Écosystème et changement

J’ai découvert récemment la notion d’écosystème. En grande partie grâce à Dominique Delmas. De quoi s’agit-il ? Nous ne sommes rien sans ce qui nous entoure. C’est aussi ce que dit la systémique : nous sommes formés par les échanges que nous avons avec notre environnement.

J’ai ensuite découvert que l’homme était lui-même un écosystème. Ce qui a une conséquence inquiétante : l’hygiène, la médecine… bouleversent notre équilibre physiologique. On commence ainsi à croire que certains de nos maux pourraient provenir d’un excès de propreté.

En fait, ce n’est pas nouveau : quasiment toutes les épidémies qui ont ravagé l’espèce humaine ont une cause sociale. Par exemple, le rapprochement hommes / animaux produit par l’élevage stimule la création de pathogènes innovants.

Bref, je crois que les écologistes ont à la fois raison et tort. Ils ont raison de nous dire qu’aucune innovation n’est gratuite, car nous finissons toujours par en payer les conséquences. Par contre, ils ont tort de croire que l’on peut stopper notre développement : le changement est une caractéristique humaine.

Ce qui nous manque probablement est une forme de « changement responsable », c’est-à-dire un moyen de nous assurer que nous avons des chances raisonnables de survivre aux changements que nous lançons. 

Qui connaît ce grand humaniste Konrad LORENZ?

Quel bonheur de re découvrir Konrad LORENZ au hasard d’un article jauni datant de 1980 (?) exhumé lors du tri de mes archives perdues!

LORENZ né à Vienne en 1903, a été prix Nobel de Médecine en 1973 pour ses découvertes sur « l’organisation et la mise en évidence des modes de comportement individuel et social« . Il s’agit du seul prix Nobel jamais remis à un spécialiste du comportement.Ces travaux constituent les fondements d’une nouvelle discipline de la biologie : l’éthologie ou l’étude du comportement des espèces animales. LORENZ, est surtout un vrai humaniste et ce malgré un passage délicat en 1940, qui lui a valu de nombreuses attaques de la classe scientifique. Ce biologiste de formation, a succédé à KANT à la chair de philosophie de KONIGSBERG.

Dans cet article, LORENZ, alors âgé de près de 80 ans, explique pourquoi le comportement de l’homme du XXème siècle est suicidaire et propose des remèdes. Il rappelle qu’il a publié en 1969 « l’agression » ouvrage dans lequel il explique que les animaux, les hommes y compris, ne sont pas les bons sauvages chers à JJ ROUSSEAU. Ils sont agressifs et hiérarchisés ainsi, l’animal privé d’exercer son agressivité tombe malade.

Est ce à dire que l’homme n’est qu’un animal? LORENZ précise que l’Homme possède des facultés propres acquises par l’instinct et l’inné, mais il n’est pas une page blanche à la naissance. Il n’est donc pas malléable à merci et son comportement ne peut être modifié dans n’importe quelle direction. Les travaux de Konrad LORENZ, et d’autres, ont permis à la pensée biologique de se faire une place dans les sciences du comportement humain.

Nous ne serions donc pas égaux et la base de cette inégalité est d’origine biologique ce qui sous tend qu’il existe des différences de capacités entre les hommes. LORENZ explique que l’égalitarisme a une responsabilité dans ce qui se passe dans le monde (de 1980).

Les analyses scientifiques et philosophiques de LORENZ débouchent sur un véritable humanisme et une vision prémonitoire. Déjà en 1973 LORENZ parle des huit péchés capitaux :

  1. le surpeuplement,
  2. la dévastation de l’environnement,
  3. la tiédeur de l’homme moderne,
  4. la course contre soi-même,
  5. le risque de dégradation génétique,
  6. la rupture de la tradition,
  7. la contagion de l’endoctrinement,
  8. le développement de l’arme nucléaire.

LORENZ détermine une marque d’auto-domestication qui modifie physiquement et moralement l’espèce humaine vers plus d’intelligence et moins de fierté. Ce phénomène est poussé par l’espace sur le globe, qui se réduit sous l’influence du commerce et des communications qui poussent vers une uniformité accélérée. (On est en 1973!) Le phénomène sélectif naturel, qui a fait notre grandeur, n’est aujourd’hui gradué que par la seule capacité économique…

LORENZ de conclure que la catastrophe est inéluctable et le remède est l’éducation.

