Antisémitisme de gauche

Les scores élevés sur la seconde dimension, nouvel antisémitisme, structuré par la critique d’Israël, vont de pair avec un niveau d’études et de revenus élevé (), un fort intérêt pour la politique, un positionnement politique de gauche ou d’extrême gauche (notamment une proximité affirmée avec les composantes de la NUPES – Insoumis, PS, EELV, PC), des scores particulièrement bas sur toutes les échelles de préjugés et d’autoritarisme, et l’absence d’affiliation religieuse () et ils sont associés à une image négative de la Palestine (0,44).

Telos

En fait, cet « antisémitisme » semble plutôt un anti sionisme. Curieusement il serait aussi anti palestinien. Serait-ce un anti-tout ? une forme de nihilisme ?

Ou une dérive de la bien-pensance ? Israël colonisateur occidental ?

Un moyen de se donner bonne conscience, à peu de frais : on attaque un ennemi qui ne vous veut pas de mal ? (Une tactique qui est peut-être plus dangereuse qu’on ne le pense : qui peut faire une différence entre le bon et le mauvais Occidental ?)

Mystérieux.

Rigueur intellectuelle

La BBC annonçait que, en Angleterre, les femmes noires et asiatiques mourraient significativement plus en couche que les femmes blanches. Explication : racisme.

Curieusement, la BBC ne se demandait pas si un pays dont le premier ministre s’appelle Rishi Sunak, où Humza Yusef est le nom du leader du mouvement de libération de l’Ecosse, est fondamentalement raciste.

Et si d’autres facteurs entraient en jeu ? Richesse ? Niveau d’éducation ? Histoire de la famille ? Culture d’une société fondamentalement inégalitaire ?… Pourquoi ne pas comparer les conditions de vie de ceux qui ont un duc parmi leurs ancêtres, avec celles du reste de la population ?

L’analyse de la BBC ressemble fort à un biais de confirmation. On ne trouve que ce que l’on cherche. Et, la façon de formuler une question oriente sa solution. Dommage que la rigueur scientifique ne soit plus enseignée ?

Rainbow nation

En Angleterre, le gros du personnel politique à potentiel n’est pas d’origine locale. Comment, après cela, prétendre que l’Occident est raciste ? 

La particularité de l’Occident est, probablement, que la culture (au sens anthropologique) y est plus importante que la race. Ainsi, les Anglais étaient anti sémites avant de réaliser que les Juifs étaient les champions du jeu national : le « business ». 

Si son empire prend le commandement de l’Angleterre, cela tient probablement à ce qu’elle avait colonisé des cultures qui lui ressemblent et que sa propre culture veut que toutes les élites soient soeurs. 

Quant à la France, le phénomène fut identique au temps de Romain Gary, mais il semble qu’elle soit parvenue à détruire sa culture. La recette du communautarisme et du racisme ? 

Rainbow Nation

Violentes manifestations d’hostilité aux immigrés, en Afrique du Sud, était-il dit, il y a quelques jours. 

Curieux. On a accusé l’homme blanc d’être raciste. Mais il n’a pas l’air d’être le seul dans son cas. 

Et même. Il n’y a qu’en Occident que l’on trouve une tel mélange de populations ! Non seulement, c’est inconcevable ailleurs, mais, on y tolère même rarement une différence de religion ou d’opinion ! 

Et qu’est-ce qui rend l’Occident aussi résilient ? Ce sont ses valeurs. La France a été le pays des droits de l’homme, et les USA, « land of opportunity ». 

Faudrait-il les redécouvrir ?

Noir et créole

On parlait de la compagne de Man Ray comme d’une « noire ». Or, c’était une Gouadeloupéenne. 

Dans ma jeunesse, les Gouadeloupéens n’étaient pas des « noirs », mais des créoles. (Pour mon dictionnaire, vieux ?, le créole était un Français qui vivait aux Antilles.) Henri Salvador, par exemple, n’était pas « noir », il n’était d’ailleurs rien du tout, sinon un chanteur qui avait un gros succès.

Les noirs étaient africains. Ceux que l’on appelait « noirs » en Amérique étaient au mieux marrons. Je ne me souviens pas avoir entendu Joséphine Baker, par exemple, être qualifiée de « noire ». (Mes souvenirs flous en font une sorte de « people » qui avait eu une vie extraordinaire, et qui avait adopté un grand nombre d’enfants. Ce qui dominait la mythologie familiale, c’était l’ascenseur social…)

J’ai aussi été très surpris que l’on traite les Indiens (d’Inde) de « noirs ». 

A quel moment notre définition de « noir » a-t-elle changé ? Je soupçonne que l’on a adopté les usages américains. C’est probablement le fait des nouvelles générations. D’une certaine façon, il y a assez peu de transmissions entre générations. Les jeunes prennent ce qui est dans l’air, d’où qu’il vienne ?

Du danger d'être victime

Emission de la BBC, il y est question de Jamaïcains qui sont des victimes, à la fois de l’esclavage, de la discrimination vis-à-vis des noirs, et du réchauffement climatique, le « global north » péchant, et le sud payant la note. 

Des amis parlaient du Liban. Les envolées lyriques de M.Macron n’ont rien changé. Le pays s’enfonce dans la chaos. Commentaire : les Libanais s’adapteront. D’ailleurs, se plaignent-ils ? 

Même lorsque l’on est une victime, il n’est pas bon pour la santé d’en être convaincu, car qui viendra à votre secours ? 

Intelligence artificielle raciste

Hier, Le Monde annonçait que l’intelligence artificielle de Facebook avait confondu des singes et des noirs, et s’en excusait. 

Voilà qui rappelle de bien vieux souvenirs. 

Acte manqué ? Et si l’IA n’était qu’un révélateur de préjugés ? Et si elle ne nous apprenait rien des autres, mais tout de nous ? 

Cela n’est pas aussi paradoxal qu’il y paraît. En effet, l’IA doit « apprendre » pour pouvoir décider. Or, elle apprend de ce dont on l’a nourri. Et nous la nourrissons de ce que nous pensons important. C’est aussi ce que nous faisons avec nos enfants. Mais, eux, ont un avantage sur l’IA. Ils possèdent d’autres sources d’information que nous. On ne naît pas homme, on le devient. Tout le contraire pour l’IA.