Le Parti Communiste change la Russie ?

Le Russe de classe moyenne est mécontent. Il est représenté par le Parti Communiste. C’est à la fois le parti des traditions et un parti renouvelé par une vague de jeunes « sociaux démocrates ». Ils demandent moins de corruption et plus d’impôts pour les riches. Après les libéraux pro occidentaux, M.Poutine fait face à une nouvelle forme d’opposition. (Article.)
Les mêmes causes provoquent les mêmes effets ?

Des vertus sociales du sadomasochisme ?

Et si le sadomasochisme était l’esprit de la société russe ? (Au sens « esprit des lois » de Monstesquieu.) Une émission, déjà ancienne, à la gloire d’Arielle Dombasle m’a fait aboutir aux pages wikipédia de Robbe-Grillet et de sa femme. Cette dernière serait une grande prêtresse du sadomasochisme. Ce qui en était dit m’a rappelé La fin de l’homme rouge. D’où la question : et si bourreau / victime était une posture culturelle ? 
Et si les cultures reposaient sur un type de relation interpersonnelle qui assure leur cohésion ? La société anglo-saxonne pourrait confirmer la règle. Et si la schizophrénie, telle qu’étudiée par Bateson, était son principe ? On dit quelque-chose, mais on fait autre chose. C’est pourquoi l’Indien constate que le Cowboy a une « langue fourchue ». C’est aussi le sens des travaux d’Edgar Schein sur la culture. Et c’est peut-être une explication du succès mondial de l’Américain. Nous l’avons cru sur parole…
Y a-t-il quelque-chose de juste derrière cette idée fantaisiste ? Si oui, ces principes sociaux produisent-ils des sociétés saines ?

Les USA ont-ils gagné la guerre ?

La bombe atomique n’aurait pas été la cause de la reddition du Japon. Avant de lancer leurs bombes atomiques, les USA avaient rasé 66 villes japonaises. Et cela n’avait nullement ému le pouvoir japonais. D’ailleurs, il n’en restait plus à démolir. L’armée était encore très forte, et conquérir le pays aurait demandé aux USA des sacrifices inacceptables. Ce qui a fait céder le Japon, c’est l’entrée en guerre de l’URSS, avec qui il avait un pacte de neutralité. Les Russes pouvaient entrer par le nord du Japon, qui était peu défendu, et refaire le coup de l’Allemagne. La fable de la bombe atomique arrangeait à la fois les Japonais et les Américains. Et c’est pour cela qu’on l’a crue. (L’article.)
Comme en Europe, l’intervention de l’URSS semble avoir été décisive. Or, on ne le dit pas. Cela montre peut-être deux caractéristiques des USA : ils ne tolèrent pas les pertes humaines ; mais, pour cette raison ?, ils sont particulièrement habiles à tirer les marrons du feu, à manipuler les autres nations. Et ce y compris l’URSS ?

Le capitalisme futur sera familial ?

Les théories économiques sont fausses, dit The Economist. L’avenir est au capitalisme familial.Son poids est énorme. Et ce sera encore mieux demain : les pays émergents ne sont que capitalisme familial. Et si le journal avait trouvé l’avantage décisif du modèle ? La transmission. La famille ne cherche pas à optimiser la valeur actionnaire, elle veut transmettre une belle entreprise à ses petits enfants. Et, surtout, elle transmet une « culture », tout un savoir-faire accumulé au cours des ans (mais aussi tout un réseau relationnel !). Les inégalités ont de beaux jours devant elles.