N’est ce pas là une vision très prémonitoire de ce que nous voyons aujourd’hui? Ne faudrait il pas vite relire LORENZ? Je vous le recommande car c’est riche, très riche!

Pour que l’individualisme ne soit pas un parasitisme

Si ce blog a fait changer quelque-chose chez moi, c’est ma vision de l’individualisme.

Jusque-là je l’assimilais à un égoïsme destructeur de la société. Le mal ne peut pas faire le bien, contrairement à ce que dit Adam Smith.

Ce qui m’a amené à m’intéresser à la sociologie, la science des sociétés ; et à découvrir que sa terre natale était l’Allemagne du 19 et du début du 20èmesiècle ; et à constater que j’étais proche de la vision de ses intellectuels, qui contrastaient « culture » (dimension sociale dominante) et « civilisation » (individu laissé à ses vices).

Mon  travail sur la RSE me fait voir les choses, et la pensée de Hayek, d’une nouvelle façon :
  • Pour que l’individu puisse être libre sans être un danger public, il doit être « responsable ». Cette responsabilité a un sens concret : c’est l’éthique, comportement fidèle aux prescriptions de valeurs partagées par l’humanité.
  • C’est ce que n’a pas compris Hayek. Confronté à la menace du totalitarisme d’État, il a voulu en revenir à l’individualisme honnête des origines. Il pensait y parvenir par quelques règles explicites. Mais il avait mal lu Max Weber : ce qui a fait le capitalisme digne, c’est le protestantisme, une doctrine sociale, une culture, non l’abjection ramenée au primaire.
Que faire ? Être libre en suivant des règles n’est pas un paradoxe, si l’individu est venu de lui-même à ces règles. Par conséquent, nous avons besoin d’un débat pour savoir à quelles valeurs nous désirons adhérer. En ce sens N.Sarkozy a probablement raison. Par contre, il se trompe lorsqu’il pense que nos valeurs sont néoconservatrices. Le néoconservatisme a certainement une place dans la société française mais pas comme principe fondateur.

Compléments :
  • HAYEK (von) Friedrich A., The Road to Serfdom, University of Chicago Press, 1994.
  • WEBER, Max, L’Ethique protestante et l’esprit du capitalisme, Pocket, 1989.

Le Pharmacien, l'agent d'assurance et l'avocat, quels points communs?

