Je lis que le bio ne se vend plus. Trop cher. (Et pas bon ?) J’entendais un producteur bio dénoncer Leclerc, qui veut vendre la baguette bio au prix de la baguette ordinaire. Car, alors, il n’est plus possible de payer l’investissement que demande le bio.
Le sociologue Robert Merton aurait dit que le producteur bio est victime d’un des biais qui fait échouer le changement : le ritualisme. Il pense que parce qu’il « fait bien », ses produits vont se vendre. Il n’intègre pas l’ensemble des contraintes de l’équation, en particulier le prix, et peut-être aussi le plaisir gustatif.
Curieusement, lorsque le producteur bio envisage une solution à ses problèmes, c’est souvent le lobbying, la manipulation des esprits, et la contrainte de la loi.
Si le bio a un intérêt, il y a de grandes chances qu’il se traduise en termes de prix. Il y a certainement de la lumière au bout du tunnel. Mais, pour y parvenir, il va falloir « changer de conduite » ?