Effectivement le capitalisme actionnarial semble s’autodétruire. Les grandes entreprises sont devenues des organismes financiers. Leur métier officiel n’est qu’une façade. Ce qui compte pour elles est de faire fructifier leur argent sur les marchés. D’où cercle vicieux. Le mécanisme d’investissement productif est désamorcé, les entreprises font grimper la valeur de leurs actions en les achetant et en fusionnant entre elles. Quant au risque financier, on est parvenu à en protéger les banques. Le financement de l’économie est maintenant entre les mains d’acteurs que l’Etat n’aura pas à protéger. Mais il est bien plus grave qu’avant. La croissance de la Chine faiblit dangereusement. Va-t-on vers un crash ? On parle de construction et d’immobilier, de risque de bulle. On entre dans l’abstraction économique. Apparemment, la croissance chinoise n’a plus un fondement très sain. Il y a beaucoup de raisons d’inquiétude, mais aussi de signes que l’atterrissage est maîtrisé. La popularité de M.Poutine atteint 90%. Le Russe se sent menacé par le reste du monde. Et M.Poutine joue sur sa peur. Mais ne peut-elle pas se retourner contre lui ? Car, ce dont il accuse les Occidentaux n’est rien d’autre que ses propres tactiques… On nous dit beaucoup de mal de l’Europe du Sud, et pourtant la Finlande est en aussi mauvaise santé qu’eux. Et, en plus, elle est un pionnier en termes de vieillissement de la population. Et si elle se transformait en laboratoire de recherche sur la question ? « A mesure que d’autre grands pays vieillissent, ils pourront apprendre de la Finlande – et peut-être acheter quelques-uns des produits et services qu’elle fabrique. » Et justement. Pour cause de vieillissement accéléré ?, l’Allemagne reçoit deux cent mille demandeurs d’asile par an. Ses ressortissants en ont ras la casquette. Au Moyen-Orient, la paix des USA avec l’Iran semble être liée à la chute des prix du pétrole. L’Arabie saoudite fait baisser les cours du pétrole, ce qui affecte la Russie et l’Iran. Mais la Russie arme l’Iran, dont l’influence contre-balance celle des Saoudiens et des milices sunnites. Et les USA, dont les producteurs de gaz de schiste résistent mieux que prévu aux baisses des prix, jouent les arbitres. (Neutralisation de « l’axe du mal » ?)

GE ferme son activité financière. Elle était énorme. Mais elle était devenue un handicap. Ce qui reste est un portefeuille de participations, remanié sans cesse, et sans grande cohérence. L’Europe attaque Google. Mais, le problème de l’Europe en termes de numérique, n’est pas Google. C’est l’absence d’un marché commun. C’est pour cela qu’aucun Google ne peut se développer. Nokia achète Alcatel. Mais s’ils sont aussi mal tous les deux, c’est du fait d’acquisitions ratées… Le cloud computing remplace une activité rentable par une autre qui ne l’est pas ! « En termes météorologiques, les gros utilisateurs d’IT peuvent espérer des ciels bleus (…) les fournisseurs de capacité de calcul en ligne, un ciel couvert, de faible rentabilité (…) et les fabricants traditionnels de logiciel et de matériel, des conditions orageuses ». Les écoles privées anglaises (Eton and co) sont un modèle à suivre. Elles se sont positionnées avec succès sur le marché de l’ultrariche. Elles facturent 30.000£ par élève et par an.

Les politiciens manipulent l’économie pour lui donner une apparence de santé, et se faire réélire. Mais, le phénomène est plus que compensé par l’inquiétude que fait naître l’élection, qui paralyse l’économie. Solution ? Transparence. L’économie n’oscillera pas stupidement si on lui dit la vérité.  

Incompréhension russo-américaine

M.Poutine dit : il y a danger d’une vague terroriste, unissons-nous. On ne l’écoute pas. C’est le 11 septembre. Bande de nazes, pense-t-il. Sur ce, en représailles, les Américains envahissent l’Iraq. Bande d’hypocrites. Et de nazes : incapables de placer sur les lieux les preuves qui auraient justifié leur intervention. Russes et Américains ne se comprendraient pas, selon The Atlantic.
Je me demande si cette incompréhension ne se modéliserait pas ainsi :
  • Pour les Américains, la Russie ne compte plus. M.Poutine peut dire ce qu’il veut, on ne l’entendra pas.
  • M.Poutine n’a pas compris qu’il n’est plus possible de traiter sur un pied d’égalité avec les USA. Il n’a pas le poids économique suffisant, et de loin. Demain il pèsera moins que le Nigeria et ses centaines de millions d’habitants. Il n’a pas compris, non plus, que les USA ne sont pas fondamentalement mauvais. Ils agissent selon la maxime que tout ce qui n’est pas interdit est permis. Malheureusement, faute de contre-poids à leur taille, plus rien ne leur est interdit. D’où quelques erreurs. Mais l’Américain est pragmatique. Il ne persévère pas dans l’erreur. Et il pardonne vite aux autres les dommages collatéraux qu’il leur a occasionnés.  