La semaine dernière a été riche d’échanges avec des représentants de ces trois professions lors de mes différentes expertises du moment :
Une pharmacienne – ancienne génération et de Province- est en litige avec son fournisseur historique de progiciel depuis plus d’un an. La pharmacienne évoque la transformation pernicieuse du métier soumis aux diktats des « grands laboratoires et des fournisseurs« .
Elle évoque la perte d’autonomie et la relation client, perdue.
Lorsque je l’interroge sur la capacité de la profession à s’organiser, elle fait état de « l’histoire de ce métier et de son statut de libéral » qui le rend très individualiste et aveugle.
Elle craint la transformation des officines en simples agences commerciales aux mains des laboratoires…
Un agent d’assurance de la même génération, et d’un province plus méridionale, s’inquiète également du devenir de son métier.
Le sinistre constitue le vrai service après vente d’un assureur, il révèle la qualité du contrat conclu et du service promis.
Aujourd’hui l’assureur a centralisé l’achat des prestataires qui contribuent à ce SAV, et déshabillé ses agents. Ces derniers peuvent bien choisir un prestataire, mais référencé, et n’ont aucune action possible sur la qualité de la prestation.
Ainsi, et tout particulièrement pour la Responsabilité Civile, l’agent a les plus grandes difficultés pour obtenir une prestation sur mesure, et donc sortant des standards qu’imposent les prix négociés, pour traiter des cas particuliers où la situation est sensible malgré des enjeux faciaux faibles.
Il en résulte des perte de bons clients sur des petits sinistres insignifiants.
L’agent est malheureux car il voit ce qu’il faut faire pour garder le client et ne peut que constater les dégâts.
Personne n’est à blâmer, l’acheteur a acheté à très bon prix, le prestataire a répondu aux standards de la mission, l’agent a râlé pour défendre son client. Le client insatisfait est parti.
A nouveau une profession libérale – c’est le statut de l’agent- qui est sous le joug de la puissance d’un grand groupe…
Enfin, l’avocat, profession libérale par essence, souffre également, en particulier celui qui est soumis aux assureurs qui lui apportent une grande partie de son business.
Aujourd’hui, les assureurs souhaitent acheter l’avocat au forfait. Comment va s’organiser l’avocat qui dans un dossier va recevoir une série de documents qui va produire un taux horaire indigne d’une femme de ménage? Tous les coups sont envisageables!
Voilà donc trois métiers libéraux qui vont subir des transformations radicales de leur profession respective.
Il semble que ces transformations sont dictées par un seul impératif : faire des économies.
Elles semblent prisonnières des grands groupes, puissants, mais aveugles.
Toutes trois, sont victimes de leur culture individuelle et sont en passe de perdre leur statut, l’amour du métier, leur savoir faire.
La RSE n’est elle pas leur planche de salut, pour :
  1. retrouver leur identité ou la redéfinir en tenant compte de l’évolution de la société,
  2. identifier leurs atouts sociétaux
  3. développer une communication efficace vis à vis de leurs parties prenantes pour se développer durablement?
La fédération des experts (FSE) le fait alors pourquoi pas d’autres?
Idée supplémentaire : Seul ce qui parait mesurable est identifiable et donc appréciable.
Comment développer une mesure du service rendu par de telles professions? C’est le même problème pour la biodiversité. Quel est l’impact de la perte d’une espèce?
Pour l’anecdote :
Un dossier contentieux est attribué à une équipe constituée d’un avocat et d’un expert.
Les enjeux du dossier sont évalués à 10 millions d’euros. Le travail, conséquent, de ladite équipe aboutit à un règlement par l’assureur de 250.000 euros.
Le coût avocat expert est de l’ordre de 80.000 euros.
Paradoxalement l’assureur ne sait pas mesurer que le gain est de 9.750.000 euros et va donc simplement mesurer la performance de l’équipe par le rapport 80 000/250 000 soit 32% ce qui est beaucoup plus insupportable que 80.000/9.750.000 soit 0,8%!

L’Amérique, pays de la paralysie démocratique

Les USA déplorent l’anarchie européenne, alors que leur démocratie est paralysée. On demande aux élus de réduire les dettes du pays, seules les dépenses nouvelles font consensus !

Montesquieu disait que le principe des démocraties était « la vertu ». C’est-à-dire servir l’intérêt collectif plutôt que le sien (responsabilité sociétale moderne ?).

Et si, comme souvent, il existait deux équilibres. Celui, instable ?, de la vertu, et celui, plus stable ?, de l’irresponsabilité. Dans un pays où tout dépend du bon vouloir de chacun, il est facile de bloquer le système, et d’en retirer des bénéfices ?

Comment changer la société ?

Je lis The Economist depuis longtemps. Ce journal a la particularité d’encourager tout ce qui est favorable à l’économie et au libre échange. C’est ainsi qu’il y a quelques temps, il s’offusquait que M.Sarkozy ait dû faire ouvrir des magasins de luxe, pour que Mme Obama puisse faire des emplettes un dimanche.

Mais, le dimanche, dans notre tradition, jadis catholique, est le sabbat juif, un jour de repos, et surtout de recueillement. Comme Adam Smith, The Economist veut-il faire de nous des machines de production ?

En tout cas, The Economist a compris que tant que nous serons soucieux de rendre notre économie compétitive, nous construirions le Métropolis de ses rêves. The Economist ne parle pas à notre raison, il livre une guerre d’influence et d’idées.

Comment changer notre avenir ? Nier le pouvoir de l’économie et vouloir créer un paradis national est impossible : elle dirige le monde. Il n’y aura de changement que s’il y a accord international pour adopter de nouvelles règles. C’est probablement l’enjeu qui se cache derrière le développement durable, et la responsabilité sociétale de l’entreprise, et de l’individu. 

