Les patrons de l'an II

Et si nos dirigeants devaient devenir nos généraux de l’an II ? Voici la curieuse question que je me suis posée.

L’an II a été la levée en masse de troupes par la République. Il s’agissait d’éviter à la France le retour du modèle monarchique. Aujourd’hui, la France est devant une autre forme de menace. Elle a été colonisée par le « modèle du marché ». Ses entreprises, ses universités, ses Champs Elysées… tout lui obéit. Or, non seulement cela ne nous satisfait pas, mais, comme le disent les Anglo-Saxons eux-mêmes, il a mis la planète en faillite. Dans ces conditions, la menace étant économique, il serait logique que les dirigeants d’entreprise prennent la place des généraux de la Révolution. Qu’ils construisent une économie à la fois prospère et compatible avec nos valeurs. Et pour cela l’armée doit être composée de citoyens. Pas de professionnels.

Comme les Révolutionnaires, leur mission ne s’arrête peut-être pas aux frontières de la nation. Il faut rebâtir un modèle mondial durable. Et il serait bien de sortir des conflits entre groupes humains qui fleurissent partout. Pourquoi ne pas remettre au goût du jour les idées des Lumières ? Par exemple celle qui voulait créer une fédération de cultures, dont la richesse est la différence. Et pourquoi ne pas commencer avec une maison témoin ? L’Europe. En la sortant de son cercle vicieux actuel, qui cherche à nous punir de nos différences, et à nous enfoncer dans la pauvreté ?

France éternelle ?

Ce blog m’a amené à deux constatations qui me plongent dans un abîme de perplexité.

  • J’ai fini par rattacher les thèses de Nicolas Sarkozy à celles des Versaillais et de ce que René Rémond appelle la première droite. Celle qui s’est opposée à la révolution. 
  • Quant à la gauche et ses appels à la repentance, son obsession de la défense de « victimes » de la société, sans papiers, homosexuels, colonisés… elle fait penser à l’église catholique. 

Pourtant, il n’y a apparemment aucun lien entre la France d’aujourd’hui et le passé !? Et s’il y avait une explication systémique ? Et si les mêmes causes produisaient les mêmes effets ?

  • Les contre révolutionnaires étaient-ils des privilégiés avant d’être des nobles ? Quant à l’Eglise, exploitait-elle à son profit la mauvaise conscience qu’elle avait provoquée ? Les deux avaient en commun d’être des individualistes qui exploitaient une communauté.
  • A-t-on la même chose aujourd’hui ? D’un côté des privilégiés, de l’autre des bien pensants ? Tous individualistes. Leur affrontement leur est bénéfique puisqu’ainsi ils ne laissent plus de place aux doléances d’une majorité qu’ils peuvent donc exploiter.
Ce n’est pas tout. Le dispositif fonctionnait aussi parce qu’il était contrebalancé par l’alliance du roi et du peuple, roi remplacé par un président, dans la 5ème République. Que le roi soit devenu individualiste depuis le départ de De Gaulle serait-il un facteur d’instabilité ? 

Le problème avec les droits de l’homme

J’entends dire que dans l’affaire du mariage pour tous, la gauche n’avait pas prévu que la droite soulèverait la question du droit des enfants.