La Russie veut briser l’Europe

Ce qui se livrerait en Ukraine, ce serait le choc des civilisations. D’un côté, le modèle occidental de la liberté individuelle, de l’autre son antithèse, et son champion, Poutine. Il se bat pour les « valeurs » de la Russie, « la plus importante étant le monopole de l’Etat sur le pouvoir ». « Le rôle joué par l’idéologie communiste a été en grande partie remplacé par celui de l’Eglise orthodoxe, qui, comme l’Etat lui-même, s’est transformé en quelque chose qui ressemble à un monstre. » Il cherche à exporter son « idéologie », « de même que jadis, il exportait le communisme ». Dans cette guerre, la stratégie de M.Poutine est de diviser l’Europe. Pour ce faire, il finance les partis extrémistes (droite et gauche) et les écologistes européens. Dernièrement, il est devenu le financier du Front National. « Il veut exercer une pression sur les maillons faibles de l’Europe pour briser l’unité européenne. » Et l’un de ces maillons faibles est la Hongrie, « Etat illibéral », dépendant du gaz russe. Grande tentation : attaquer un pays balte, à forte minorité russe, mais d’une manière ambiguë, qui n’entraîne pas une interprétation évidente du traité d’entraide de l’OTAN, et donc produise un déchirement de l’alliance.

En Europe, Mme Merkel est assise sur un tas d’or. Elle laisse son pays tomber en ruine. Et l’Europe sombrer dans le cercle vicieux de la dépression. DSK explique que, trop occupé à « sauver le monde », il n’avait pas la tête à vérifier la nature, payante ou non, de ses distractions libertines. Cela va-t-il pousser les Français à se préoccuper de la vie privée de leurs gouvernants ? Et l’armée anglaise est en déshérence « la Grande Bretagne n’a plus une idée très clair d’à quoi servent ses forces armées ». D’ailleurs, elle a disparu de la scène internationale ! La Grèce a subi « un effondrement économique équivalent à celui qu’a connu, de l’autre côté de la Méditerranée, la Lybie ». Son gouvernement est pris entre le Charybde de ses créanciers, et le Scylla de ses alliés de gauche et de droite, sans compter l’espoir renaissant de son peuple.

En Inde, la croissance, pour peu que les chiffres soient fiables, dépasserait celle de la Chine. Par ailleurs, l’amour de l’électorat pour son arrogant nouveau premier ministre semble tiédir. Aux USA, contre toute attente, les pouvoirs militaires du président ne font que croître.

Un moyen d’améliorer l’école des pauvres ? Un programme qui transforme en enseignants, pour deux ans, d’excellents élèves doués d’un tempérament de leader. En revanche, l’Anglais est particulièrement mal enseigné. Cause ? Des enseignants qui ne parlent pas anglais…

Le « crowdfunding » lève 72m$ pour un jeu vidéo. L’industrie de la mode utilise ses défilés comme moyen de communication, permettant de vendre au consommateur électronique final.

La baisse des cours du pétrole a fait boire un bouillon à beaucoup de fonds d’investissement. Ce qui fait des affaires pas chères à récupérer par leurs collègues. L’immobiliera la faveur des investisseurs. Il n’est pas encore spéculatif…

L’innovationserait le fait d’une forme de sélection naturelle agissant sur de petites évolutions aléatoires. Au moins en ce qui concerne le violon. Le système monétaire pose un problème : pour qu’il fonctionne correctement, ce qui semble signifier une forme de monnaie unique, il demande au peuple une « discipline » qu’il est rarement prêt à accepter. 

Nous sommes tous Marine ?