Antoine de Saint-Exupéry précurseur de la RSE

« Le plus beau métier est d’unir les hommes »

On le sait « Saint-Ex » était visionnaire et homme de bon sens. Une bonne partie de son œuvre porte sur la nature des relations humaines et les qualités de ceux qui les rendent durables.


En 2008, j’ai probablement participé à une des expertises les plus enrichissantes depuis quinze ans de métier, qui illustre si bien cette citation.
En mars de cette année-là, lors du chargement d’un navire, la rupture d’une canalisation laisse échapper plus de 500 tonnes de pétrole brut dans l’estuaire de la LOIRE, à DONGES. La configuration des installations, les marées, l’écosystème, vont provoquer une dispersion de ce pétrole jusqu’à l’ile de Ré et la plage de La Baule, mettre à pied les pêcheurs de l’estuaire, menacer les agriculteurs et mettre en péril la saison touristique qui s’ouvre. Le désastre paraît immense et l’abattement est profond.
3 mois plus tard, l’intégrité de l’écosystème sensible de ce milieu humide a été préservée, la pollution absorbée. Les professionnels de la pêche ont été indemnisés, leur business est préservé. L’image de cette magnifique région n’a pas été dégradée et des projets de développement maîtrisé qui sommeillaient, ont été dynamisés.
Comme un symbole, la raffinerie à l’origine de la pollution, sera la seule épargnée, en France, lors de la grève très dure de cette période. Son image locale, pourtant si noire (pétrole) après l’ERIKA, sera même redorée. L’absence de « judiciarisation » du dossier complète le tableau.

Un miracle ! Certainement pas !
Ce sont simplement les hommes qui se sont réunis et unis pour que chacun joue son rôle sociétal et assume sa part.

L’immense désordre (Tohu) provoqué par cette pollution, a fait place à un ordre supérieur (Bohu).
Les responsables de la raffinerie ont assumé leur responsabilité de pollueur involontaire, et ouvert le dialogue franc avec les parties prenantes : la sécurité civile et les autorités, les associations de pêcheurs, d’agriculteurs et de professionnels du tourisme, les collectivités locales, les associations, les assureurs…
  • La nature a pu retrouver son équilibre, et au-delà, ce milieu humide si sensible et si essentiel, bénéficie de nouveaux projets de préservation.
  • L’économie des secteurs qui vivent de ce milieu a été préservée et pérennisée.
  • Les hommes qui n’étaient pas supposés se rencontrer ont pu se réunir et comprendre l’étroite et totale interdépendance qui les lie, et surtout, que derrière chaque entité froide : une raffinerie, le business de la pêche, les collectivités… il y a, avant tout, des hommes et des femmes avec des besoins communs et une dépendance à la nature nourricière.
La crise s’est donc transformée en prise de conscience et en formidables opportunités.
Et j’ose croire que les experts qui ont participé à cette formidable aventure humaine ont été comme la très – trop – discrète abeille qui vole de fleur en fleur, et sans qui beaucoup d’espèces végétales ne pourraient se développer durablement.
Compléments :

Changement et systémique : pourquoi la RSE est-elle un bide ?

Qu’évoque « Responsabilité sociétale des entreprises », pour nous ? Des activistes et des escrocs ? Les premiers ne parlent que d’empreinte carbone et de droits de la femme. L’économie et l’entreprise sont l’incarnation du mal ? Les seconds, souvent des multinationales de l’énergie, ont pour saint et modèle Enron, le pionnier de toutes les chartes d’éthique ?

Jamais la RSE ne donnera quoi que ce soit dans ces conditions. Si le changement rate, c’est parce que nous nous sommes enfermés dans un système vicié.

Car ce qui n’est pas durable, c’est, avant tout, les relations humaines. Nous sommes prisonniers de leur principe implicite : le conflit. Or, de même que notre écosystème ne peut se passer d’abeilles, l’écologiste a besoin de l’entreprise, et les services achats de sous-traitants.

