Étonnante nouvelle. Le gouvernement anglais envisagerait une relance de son économie par la dépense d’État (infrastructure, logement), voire, en dernier ressort, par une baisse de la TVA. D’après le Financial Times.
Étiquette : Sarkozy
Obama président gay ?
Obama est le premier président gay selon Newsweek. Il s’est prononcé pour le mariage homosexuel.
Pour un socialisme préhistorique ?
Lors du débat Sarkozy, Hollande, le premier a dit au second que l’Espagne était en faillite après de longues années de gouvernement socialiste. Un raisonnement approximatif dont M.Sarkozy a la spécialité.
Et si l’on dépoussiérait le modèle des 30 glorieuses ?
Je lis à longueur de colonne des journaux anglo-saxons que seule l’initiative privée est efficace. Démonstration : l’Etat, manifestation de la volonté d’un individu, ne peut que prendre des décisions erronées. Tout cela est un exemple de ce que les psychologues appellent « framing », une forme de manipulation, qui sous entend ce qui est bien et mal. Hypothèses implicites ? L’individu c’est le mal, le marché fait le bien. Mais aussi, la seule alternative au modèle de l’économie de marché est l’État soviétique. Ce raisonnement me semble avoir des failles :
- Les grandes banques commettent erreur sur erreur (malversation sur malversation ?), et menacent la planète.
- Aux USA (au moins), les entreprises, du fait de leur complexification, demandent des employés diplômés, qu’elles ne trouvent pas. D’où chômage pour les autres.
La France de Sarkozy
Une analysede qui vote pour qui au premier tour des élections présidentielles montre que l’électorat de Nicolas Sarkozy a des caractéristiques très particulières :
Monsieur Sarkozy devient sympathique
M.Hollande avait annoncé le changement. Il en aurait effectivement réussi un, à effet immédiat. Le Monde annonce : La sortie réussie de Nicolas Sarkozy
Le président de la République qui avait raté son entrée, a réussi sa sortie comme aucun de ses prédécesseurs, réussissant brusquement à se rendre aimable et à la hauteur de la fonction.
La réforme de la police ou comment rater un changement pour les nuls
M.Sarkozy a dû lire mes livres. Mais il s’est arrêté aux premières pages. Celles dans lesquelles je décris les ratages du changement. Avec la réforme de la police, la réalité dépasse la fiction. Voilà ce qu’en dit le Monde :
Ce que M. Sarkozy ministre de l’intérieur avait accordé aux policiers, M. Sarkozy président le leur a retiré. Alors que la pression sur les résultats est toujours aussi forte, les effectifs sont passés en dessous de leur étiage de 2001. Après avoir supprimé les adjoints de sécurité (héritiers des emplois-jeunes) pour les remplacer par des titulaires après 2002, le mouvement inverse est à l’œuvre : les postes supprimés sont compensés par des précaires. La réduction des effectifs ne s’est accompagnée d’aucune rationalisation des structures. Alors on rogne par-ci par-là. Telle unité antiémeute est dévitalisée sans être supprimée, les brigades anticriminalité des petits commissariats ne tournent plus qu’avec deux fonctionnaires, au risque de les mettre en danger.
- M.Sarkozy croit au pouvoir de la raison pure. En donnant des objectifs ambitieux à la police, elle va travailler mieux, ce qui va permettre de réduire ses effectifs. Non ? M.Sarkozy fait l’hypothèse implicite que les fonctionnaires de police sont des tirs-au-flanc dont le moteur est le bâton et la carotte.
- En fait, M.Sarkozy cherche ce que l’on appelle dans l’entreprise un « gain de productivité ». L’entreprise sait que pour l’obtenir elle doit réinventer ses procédures de production (« reengineering » dans le langage du consultant, « rationaliser ses structures » dans le vocabulaire de l’article). Ce qui demande un investissement. Mais M.Sarkozy n’est pas un homme d’entreprise. Que se passe-t-il ici ? Ce que le sociologue Robert Merton appelle une « innovation » : l’organisation devant faire quelque chose d’impossible, elle triche. Elle fait des trous dans la coque pour alléger le navire, selon mon expression favorite.
- Et tout a été comme cela, il y a même un livre sur le sujet : Les réformes ratées du président Sarkozy. C’est déprimant.
M.Hollande aussi dangereux que M.Mitterrand ?
Il est curieux que les sondages aient finalement si bien prévu les résultats de la présidentielle. De mon temps, on disait que l’intervalle de confiance d’un sondage était de 3,2% pour 1000 interviewés (et en plus avec 95% de probabilité, si mes souvenirs sont bons). De plus la méthode des quotas devrait introduire une incertitude supplémentaire. On aurait pu s’attendre à des fluctuations. Mais la tendance a été nette.
- Dernier point intrigant concernant M.Sarkozy, ceux qui se reconnaissaient comme de son bord formulent des critiques effroyablement assassines à son endroit, tout en disant que l’on ne peut que voter pour lui : L’exemple suisse.
Sarkozy aurait-il pu gagner ?
Je me trompe souvent. J’ai cru à un moment que M.Sarkozy déclencherait une guerre pour être réélu. Et la guerre la plus vraisemblable était contre Mme Merkel. En effet, il aurait pu s’engager dans un chantage : relance européenne, ou faillite (volontaire) de la France et chaos mondial.
Élections présidentielles : le changement, vraiment ?
Dans mon billet de fin d’année, je disais que le Yin allait remplacer le Yang. C’est-à-dire la solidarité devait prendre le pas sur l’égoïsme. L’élection me donne-t-elle raison ?
- Un exemple d’invention socialiste : le pupille de la nation d’après-guerre.
- Jaurèsme semble avoir eu, avec les radicaux socialistes, la vision de la France comme le bien.