Le monde après Charlie. Il est inquiétant. La menace ne vient pas de l’Islam, mais d’une crise de société, aussi bien en Europe qu’au Moyen-Orient, et du manque de sens de notre vie. L’Islam en fournit un aux djihadistes. Et, encore plus, aux mouvements populistes européens, dans lesquels The Economist voit un danger bien plus grand que celui de l’attentat. Quant aux services de renseignement, ils se heurtent à un os : les entreprises qui véhiculent les données sont maintenant privées. Il devient difficile d’espionner les communications. Mais il est facile de voler en toute impunité. Notamment grâce au Bitcoin et aux logiciels qui permettent d’agir sur le web en anonyme. Dernière innovation : un logiciel qui s’empare de vos données et ne vous les rend que contre rançon. Les autoroutes de l’information génèrent leurs « voleurs de grands chemins ».
L’économie russen’est pas efficace. Elle vit du copinage, et des revenus de ses matières premières. Ils lui ont permis d’éviter toute réforme douloureuse. La baisse du prix du pétrole combinée aux sanctions européennes va faire passer un bien mauvais moment au pays, en particulier à son système bancaire, qui risque de boire la tasse. Cette baisse des prix, par ailleurs, pourrait permettre à beaucoup de pays de supprimer des subventions, massives, à l’énergie. Elles ont des effets redoutablement vicieux. Le monde de l’énergie se transforme. En bien. Il  y a de plus en plus de sources d’énergie. La crise de l’approvisionnement s’éloigne. L’énergie va devenir propre. Et on la consomme de manière de plus en plus efficace et astucieuse. On se dirige vers une sorte d’écosystème où l’intelligence sera dans le réseau, et nous serons tous producteurs et consommateurs. Ce qui promet un changement douloureux aux fournisseurs d’énergie nationaux, européens en particulier. (L’article ne dit pas qui va gérer le dit réseau, mais que la situation ressemble à celle d’Internet…)
L’Europe devrait éviter une crise grecque. Chaque camp est prêt à transiger. A moins d’un « accident ». Ne serait-ce que parce que le prochain gouvernement grec sera constitué d’une « joyeuse bande de néophytes ».
On disait que la Chine, grâce à sa puissance économique, allait dominer l’Afrique et l’Amérique latine. Son influence connaîtrait un reflux. Ce serait une question de valeurs. Au fond elles comptent plus que l’argent. Or les cultures de ces continents sont proches de celles de l’Occident. Les USA sont à la manœuvre. En Inde, M.Modi demeure un farouche nationaliste hindou. (Faut-il avoir peur qu’un super Le Pen soit à la tête de ce qui sera demain le pays le plus peuplé au monde ?)
BP pourrait être acheté par Exxon. La société est affaiblie par la baisse des prix du pétrole et, surtout, par une stratégie hasardeuse qui a eu des conséquences désastreuses. (Comme quoi, il en faut bien peu pour plomber un pan entier de l’économie.) IBM traverse aussi des moments difficiles. Son modèle économique est secoué par celui du partage. La société devrait s’organiser pour suivre un marché « à deux vitesses » : avec d’un côté les services à grosse valeur ajoutée et de l’autre le traitement d’informations banal. Quant aux fabricants de voitures américains, les beaux jours sont finis. Le marché est saturé, ils sont surcapacitaires et face à une concurrence montante sur le haut de gamme. Une guerre des prix suicidaire s’annonce.
La tradition coréenne voulait que les habitants du pays financent l’expansion internationale des champions nationaux. Le citoyen est devenu consommateur et refuse désormais cette pratique.
Economie mondiale : rien ne va plus. Signaux favorables et défavorables. La baisse du prix de l’énergie, c’est bon pour la consommation, mais mauvais pour les producteurs américains. Et puis, que vont faire les banques centrales ? Des bêtises comme la banque suisse ?… L’investisseur est inquiet. Idem en Chine : impossible de savoir si un dirigeant ne va pas faire l’objet d’une purge. 

2015, année crises

Mêmes causes, mêmes effets ? 2015 paraît une répétition de la fin des années 90. Alors, vague de crises ? France : « La loi Macron montre les limites de ce qui peut être fait, même avec la meilleure volonté de réforme, si l’espace politique n’a pas été créé auparavant ». En Allemagne, la xénophobie est de plus en plus puissante. Mais elle est encore policée. Postes à la Commission européenne : l’Allemagne et l’Est prennent du poids. Les Anglais en perdent : leurs diplômés sont attirés par les USA et l’Asie. Le Japon va mal, mais la chance pourrait sourire à M.Abe, qui vient de gagner des éléctions. Le Danemark, le Canada et la Russie affirment qu’ils ont des droits sur l’ArctiqueLe Rouble s’effondre. La Russie pourrait passer des moments difficiles. En effet, elle est massivement endettée en dollars. Et l’inflation commence à galoper. Certaines de ses banques pourraient connaître la faillite.
Bulle spéculative chez les valeurs technologiques. Les monstres du domaine jettent l’argent par les fenêtres (« Ensemble, Apple, Amazon, Facebook, Google et Twitter ont investi 66md$ dans les derniers 12 mois »). Et, sauf Apple, rapportent relativement peu. Les fonds d’investissement ont peut-être, aussi, été pris de folie. « Il y a 48 entreprises américaines d’une valeur de plus d’un md$ financées par le capital risque contre huit au pic de la bulle Internet. » Mais l’éclatement de la bulle ne devrait rien avoir de systémique. Mouvement d’ensemble des opérateurs de télécom européens. « Convergence » entre fixe et mobile, et retour vers le marché européen, voire domestique. « Ces entreprises se débarrassent de leurs activités les moins importantes, remboursent leurs dettes et se concentrent sur les marchés les plus rentables. » Comme Google, Baidu innove, et investit dans des innovateurs. En particulier dans Uber. Ce qui semble signifier que le PC chinois, contrairement à beaucoup de pays occidentaux, est favorable à la déréglementation des taxis.
Résilience. On disait que M.Murdoch ne survivrait pas au scandale qui a secoué son groupe. Au contraire. Cela l’a forcé à prendre des décisions judicieuses et ses héritiers ont appris leur métier dans la tourmente. Ce qui n’a été possible que parce qu’ils ne pouvaient pas être virés… (De l’avantage des entreprises familiales ?)
D’après un auteur influent (de plus), les gouvernements européens gèrent la crise en dépit du bon sens. Les Etats auraient dû dépenser. « Faire essentiellement des réformes structurelles dans une récession « de bilan » est l’équivalent de traiter un patient pour son diabète alors qu’il a aussi une pneumonie : les réformes peuvent mettre trop de temps à agir. »
Faut-il remplacer le PIB, comme mesure de bonheur humain ? Peut-être par la « capacité », ce à quoi les gens apportent de la valeur (par exemple de bien manger). Mais c’est difficile à mesurer.
Y a-t-il de la vie sur Mars ? Si oui, elle devrait émettre du méthane. On essaie de savoir si les niveaux de méthane mesurés sont révélateurs de quoi que ce soit. En vain, pour l’instant. Les véhicules électriques sont généralement moins écologiques que les véhicules à essence. Sauf lorsque leur énergie vient du nucléaire ou est « propre ».