Quelque chose m’ennuie dans ce débat. C’est l’utilisation de la force. On obtient des « droits » après un « combat ». Et non en échange de « devoirs ». Ce combat est d’ailleurs un affrontement, et, pire, une manipulation de notre inconscient. Tout artiste un rien engagé se croit obligé de faire dire, subliminalement, à son œuvre qu’il est bien d’être homosexuel, par exemple. Et maintenant je ne sais plus quel politique veut faire passer les députés qui ne pensent pas comme elle pour des « réacs ». Décidément la politique est une insulte à l’intelligence. A quand un droit d’être considéré comme un être humain ?
Mais le pire là dedans est que la notion de droit, comprise comme promotion d’un intérêt, me semble fondamentalement viciée. Même en imaginant que tout le monde soit équipé de droits, de la nature à l’ovule, n’y aurait-il pas la place pour des effets pervers ? La société ne serait-elle pas comme une équipe de foot qui laisse passer le ballon entre ses joueurs ? Où est la dimension sociale du concept de « droit » tel qu’on l’entend aujourd’hui ?
Quelles autres solutions avons-nous ?
La démocratie
Le débat démocratique amène les parties prenantes à obtenir ce qui est réellement important pour elles, et surtout à se comprendre. Donc à se respecter. Mais ce mécanisme s’arrête à ceux qui ont une voix.
La république
La logique de la République est celle de l’intérêt général. Le législateur a pour mission de comprendre ce qui est important pour le groupe qu’il représente. (Groupe qui peut avoir des sensibilités distinctes.)
Comment choisir un régime ?
Les sociétés changent en bloc. Il n’est pas possible de les « faire changer ». En revanche, une fois qu’elles ont choisi un nouveau système, elles le réalisent, et il devient stable. Elles réalisent un auto-contrôle d’elles-mêmes.

2013, crises, cycles et modèles

Quelques idées reviennent régulièrement depuis le début de ce blog. Tout d’abord, c’est un blog de crise. Et la crise est un changement subi qui demande un « dégel » douloureux de nos certitudes. Ensuite, que le monde passe régulièrement du Yang au Yin, et inversement. Autrement dit après une phase macho et libérale, la société et ses valeurs reviennent en force. Enfin, que j’ai toujours tort. Petit à petit ce blog en arrive à des modélisations simples de l’évolution des choses.

  • Notre cycle libéral ressemble à celui qu’a connu le 19ème siècle. Un afflux de main d’œuvre permet à certains une accumulation de capital. Ce capital concentré permet d’innover. Jusqu’à ce que le déséquilibre d’accumulation provoque une crise (un demi-siècle de guerres, la dernière fois). D’où replâtrage = systèmes de solidarité. Le plus amusant, peut-être, est de voir apparaître régulièrement les mêmes idées. Comme au 19ème, nous découvrons que ce qui nous semblait simple bon sens était manipulation, qui voulait donner une preuve « scientifique » de ce que le riche devait être riche. Pour connaître la réussite littéraire, il suffit de dépoussiérer les succès de la fin du 19ème.
  • Le modèle anglo-saxon pourrait être celui de la piraterie. Un groupe d’hommes se met d’accord, par un contrat plus ou moins explicite, pour exploiter un filon. Organisation naturellement démocratique. Une fois le filon mis à jour, il peut-être exploité par un monopole bureaucratique. D’où une dialectique adhocracie (pirate) / monopole, bien connue des livres de management. Ce dispositif conduirait, comme en Grèce, à deux classes : hommes libres (philosophes) / esclaves.
  • Le modèle naturel de la France, serait-ce la République ? L’économie sociale ? La République n’a rien à voir avec la démocratie, qui est une assemblée libertaire refusant l’existence même de la société. La République, au contraire, est dirigée par l’intérêt général. C’est un dispositif qui permet à des individus égaux de vivre libres. Notre histoire depuis les Lumières pourrait être le changement que réclame ce modèle. C’est-à-dire une répartition égalitaire de lacapacité de penser. Le changement aura réussi, lorsque les institutions de la 3èmeRépublique pourront fonctionner, sans instabilités. Et que l’on pourra jeter le despotisme éclairé de la 5ème.
  • N’est-ce pas la capacité de fascination que suscitent ces modèles qui leur fournit leur énergie ? L’esclave anglo-saxon veut devenir maître, et ses efforts démesurés font fonctionner la société, et permettent l’oisiveté de la classe dominante. (Cf. l’histoire de la City.) De même, en France, c’est le provincial (avant guerre) et l’immigré qui veulent s’intégrer à l’élite nationale qui donnent à celle-ci les moyens de ses désirs. Mais, un modèle social qui repose sur l’exploitation de l’homme par l’homme est-il durable ? 
  • Un modèle qui pourrait expliquer tous les autres… La vie serait le triomphe de la complexité sur la concurrence parfaite, qui ne laisse émerger que des clones identiques. Cette complexité serait forcée à l’innovation par l’attaque de parasites simplistes (virus notamment). Retour au Yin et au Yang ? A la lutte éternelle entre la société, raffinée et sophistiquée, et l’individualisme, à intellect restreint ?

