Un livre cité par ce blog dit que Freud n’est pas sérieux. Rien de ce qu’il affirme ne peut être testé.
Est-ce sûr ? Ce que l’on en a retenu est surtout que parler fait du bien. Et cela a été testé.
Freud semble dire que nous plaçons dans notre inconscient ce que nous ne voulons pas regarder en face. Je me demande si notre mécanisme d’appréhension du monde n’est pas double. Il y a, d’une part, la raison, de l’autre « autre chose », que l’on nomme l’inconscient. Ma théorie est que les deux « captent » plus ou moins en même temps. Ou même que l’inconscient est le premier à « capter » : c’est le réflexe, ou l’évaluation « inconsciente » de la distance entre deux voitures. La raison est extraordinairement limitée. Du coup, elle fait beaucoup d’impasses. Ce n’est pas qu’elle ne veut pas le danger, elle ne le voit pas. Elle est bête. Mais il est vécu par l’inconscient, qui le stocke. Ce qui fait qu’il revient nous hanter, comme le font les cauchemars de concours, dont parlait un précédent article.
Pour éliminer ces sources de stress, il semble qu’il faille qu’ils passent par la raison. En parler pourrait donc avoir deux fonctions. D’une part transformer en mots quelque-chose « d’impalpable ». Ce qui est un exercice complexe, parce que c’est probablement un travail d’invention, pas de catégorisation. Les mots se créent avec ce qu’ils expriment. Ensuite permettre à la raison, une fois qu’elle est parvenue à poser le problèmes en des termes qu’elle comprend, à régler la question.