L’action du pape est la conséquence des ses humbles origines. Elle reflète « l’expérience des gens ordinaires mais défie les classifications laïques telles que libéral ou socialiste ». Il pense que « aucun problème n’affectant l’humanité ne peut trouver une solution sans considérer ses conséquences pratiques pour les gens ordinaires et sans identifier la volonté de Dieu. »

Lutte (désespérée) entre M.Poutine et les forces du marché ?

La Russie serait dans une mauvaise passe. Ses capitaux la fuient. Libérez les forces du marché ! dit The Economist à M.Poutine. Mais, il semble vouloir empêcher l’aliénation de son pays par le dit marché. Pour le contrôler il utilise une clique de copains. Ils sont inefficaces et corrompus. On ne peut rien contre le marché ? Rendez-vous, vous êtes cerné ?
Les sénateurs américains voudraient priver la Russie de SWIFT, le système d’échange interbancaire. Arme extrêmement efficace. Mais The Economist craint qu’en montrant trop ouvertement qu’il est aux mains des forces du bien, celles du mal, Chine et autres émergents ainsi que mafieux et terroristes, n’utilisent d’autres voies. Elles deviendraient alors incontrôlables et inespionnables.
Au sujet de la corruption. Elle toucherait le Portugal. Comme beaucoup d’autres pays en difficulté, il vendrait sa citoyenneté en échange d’investissement dans l’économie locale. Cela conduirait naturellement à la malversation. Vous voulez une augmentation de salaire ? Offrez-vous un consultant spécialisé dans la paie. Uber est un digne représentant des nouvelles sociétés technologiques : tous les coups sont permis pour réussir. Maintenant, il cherche à intimider les journalistes qui ne disent pas de bien de lui. (Demain, il placera un contrat sur leur tête ?) Mais le marché vote avec son argent. L’esprit Silicon Valley a de beaux jours devant lui.
« Plus d’un tiers des sociétés minières et d’exploration sont canadiennes ». Mais leur comportement à l’étranger suscite des mécontentements, ternissant l’image du pays. Son gouvernement est leur ami, parviendra-t-il à les ramener à la vertu ?
En Allemagne, l’heure n’est toujours pas à la dépense. En France, M.Sarkozy refait surface. Mais il a perdu beaucoup de supporters. Mme Mogherini, remplaçante de Mme Ashton, se révèle une femme à poigne. L’Etat Islamique se ferait plus d’ennemis que d’amis. Aux USA, la dépendance à l’héroïnese répandrait. Ce serait les traitements médicaux qui créeraient l’habitude. Le fléau ne touchant plus uniquement les pauvres, le gouvernement va réagir. Après de multiples revers, les transports en communs s’implanteraient au sud des USA. Cela permettrait aux pauvres d’avoir accès à l’emploi. Les institutions tendent à avoir des couleurs politiques. Goldman Sachs est massivement républicain et Harvard massivement démocrate. M.Obama lance un défi aux Républicains, qui le haïssent. Il décide de légaliser 5m d’immigrés illégaux. (Démocratie bloquée = pouvoir dictatorial ?)
L’avenir de l’Amérique latine est sombre. Elle aurait dû profiter de son boom économique pour investir et construire une capacité de production propre. Elle ne l’a pas fait. Maintenant, il est peut-être trop tard. Mais sa population s’est habituée à une vie facile… M.Abe procède à une élection anticipée. Apparemment pour reprendre en main son propre parti, qui résiste au changement, et avoir les moyens de réformer le pays. La Chine a du mal avec ses étudiants. Elle les expédie à l’étranger, mais ils ne reviennent pas. Ou vieux, leur capacité productive derrière eux. Par ailleurs, sa banque centrale imprime beaucoup d’argent, pour relancer l’économie. Mais sans le dire. Les banques centrales, devenues toutes puissantes, ne sont pas plus clairvoyantes que le reste de la population. Comment éviter le panurgisme ?