France : demain, une République ?

Nous devons construire la République française. Voilà ce que commence à penser ce blog.

Depuis 89, la République est un idéal qui prend gadin sur gadin. D’ailleurs, c’est pour éviter ses instabilités que de Gaulle a remis en fonctionnement le despotisme éclairé qui est notre marque de fabrique depuis l’Ancien Régime. Mais ce modèle n’est pas adapté aux contraintes économiques modernes. La République, aide à l’initiative individuelle, est bien plus efficace.

Pourquoi n’a-t-elle pas fonctionné jusque-là ? Peut-être, comme le pensais Jaurès et les instituteurs, pour une raison de formation. Nous étions trop dissemblables. La République demande des Schtroumpfs.
Mais est-ce encore le cas ? Il y a eu, terme qui me fait horreur, « massification de l’éducation ». Je constate tous les jours ses résultats dans l’entreprise.

Ce qui me paraît manquer encore, c’est une révolution culturelle de cohésion sociale. Nous avons besoin de prendre conscience qu’en ce qui concerne les valeurs qui comptent le plus pour nous, nous sommes étonnamment homogènes. L’ennemi n’est pas à l’intérieur. Il n’est pas même à l’extérieur. Il y a simplement un avenir à construire. Et nous avons besoin de toutes le bonnes volontés pour cela. 

Attali, la Maginite et l’économie sociale

Pourquoi parle-t-on des 600 personnes de Florange, qui ont un salaire, dont beaucoup sont proches de la retraite et à qui l’on pourrait, de toute manière, payer une reconversion, et pas des 50.000 nouveaux chômeurs mensuels ? disait Jacques Attali, ce matin, à France Culture. Pire, pour conserver ces emplois il est question de centaines de millions d’euros ! On pourrait payer beaucoup de monde avec tout cet argent !
Pourquoi la France s’entête-t-elle a refuser le changement ? Pourquoi ne reconnaît-elle pas que certains métiers disparaissent ? Qu’il faut aider ceux qui les faisaient à trouver un nouvel emploi en leur donnant les moyens d’acquérir la formation nécessaire ? (Flexisécurité.)
Serais-je d’accord avec Jacques Attali ? Si l’automobile, par exemple, est à l’article de la mort, c’est parce qu’elle n’a pas pris les bonnes décisions au bon moment. Si elle l’avait fait, il n’est pas dit qu’elle n’emploierait pas plus de monde aujourd’hui, qu’hier… Maintenant, il est trop tard. Toute résistance est vaine. C’est parce que la France refuse le changement, qu’elle en est victime. Elle est paralysée par le syndrome de la ligne Maginot, ou de l’autruche.
Le noeud du problème est peut-être bien notre conception du rôle de l’Etat. Du despotisme éclairé que décrit Tocqueville, dirigiste, bureaucratique, taylorien, il doit passer à la République, autre nom de l’économie sociale. Autrement dit, il ne doit plus nous imposer une ligne de conduite rigide, mais être le donneur d’aide de l’initiative individuelle.

Je suis à peu près certain que le petit peuple est prêt pour cette grande transformation. C’est dans la tête des grands fauves qui nous gouvernent que doit se faire le changement. Pour la première fois depuis Louis XIV, un gouvernant doit admettre qu’il n’est pas omniscient. Jacques Attali, ingénieur des Mines et inspecteur des finances, sera-t-il l’hirondelle qui fait le printemps ? 

Suicidaire UMP ?

