Prince Philip

Hasard des propositions de YouTube. Après une vidéo sur la Phénicie, on me propose M.Macron, puis le prince Philip.

J’imaginais le prince Philip comme quelqu’un d’insignifiant, toujours à quelques pas derrière Elisabeth II. Pas du tout, c’est un être humain comme les autres. Certes un prince, de Grèce, mais qui a peu vu ses parents et a été baladé de cousin en cousin, de pays en pays. Il semble avoir trouvé son salut dans l’amitié virile, le sport et la marine. Il aurait vécu heureux et serait devenu amiral, si seulement le père de sa femme n’était pas décédé prématurément. Bien loin d’être effacé, c’était même un des personnages favoris d’une sorte de Guignols de l’info britannique. Façon grande gueule, qui flingue.

Elisabeth II, reine de France

Elisabeth II a connu un triomphe en France, le jour du débarquement. Alors, The Economist s’est demandé pourquoi. Et si nous avions la nostalgie de la royauté ? Notre président n’est-il pas un roi en CDD ?

J’écoutais des amis parler d’elle. Il s’agissait surtout des bévues de Barack Obama, de François Hollande et d’Anne Hidalgo. Et si la popularité de la reine d’Angleterre venait, simplement, de ce qu’elle est un être humain sympathique ?

France éternelle ?

Ce blog m’a amené à deux constatations qui me plongent dans un abîme de perplexité.

  • J’ai fini par rattacher les thèses de Nicolas Sarkozy à celles des Versaillais et de ce que René Rémond appelle la première droite. Celle qui s’est opposée à la révolution. 
  • Quant à la gauche et ses appels à la repentance, son obsession de la défense de « victimes » de la société, sans papiers, homosexuels, colonisés… elle fait penser à l’église catholique. 

Pourtant, il n’y a apparemment aucun lien entre la France d’aujourd’hui et le passé !? Et s’il y avait une explication systémique ? Et si les mêmes causes produisaient les mêmes effets ?

  • Les contre révolutionnaires étaient-ils des privilégiés avant d’être des nobles ? Quant à l’Eglise, exploitait-elle à son profit la mauvaise conscience qu’elle avait provoquée ? Les deux avaient en commun d’être des individualistes qui exploitaient une communauté.
  • A-t-on la même chose aujourd’hui ? D’un côté des privilégiés, de l’autre des bien pensants ? Tous individualistes. Leur affrontement leur est bénéfique puisqu’ainsi ils ne laissent plus de place aux doléances d’une majorité qu’ils peuvent donc exploiter.
Ce n’est pas tout. Le dispositif fonctionnait aussi parce qu’il était contrebalancé par l’alliance du roi et du peuple, roi remplacé par un président, dans la 5ème République. Que le roi soit devenu individualiste depuis le départ de De Gaulle serait-il un facteur d’instabilité ?