- PALIER, Bruno, La réforme des systèmes de santé, Que sais-je, 2010.
Étiquette : Smith
Bon et mauvais marché ?
Sens de la vie
- Aristote, Les politiques, traduction Pierre Pellegrin, GF Flammarion, 1993
Homme marionnette sociale ?
- Robert Merton a fait une étude des grandes découvertes qui justifie ce que je dis des hommes remarquables. MERTON, Robert K., On Social Structure and Science, The university of Chicago press, 1996.
- Un exemple de chaos possible, à l’occasion du hasard d’événements européens récents (auquel il aurait fallu ajouter la disparition d’une grande partie du gouvernement polonais dans un accident d’avion).
Le Français est paresseux
- PORTER, Roy, English Society in the 18th Century, Penguin Books, 1991.
- BBC News – French horror at ‘Anglo-Saxon’ welfare reforms.
- The Culture That Is France.
État carcéral
- Cet article m’a particulièrement frappé parce qu’un de mes livres fait une analyse similaire de l’entreprise. L’entreprise américaine (et la nôtre par imitation) tend à s’organiser selon le modèle défini par Taylor : un très grand nombre de cols blancs (dirigeants, contrôleurs de gestion, qualiticiens, consultants, acheteurs… et leurs très coûteux progiciels de gestion) contrôlant des cols bleus et des sous-traitants sans qualification et sans défense. Ce mode d’organisation est beaucoup moins efficace qu’une démocratie de personnels qualifiés contrôlés par une culture forte. Il parait justifié non par sa compétitivité, mais parce qu’il donne aux dirigeants de ces organisations des revenus sans commune mesure avec ceux qu’ils auraient obtenus dans un modèle démocratique.
Service gratuit
- On ne veut pas payer pour les services les plus importants pour nous (urgences, par exemple), parce qu’argent signifie calcul, attitude impropre aux situations graves. C’est d’ailleurs pour cela que je cherche à banaliser mes services, mes clients me prenant trop souvent pour un ami…
Avantage de l’altruisme
Au fur et à mesure que les sociétés sont devenues plus complexes, celles qui ont développé des systèmes sanitaires, de transport, de fourniture d’énergie, etc. ont mieux réussi que celles qui ne l’avaient pas fait. Il se peut que la notion d’équité soit équivalente à ces systèmes.
- L’égoïsme est à la base du modèle d’Adam Smith, de l’économie néoclassique (homme rationnel, qui optimise son intérêt), et des théories néoconservatrices.
Chaos européen
« La faiblesse de la médiation intersectorielle, tant en France qu’au sein de l’Union dans son ensemble, est l’une des causes principales de la prévalence, dans le gouvernement de l’Union, des politiques fondées sur les théories économiques néolibérales » :
- L’Union Européenne est gérée de façon sectorielle (agriculture…) et cela interdit à la fois les débats de fond sur les enjeux généraux, transversaux, (par exemple politique européenne de lutte contre le réchauffement climatique) et l’intervention des acteurs de la démocratie (notamment les syndicats et les parlements).
- Ce manque de coordination européen disloque les mécanismes de solidarité nationale et encourage le chacun pour soi. La capacité de coordination intersectorielle des états est anéantie par le fait que l’Europe intervient dans leurs affaires de manière dispersée (ses subventions avantagent, par exemple, les grandes villes, rendant quasi impossible toute politique d’aménagement du territoire). La désorganisation européenne justifie la prise de décision réactive myope en petit comité gouvernemental, la diplomatie et la technocratie plutôt que le débat démocratique de fond, beaucoup trop complexe pour le bric-à-brac d’institutions européennes. Ce qui justifie l’argument selon lequel la régulation par le marché est la seule adaptée à ce chaos.
Alors, l’unique Europe viable est celle des consommateurs, pas celle des citoyens ?
Compléments :
- Essai de synthèse de : SMITH, Andy, le gouvernement de l’union européenne et une France qui change(in La France en mutation, 1980 – 2005, Presses de la fondation nationale des Sciences politiques, 2006).
Lloyd Blankfein
Après B.Obama, Nobel de la paix, voici l’homme de l’année du Financial Times : le patron de Goldman Sachs.
Beaucoup en veulent aux grandes banques américaines d’avoir causé la plus grosse crise depuis la grande dépression ; d’avoir été, contre toute logique, sauvées par leurs victimes ; de s’enrichir en spéculant, tout en privant l’économie de capitaux et donc en accentuant la crise…
Qu’est-ce que récompense le Financial Times ? Un champion de la culture de la finance anglo-saxonne, telle que l’a défini Adam Smith : un être qui pousse son intérêt aveugle, avec un mépris total de l’humanité ? (Mais qui ne refuse pas d’être aidée par celle-ci.)
C’est cette hypothèse d’utilitarisme individuel qui est au cœur de la théorie économique associée à la crise.
Compléments :