Ferdinand Buisson

Autre découverte sans suite.

Ferdinand Buisson aurait été l’homme de la laïcité et de l’école de la 3ème République. Son rôle aurait été au moins aussi important que celui de Jules Ferry.

Pour autant, difficile de savoir qui il était. Peut-être un « homme bien » qui, contrairement à ses pairs, était un militant de l’intérêt général plutôt que d’une idéologie particulière ? En tous cas, il fut prix Nobel de la paix, pour ses efforts de rapprochement avec l’Allemagne, après la première guerre.

C’était aussi un protestant. Ce qui m’a fait penser que les protestants, pourtant infime minorité, ont joué un rôle immense dans la conception de la 3ème république.

(Emission de France culture.)

Le procès de Pétain

Alain Finkielkraut et son émission jugeaient Pétain (samedi 16).

Voilà qui semble compliqué tant la question est lointaine.

Je retiens qu’il y avait deux chefs d’accusation, plus ou moins explicites :

  • L’armistice. La France aurait pu faire comme d’autres pays : son armée aurait pu capituler, et son gouvernement légitime s’enfuir. Ce que n’a pas fait Pétain.
  • La collaboration. Pétain a voulu s’unir à l’Allemagne, qu’il croyait victorieuse.

En fait, il aurait peut-être fallu faire le procès de la 3ème République ? Car c’est elle qui a failli. Pétain n’avait pas à prendre le pouvoir.

Pauvre France ?

Paris se vide, mais le reste de l’Ile de France se remplit (INSEE). Et plutôt rapidement. Alors que depuis 2012, Paris perd environ un demi pour-cent de ses habitants chaque année, c’est le contraire pour l’Ile de France dans son ensemble.

Cela a pris nos élus par surprise. « La région la plus riche du pays, dotée d’un budget de 4,9 milliards d’euros, a des lycées vétustes et des transports de moins en moins fiables. () (les) infrastructures () construites dans les années 1960-1970 arrivent en fin de cycle, faute d’entretien dans les années 1990-2000. () 40 % des lycées d’Ile-de-France présentent des risques d’incendies ou des défauts structurels. » (France Culture.)

Gouverner, c’est prévoir, disait-on…

La Reine et la France

Que pensait la reine d’Angleterre des (derniers ?) présidents français ? Son préféré était Mitterrand, de la sympathie pour Nicolas Sarkozy, et son épouse, Valery Giscard d’Estaing, trop arrogant, et François Hollande trop familier. (From our own correspondant, BBC 4)

Les élus anglais disent que c’était la seule personne de bon sens, honnête, et totalement discrète, avec laquelle, ils pouvaient s’entretenir. Ce qui est probablement ce que devrait être le rôle du président de la République : non seulement être au dessus des partis, mais, surtout, représenter le citoyen ordinaire. 

De sixième en troisième

Le général de Gaulle a constaté que la 3ème République était faible. D’ailleurs, n’avait-elle pas appelé un homme fort pour la tirer de troubles qu’elle n’avait pas le courage d’affronter ? Il lui a substitué un régime monarchique. Celui-ci a été immédiatement disloqué en bipartisme anglo-saxon (qu’il abhorrait), bipartisme, qui a lui même explosé. 

Aristote disait qu’une constitution devait être adaptée à la nature d’une société. Et si la nature de la nôtre était celle de la IIIème République : le gouvernement du peuple, par le peuple ? 

En tous cas, une loi quasi certaine de notre nature est que les principes sont bons, mais que la mise en oeuvre pèche…

Et si, au lieu de rêver à une 6ème République, il fallait chercher ce qui n’a pas marché dans la 3ème ?

L'énigme de Gaulle

Le général de Gaulle est un marronnier de ce blog : comment juger son action ?

Une première idée que j’ai eue en lisant sa biographie est que cette action a produit l’effet inverse de celui qu’il en attendait. Fâché de l’instabilité du régime politique français, il a pensé qu’un retour à une forme de pouvoir monarchique était ce qu’il fallait au pays. L’alliance du peuple et du gouvernant tiendrait les « intérêts spéciaux » en respect, comme sous l’ancien régime. C’est le contraire qui s’est passé. Le pays est devenu une forme de démocratie anglo-saxonne dirigée par deux partis, frères ennemis, représentant les « intérêts spéciaux ». (René Rémond, sur le sujet.)