La bonne façon d’aborder la RSE est de chercher à utiliser notre écosystème humain pour façonner un avenir plein de promesses pour les fortes équipes. Ne serait-ce que parce que cet avenir ne pardonne pas aux petits hargneux solitaires.

Compléments :
  • Le début de la série sur le changement et la systémique est ici.

Quand le développement durable "ringardise" des principes indiscutables!

Les assureurs ont un principe : « la remise en état à l’identique » lors d’un sinistre. Le principe est d’éviter un enrichissement après un dommage subi. C’est interdit par l’article L 121 du code des assurances. Ce principe n’est il pas aujourd’hui totalement inadapté à notre société et ses besoins d’évolution?

Ce principe valait pour la seule dimension économique des choses mais le développement durable est passé par là. La société a changé. Pourquoi les assureurs ne pourraient ils pas réfléchir et proposer une remise en état meilleure à coût constant, mais socialement supérieure. N’est ce pas de leur responsabilité sociétale?
Pour cela, il faut se reposer sur des hommes qui ont l’expérience du traitement du sinistre et de la relation entre les parties prenantes à un sinistre, ou un litige: les experts. Paradoxalement, les assureurs semblent faire le choix de l’abandon de l’expert pour des raisons économiques (merci SOLVENCY II). L’expert serait donc en voie de disparition tout simplement parce qu’il n’existe pas d’indicateur autre que son coût pour mesurer son utilité?

Il est à l’image de l’abeille. On reconnaît le bon miel de celles qui sont élevées en ruche, dont on évite la piqûre douloureuse parfois mortelle. On oublie les sauvages qui pollinisent beaucoup d’espèces végétales (plus de 80 % des espèces végétales sauvages et cultivées). Imaginez un monde sans abeille, sans fleur et sans expert!


Abeilles et experts unissez vous ! pour montrer que vous êtes, au quotidien, les champions du développement durable!

La confiance catalyseur du développement durable ?

Un article de la TRIBUNE que m’adresse Christophe, nous dit qu’un chercheur économiste américain, John W. Henke, évalue le coût des conflits inter entreprises en France, à 50 milliards d’euros, soit 2% du PIB.

Il s’est basé sur une enquête annuelle présentée lors du quatrième comité de pilotage de la charte de la médiation inter-entreprises et de la Compagnie des dirigeants et acheteurs de France (CDAF), et qui établit que

14 % du chiffre d’affaires et 33 % des profits des constructeurs automobiles étaient liés à des relations de confiance avec leurs fournisseurs.

Par ailleurs Jean Claude VOLOT, le médiateur des relations inter-entreprises, je découvre son existence, considère que « La mise en œuvre d’écosystèmes, collaboratifs et de bonnes pratiques, est économiquement rentable et représente aussi un avantage concurrentiel indéniable« . Il ajoute :

Il est grand temps que les donneurs d’ordres français comprennent qu’il est dans leur intérêt d’instaurer des relations collaboratives avec leurs fournisseurs, à tous les niveaux, afin que chacun gagne davantage en productivité, rentabilité, compétitivité et innovation

Cet article vient conforter nos travaux sur la RSE, Responsabilité Sociétale des Entreprises, menés avec Christophe depuis plus d’un an pour le compte de la FSE (Fédération des sociétés d’Expertise) et qui vont faire l’objet d’un séminaire le 26 janvier prochain. Que disent ces travaux ? des choses simples et de bon sens !

  • Il est important de savoir qui nous sommes, quel est notre rôle sociétal et comment le jouer avec nos parties prenantes.
  • Ils montrent que c’est une relation tendue vers un objectif commun, et donc de confiance, qui est soutenable et durable. Mon expérience personnelle, avec deux assureurs qui s’opposent dans les méthodes, me confirme chaque jour l’efficacité des relations scellées par la confiance.

Finalement, je m’interroge sur l’omniprésence du droit, qui serait un bon marqueur de la perte de confiance.

  • Plus j’encadre par le droit, plus je marque ma méfiance vis-à-vis de mon partenaire et le risque que je perçois.
  • Plus je me méfie et moins je construis.
  • Moins je prends de risque et plus je prends de risque ?