Et si l’UMP avait lu l’un de mes cours ? Les organisations résistent au changement par un comportement suicidaire, disent-ils. Le passage aux actes est fréquent. Ce qui est surprenant.

Voici comment je vois le drame de l’UMP. Pour Jean-François Copé, la fin justifie les moyens. En manipulant ces derniers, il a retourné un sort défavorable. François Fillon sait avoir l’opinion pour lui. Il se sent victime d’une injustice. Il veut se venger. Quant à Alain Juppé, il défend l’intérêt général. Mais cela ne lui donne pas l’énergie, que possède la vengeance, de déplacer les montagnes.

Un ancien billet constatait que le principe du parti gaulliste était le « mâle dominant ». Un processus ressemblant à celui du PC chinois le dote d’un dirigeant à vie. Mais ça ne marche plus. L’UMP a cédé aux tentations de la démocratie. Il a été conquis par le modèle de factions de la IIIème République, que de Gaulle avait voulu éliminer. Il lui reprochait une instabilité maladive.

De Gaulle aurait-il été trahi par les siens ?  Par Sarkozy en particulier ? Chirac ne lui disait-il pas qu’il « divisait » ? Et s’il avait divisé son propre parti ? N’a-t-il pas intérêt à ce qu’il soit inconsolable sans lui ? Mais, un UMP éclaté est-il réellement dans son intérêt ? Un suicidaire de plus ?

Commentaire ultérieur (28 novembre).
M.Sarkozy semble avoir lu ce billet. Il serait intervenu. Il aurait convaincu les frères ennemis de ne pas disloquer son bien. Tout ce petit monde paraît, finalement, bien plus calculateur que suicidaire. 

La France a-t-elle besoin d’une dictature ?

L’idée généralement reçue est que la gauche doit avoir la majorité à l’assemblée, sans quoi le pays sera ingouvernable. Cette idée a un fondement solide : de Gaulle. Ce sont ses réformes qui ont mis un terme à l’instabilité du pouvoir, qui semblait consubstantielle à la République, depuis ses origines.

Cela va au complet opposé de la théorie de Montesquieu, qui a inspiré les révolutionnaires. Montesquieu voulait la neutralisation des pouvoirs. Ainsi la liberté de l’individu serait garantie. L’Amérique est construite sur ce modèle : sa démocratie ne fonctionne que si ses partis politiques s’accordent entre eux.

Or, notre gouvernement semble manifester des signes annonciateurs de dogmatisme. Serait-il enfermé dans une vision idéalisée de François Mitterrand ? Un Mitterrand dont on aurait oublié qu’il était passé de l’extrême droite à l’extrême gauche, avait commencé par une politique de nationalisation, viré au libéralisme, puis cohabité harmonieusement avec des ministres de droite ?

La France a-t-elle encore besoin d’une dictature ?

Compléments :

Le Français est-il borné et intolérant ?

Du livre de Michel Winock, billet précédent, je retire que nous, Français, sommes à la fois intolérants et bornés. C’est pour cela que la révolution est permanente dans notre pays.

Les deux traits sont liés. On est borné lorsque l’on croit détenir la vérité. Alors on est intolérant. Le remède est probablement le doute, que sais-je ? Mais ce ne doit pas être un doute qui paralyse. C’est plutôt un doute qui donne envie d’apprendre, de découvrir. Du coup, l’autre devient intéressant. On n’est plus intolérant. (Voilà une idée de réforme de notre Éducation nationale, qui n’enseigne que des certitudes ?)

Plus concrètement, notre gros défaut est l’exclusion. La République a hérité l’intolérance de l’Église catholique, en réaction à celle-ci. Ainsi quand la droite dirige, il n’y a pas de place pour la gauche, et inversement. Ce qui rend les exclus à la fois bêtes (par manque de pratique) et méchants (par frustration). Peut-être peut-on dire de même de notre système hiérarchique traditionnel, qui sélectionnait sur une sorte de classement, plutôt que sur un talent ? Il semble donc que tout ce qui mélange soit à encourager. 