Une seconde idée m’est venue récemment. Pour nous, l’après guerre est un temps de calme et de bonheur. Or, il n’en fut rien. Jamais la France n’a été aussi inflammable. Côte à côte on trouvait des déportés et leurs dénonciateurs, des résistants et des collaborateurs, une armée revancharde qui a fini par tenter un coup d’état, un parti communiste, cinquième colonne de Staline, qui récoltait pas loin d’un tiers des votes, des intellectuels hier pacifistes, maintenant « engagés », qui rêvaient de terrorisme, des Américains qui voulaient liquider la France, pour lui ôter l’envie de repartir en guerre… Et on ne compte plus les attentats contre de Gaulle.

De Gaulle et les politiciens de son temps ont réussi à créer quelque-chose d’invraisemblable, de miraculeux : un élan qui a embarqué le panier de crabes français dans une grande course vers le « progrès ».

Peut-être que, si de Gaulle avait analysé les raisons de ce « miracle », il n’y aurait pas eu de cinquième république ?

Instabilité française

La cinquième république a pour cause notre instabilité. Durant la 3ème république, les gouvernements valsaient sans arrêt. Le général de Gaulle est revenu à un régime semi monarchique. Il ne donne pas satisfaction : un homme seul, et a fortiori un homme politique, a-t-il les capacités pour gouverner seul une nation ?

La 3ème république a probablement été construite sur le modèle des démocraties antiques. Or, ces démocraties n’étaient pas stables. Les décisions étaient prises sur des coups de tête d’une foule enflammée par un orateur. C’est ce qui semble être arrivé à la 3ème république. Le discours de Clémenceau, que l’on prend d’ordinaire pour un homme à poigne, a fait sauter moult gouvernements, y compris un des siens !

Et si ce qui manquait à l’assemblée nationale était un procédé de décision collectif efficace ? Et hop, on passe à la 6ème république ?

(Exemple de technique efficace ?)

Président Albert Lebrun

Le président Lebrun, c’est l’idéal et la fin de la 3ème République. Fils de cultivateur, il est remarqué par un instituteur. Il sort major de polytechnique. L’ascenseur social à son maximum. A 29 ans, il est le plus jeune parlementaire français. Quelques années plus tard, il est président de la République. Ce sera le dernier de la troisième. Mais, en ces temps, le président de la République n’avait pas de pouvoir. Il ne pourra guère influer sur le cours des événements. (Source : wikipedia.)

Des changements de la France ?

La Faute de Charles le grand ?

Le rêve de la troisième et de la quatrième républiques, c’était un peuple qui se gouverne. Seulement, ce n’était pas très stable. Alors, Charles de Gaulle a eu l’idée d’une légère modification. Il s’agissait de remplacer le gouvernant par un monarque.
Mais les choses n’ont pas tourné comme prévu. Le monarque a été remplacé par deux courants opposés. Gauche et droite. Et cela a conduit à une série de règlements de comptes, bien loin des préoccupations fondamentales, et existentielles, du citoyen. Et de l’intérêt général, qui est aussi l’intérêt particulier bien compris du dit citoyen. Et ce quel que soit sa fortune, ses opinions ou autres.

Qu'est-ce qu'une République ?

Définition du Robert : République, forme de gouvernement où le pouvoir et la puissance ne sont pas détenus par un seul, et dans lequel le chef de l’Etat n’est pas héréditaire.
C’est le général d’un précédent billet qui m’a mis sur cette piste. Il disait qu’il fallait en revenir au sens des mots. Il prenait République en exemple. (Curieusement, sa définition n’est pas celle du Robert…)
Qu’avait-il en tête ? Je n’en sais rien. En tout cas, cela montre qu’en revenir aux définitions ne nous mène pas très loin. Celle-ci est extrêmement large et peut englober quasiment toutes les formes de gouvernement, y compris celles de l’URSS d’après Staline ou de la Chine actuelle. De manière surprenante, ce serait presque les USA qui s’en éloigneraient le plus. En effet, on y est président par dynastie. Il y a eu les Roosevelt et les Kennedy, il y a les Bush, et les Clinton. Les prochaines élections pourraient voir Jeb Bush affronter Hillary Clinton. Vive la démocratie ?