGV projet au dessus de nos moyens, syndrome Château de Versailles ? Peuple appauvri, France du « bottom of the pyramid » ? Service public dont on veut, sans vouloir en payer le prix ?…)
Bretigny et si nous étions tous responsables ?
L’accident de Bretigny et divers autres éléments me font te suggérer un thème de réflexion pour ton blog (pour que tu confirmes, infirmes et éclaires !).
« Et si nous étions en collaboration sans le savoir » ?
Dans les services techniques et l’administration (et ailleurs) il me semble que de plus en plus ce qui « compte » ce n’est pas de « faire un travail de qualité », respecter le client etc… _ et s’épanouir en conséquence _ (travail qui n’est plus, concrètement, demandé [si ce n’est théoriquement et pour le parapluie] par la hiérarchie obnubilée par les coûts et les primes) mais « passer entre les gouttes ». Donc désinvestissement et report de toutes les responsabilités sur le « système ».
Si le train a déraillé, UPR peut dire que c’est la « faute » de l’UE et du démantèlement de la SNCF mais au delà c’est parce que « ceux qui savaient », sur le terrain, ont décidé de ne pas « bouger », tout en sachant que cela ne se « terminerait » pas bien, tout en estimant que ce « n’était pas leur problème » et qu’ils ne faisaient qu' »obéir aux consignes » . Et que « remuer » des problèmes pouvait leur causer quelques soucis.
C’est comme ça, pour être brutal, qu’on a mis des gens dans des wagons à la destination inconnue, que l’on ne voulait surtout pas connaître…arrêtés par des policiers français, transportés par la RATP (tu connais le livre d’Orsenna sur cet épisode, je crois que c »est l’exposition coloniale où il gérait les pneus des bus) puis par la SNCF. Avec le « je ne veux pas savoir » de la majorité de la population. Et une presse aux ordres.
Et entre temps on se focalisait sur les flux de loisirs et d’info lénifiante sur son portable…
Et qu’apprendre le changement est indispensable mais alors du gros changement !
Alors, je me suis dit qu’il devait être terrible d’être, aujourd’hui, un agent de la SNCF à Bretigny. Ce doit être effroyable de se dire qu’il en aurait fallu si peu pour empêcher une catastrophe. Et quid des dirigeants de la SNCF qui ne se sont pas rebellés contre les conditions qu’on leur imposait ? Et s’il était temps que la SNCF s’interroge ? Et s’il était temps que la société fasse de même ? Notre silence, notre irresponsabilité, ne nous préparent-ils pas de bien plus graves Bretigny ?
Solution à la dette : le contrôle de gestion
Fusion RFF SNCF : enquête
- Les cheminots résistent (probablement pour ne pas perdre leur statut, RFF étant apparemment de droit privé). Le gouvernement, libéral, lâche. Si bien qu’ils n’ont pas été transférés chez RFF. Et que RFF est une toute petite société, qui doit sous-traiter la quasi totalité de son activité à la SNCF… Cela semble surtout avoir produit ce que produit dans le privé une telle stratégie : le dilemme du prisonnier. Une forme d’irresponsabilité. L’envers de ce qui était recherché. Au lieu d’une quête de rentabilité par l’innovation, on s’enrichit en escroquant l’autre. D’où à la fois négociations interminables et augmentation injustifiée des coûts pour la collectivité, qui, en dernière instance, doit régler les factures. (Je tire ces informations d’ici.)
- Et la concurrence ? Le rail est naturellement monopolistique. Dans ces conditions, comment garantir qu’en remplaçant l’esprit du service public par celui de l’enrichissement de l’actionnaire, on n’en arrive pas à la situation du marché de l’énergie en Angleterre ? Plus du tout d’investissement, et des prix usuraires ?
Manipulations en France
Vivrions-nous un grand moment de mépris de la démocratie ? Deux événements récents illustrent parfaitement les techniques de communication de crise. Plus exactement, comment jouer de la désinformation.
- On nous dit que la SNCF a commandé des trains trop larges. Le peuple se déchaîne : incompétence ! Apparemment non. Le choix était délibéré, rationnel et connu depuis longtemps. L’opinion aurait été sciemment manipulée par les collectivités locales en guerre contre la SNCF. Question d’argent.
- Attaque des Chambres de commerce. Incompétence, ne servent à rien ! L’opinion s’en donne à cœur joie. Pas si simple. La CCI apporte à l’entreprise et au tissu économique des services que ne sait pas leur donner l’Etat. C’est pour cela que, partout dans le monde, se sont créées des chambres de commerce. Une partie de leurs difficultés vient de ce que, exception française, elles sont chez nous des courroies de transmission pour l’Etat. Aujourd’hui, celui-ci, qui a un besoin désespéré d’argent et qui croit en trouver chez elles, leur reproche la mauvaise gestion qu’il a fait d’elles. A cela vient s’ajouter la Région. C’est elle qui est une des grandes raisons des dettes françaises. Car chaque Région a cru bon de dupliquer les services de l’Etat. Plutôt que de s’amender, elles veulent dépecer la CCI. Pour, éventuellement, faire ce que faisait la CCI en bien plus dispendieux ?
Bref la puissance publique nous considère comme stupides. Et joue sur cette stupidité. Qu’elle ne vienne pas pleurer si, demain, elle découvre que nous nous comportons de manière vraiment stupide.
(Références : des trains larges ; des CCI (Les Echos) ; CCI (La Tribune) ; sur la communication de crise et des exemples illustrant la technique de nos gouvernants : REGESTER, Michael, LARKIN, Judy, Risk Issues and Crisis Management: A Casebook of Best Practice, Kogan Page, 3ème edition, 2005. En tout cas, nous sommes bien médiocres par comparaison au talent anglais…)
TGV de Bordeaux
Le TGV arrive en avance. À l’aller et au retour de Bordeaux. Bravo à la SNCF ?