La fièvre hexagonale, les grandes crises politiques 1871 – 1968

Livre de Michel Winock, Points histoire, 2009. Pourquoi la France est-elle une poudrière ?

Peut-être parce que nous sommes fondamentalement intolérants. Nous devons cela à notre passé catholique. Avec l’amour des principes absolus. Chez nous, il n’y a pas de place pour le compromis, celui qui ne pense pas comme nous doit disparaître.
Peut-être aussi parce que la logique de notre société est féodale, avec un État hyper puissant, mais sourd, dysfonctionnel parce que morcelé, et donc fragile, et une nuée de petits propriétaires qui oscillent entre une passivité bovine et la révolte.

Nos gouvernements tendent à exclure, voire à diaboliser, une partie de l’électorat. Ce phénomène, combiné à des dissensions internes qui les paralysent, conduit à des bouffées de colère qui prennent la forme de tentatives de coups d’État.
  • La Commune. La commune ressemble à un règlement de comptes, qui serait à la fois une guerre de religion et une sorte d’expiation de la défaite de 70 (comme en 1940 ?). Paris est évacué, puis ce qui reste de sa population est massacré. Début de notre tradition de l’affrontement sectaire ? À noter qu’un troisième parti, les radicaux,  a essayé de jouer les médiateurs entre les adversaires. Débarrassé de son aile gauche, il va désormais pouvoir dominer la politique française.
  • 16 mai 1877. 1877 semble être la réelle naissance de la 3ème République, et la défaite finale de la monarchie. Le 16 mai s’affrontent Mac Mahon, président de la République et orléaniste, et la chambre, de gauche. C’est elle qui gagne. La gauche aura une majorité durable. Mais, si ses partis  parviennent à s’allier pour gagner les élections, ils se haïssent trop pour pouvoir gouverner. Ce qui conduit à un régime faible, et à une droite qui se sent minorité opprimée, et qui est prête à tous les coups tordus.
  • Le Boulangisme. La République ayant fait des exclus, en 1887, ils vont tenter de se venger. Ils trouvent dans le général Boulanger le chef charismatique dont ils ont besoin. Mais il ne sera pas à la hauteur de l’événement. Début des mouvements de masse et populistes.
  • L’affaire Dreyfus. En France, il est normal d’être antisémite, mais pas de condamner un innocent. C’est peut être ce qu’il faut retenir de l’affaire Dreyfus. C’est aussi la naissance, et la première victoire, des « intellectuels ». Mais c’est certainement la droiture de quelques officiers de l’armée qui mérite d’être remarquée.
  • 6 février 34. Les forces coalisées d’une droite revancharde et du PC profitent de l’affaire Stavisky pour attaquer un gouvernement de gauche dysfonctionnel, mais soutenu par le peuple. Ça ne marche pas mais cela conduit à une forme de guerre civile larvée et suicidaire. La gauche prétextera d’une lutte contre le fascisme, qu’elle croit français, pour ne pas apporter les réformes nécessaires au gouvernement, et ignorer la montée du nazisme.
  • 10 juillet 40. Paul Reynaud aurait pu être l’homme de la situation. Mais il manque de souffle. Pétain et surtout Laval profitent de l’éternelle faiblesse du régime pour faire un coup d’État et imposer leur vision médiocre, et revancharde, du monde.
  • 13 mai 58. Guerre d’Algérie. Cette fois-ci l’armée se croit une mission, elle aussi a des comptes à régler. Le gouvernement en place, comme d’habitude, est trop divisé pour pouvoir réagir. De Gaulle arrive, transforme la constitution, et règle le problème, endémique, d’instabilité gouvernementale.
  • Mai 68. Mai 68 est l’histoire d’une sorte de baby boom étudiant mondial, mais qui, en France, va, en se heurtant à la rigidité de la société gaulliste, exploser.