Les Entreprises polonaises s’étendent à l’étranger. Mais elles sont petites et manquent de recherche et développement pour pouvoir encore avoir beaucoup d’ambitions. Les grandes entreprises montent des fonds d’investissement. Ce qui leur permet d’absorber leurs concurrents potentiels. Les banques devant être prudentes, elles ne prêtent plus. De nouveaux acteurs apparaissent, les fonds mutuels, qui pourraient prendre la partie risquée des emprunts d’entreprise.
La fin de la carte SIM ? C’est ce qu’envisage Apple, depuis quelques temps. Cela permettrait de choisir son opérateur en temps réel. Cela permettrait à Apple de les écrémer et de les remplacer par son monopole. (Décidément, nous vivons à l’heure des trusts ?) Le paiement par terminal mobile semble avoir le vent en poupe. Tout le monde s’y met. La rentabilité de la chose ne paraît pas encore évidente. Les fournisseurs de services aux compagnies pétrolières se concentrent. La baisse du prix du pétrole devrait les affecter. Mais, à long terme, la complexité croissante de l’exploitation pétrolière pourrait leur être favorable. (Sans compter que moins on est nombreux, mieux on peut s’entendre pour rançonner son marché.)
Et si la stagnation mondiale venait du manque de jeunes ? « L’effort simultané de tant de pays de constituer des réserves pour les retraites, combiné à un faible investissement, une baisse de la croissance potentielle, l’austérité fiscale, l’accumulation de cash par les entreprises et l’inégalité (qui laisse une part croissante du revenu national entre les mains des riches, gros épargnants) déprime le taux d’intérêt  qui permet l’équilibre entre investissement et épargne. » Il faudrait mettre les retraités au travail. Il se trouve aussi qu’il arrive un moment où le retraité brûle la chandelle par les deux bouts. Ce qui est bon pour l’économie.
Médecine. On cherche à utiliser les anticorps, en appui aux antibiotiques défaillants, dans la lutte contre les bactéries. 

Ukraine, Russie et sanctions

Dans la crise ukrainienne, les sanctions s’empilent. Est-ce efficace ? 
Initialement j’ai cru à la révolte d’un peuple. Insensiblement l’affaire se transforme en une guerre économique contre Vladimir Poutine. Si j’en crois The Economist, le calcul des leaders du camp occidental (Anglo-saxons en tête, Européens suivant lâchement ?) est que le peuple russe va plier, et éjecter M.Poutine. Mais, qui aimerait être considéré comme un coupable ? Qui accepterait d’être contraint par la force à faire le contraire de ce qu’il veut ? 
D’autant que les USA semblent maintenant s’allier au peu reluisant M.Assad, en Syrie. Ce qui laisse entendre que l’on ne reproche pas tant à M.Poutine son action en Ukraine que de vouloir faire preuve d’indépendance vis-à-vis des intérêts des USA ?
Et si nous étions repartis dans une guerre froide larvée ? Avec une Russie repliée sur elle-même, et qui joue de son pouvoir de nuisance ? En transformant l’Europe, entre autres, en un chaos ?

PS. J’avais écrit ce billet lorsque je suis tombé sur un article du Nouvel Economiste. Même genre d’idées. L’OTAN a besoin d’un ennemi pour justifier son budget dit-il. Et l’Europe a commis l’erreur de ne pas chercher à s’entendre avec la Russie.

L’Europe a été surprise par la réaction pourtant prévisible de la Russie, un pays qu’elle ne comprend pas car finalement, au cours des deux décennies écoulées, les élites européennes n’auront pas fait l’effort d’écouter et de chercher à comprendre ce qu’était réellement aujourd’hui devenue la Russie contemporaine.