La supraconductivité n’existe peut-être pas dans la nature. L’homme a un talent particulier : il crée des conditions qui révèlent des propriétés qui étaient « en puissance », selon l’expression d’Aristote.
Paul Watzlawick dit la même chose en ce qui concerne les expériences que nous menons sur les animaux. Sans elles jamais ils n’auraient eu de tels comportements !
Et l’homme fait pareil avec lui-même : la société lui impose des conditions qui le transforment. Les femmes se font refaire la poitrine ou la face, et l’homme, en général, se drogue pour paraître normal. Comme le dit Oscar Wilde, la nature imite l’art, et pas l’inverse.
J’ai toujours pensé que la recherche de la particule ultime du physicien était une impasse, et que l’homme devait apprendre à s’insérer dans la nature. Mais, une fois de plus, j’ai peut-être tort. Bien utilisée, cette capacité à révéler l’impossible, quand elle n’est pas mal utilisée, est peut-être à cultiver.