Je suis surpris. Je lis la correspondance d’illustres personnages du 17ème siècle, pour la plupart inconnus. Je découvre un nombre surprenant d’octogénaires et de nonagénaires. Ces gens me semblent avoir vécu au moins aussi vieux que nous.
Bien sûr, mon échantillon est biaisé. Ces correspondants appartenaient à la meilleure société. Peut-être aussi que vivre vieux donne le loisir d’écrire une grosse correspondance, donc d’en laisser une trace.
Mais j’ai aussi rapproché ce constat d’autres observations. J’ai lu que les Egyptiens anciens, une fois qu’ils avaient traversé la période de mortalité infantile, avaient une espérance de vie respectable. A l’envers, des peuples menant une existance primitive mais saine ne font pas de vieux os.
L’hygiène de vie aurait-elle un rôle décisif dans la longévité ? Bonne alimentation et vie paisible ? La médecine aurait-elle surtout combattu les maladies infantiles et permis au vieillard – légume de durer éternellement ?
(Une fois de plus, je constate que l’intelligence artificielle est silencieuse sur ce sujet, qui semblerait, pourtant, pour elle, l’enfance de l’art.)