Étiquette : PS
La gauche sans le peuple
Le cannabis du Parti Socialiste
La gauche contre les droits de l'homme ?
France culture (qui, par ailleurs, semble entrée dans l’opposition au gouvernement) parlait hier du racisme en France. Il serait en croissance. La raison en serait, en partie, le FN. Il s’en prendrait aux minorités qui ne respectent pas les droits de l’homme.
Ce qui m’a surpris. Le FN se serait-il accaparé les droits de l’homme ? Ce qui forcerait le PS à défendre ceux qui ne les respectent pas ?
Entreprises et Etats : la paix des braves ?
Entreprises et Etats doivent s’entendre. Ils sont complémentaires, pas ennemis. En prétendant à l’autorégulation, le monde des affaires a entraîné une surréaction de l’Etat. L’un et l’autre sont engagés dans un cercle vicieux du gendarme et du voleur. Le rôle de l’Etat, c’est la formation, les infrastructures, la recherche et l’aide au lancement de l’entreprise. Le rôle de l’entreprise, c’est l’industrialisation et le marketing de l’innovation. Pour cela elle a besoin avant tout de règles du jeu claires et stables.
Plus de Dieudonné
Je n’entends plus parler de Dieudonné. Ouf. Cette histoire me fait me poser 3 questions :
- Étrange sensibilité de notre système. Il réagit de manière disproportionnée à d’infimes stimuli. Je me demande si l’examen de sélection du journaliste n’est pas d’être « anti Dieudonné » (ou équivalent Dieudonné, comme il y a un équivalent TNT).
- Ne peut-on pas faire un rapprochement avec la France d’entre deux guerres ? Elle était persuadée que le mal était en son sein. Parfois, qu’il était représenté par ceux qui voulaient stopper la menace nazie (qui, longtemps, n’avait pas les moyens militaires de la France).
- Le plus curieux est que cette critique, de gauche, semble brûler ce qu’elle a adoré. Dieudonné, par exemple, n’a-t-il pas les caractéristiques physiques d’une victime de la lutte des classes ? Et, les Israéliens, pourquoi sont-ils toujours condamnés, sans le moindre procès ? Pourquoi l’intervention de l’armée française n’a-t-elle soulevé aucun débat au sein d’un PS dont le fonds de commerce est l’anticolonialisme ?… Hasard ? Ou amour déçu ? Celui que l’on croyait une victime a refusé le martyr qui justifiait son statut ?
Education de pauvres
(Je crains que M.Ayrault n’ait récemment déclaré que les résultats désastreux de la France, mesurés par Pisa, l’encourageaient à continuer dans cette voie. J’espère avoir mal interprété sa pensée.)
De la démocratie sociale en France
Apparemment des députés de la majorité parlent de démocratie sociale. Ce qu’ils entendent par là est mystérieux pour moi. Mais il y a quelque-chose qui me semble juste :
« Aucune réforme économique ne peut s’inscrire dans la durée sans un dialogue social permanent » et « la qualité de ce dialogue est un élément essentiel de la compétitivité du pays »
Le problème de la France est une disjonction entre peuple et dirigeants. Le peuple se méfie de son gouvernement. Ce qui rend quasi impossible le moindre changement. Or, les problèmes du pays viennent en grande partie de ce que notre environnement a massivement changé, et que nous sommes restés inertes. Nous subissons donc la loi de l’étranger, qui n’est vraiment pas dans notre intérêt.
La France ne pourra bouger, et bouger intelligemment, que si elle est solidaire. Et, à défaut d’un dirigeant de droit divin capable de formuler une vision dans laquelle la nation se reconnaisse, type de Gaulle, le meilleur moyen pour ce faire et de favoriser le partage de la prise de décision. Ce qui semble être ce que l’on entend par démocratie sociale.
Malheureusement, nous ne sommes pas Allemands. Un des fondements de notre culture est le conflit. Nous sommes formés pour cela. C’est quasiment un réflexe pavlovien. Et pas uniquement de la CGT. Mais surtout, ce qui nous manque est le sens pratique allemand. C’est d’ailleurs ce qui me fait croire, comme la CGT, qu’un accord de flexisécurité va se traduire par une augmentation du chômage, et une dégradation de la compétitivité du pays. Car la flexisécurité sous-entend de pouvoir former et replacer les personnels licenciés. Or, nous n’avons aucun dispositif pratique pour ce faire. Son adoption risque donc de conduire à des vagues de licenciements, à une dépression générale de la consommation, mauvaise pour l’entreprise, et à un gonflement des charges de l’Etat, qui devra payer une cohorte supplémentaire de chômeurs.
La démocratie sociale ce n’est pas que de belles paroles, c’est surtout de l’action concrète. Et, dans ce domaine, le Français est invraisemblablement handicapé.
Conception française du changement
Je n’aurais jamais rêvé d’un tel exemple. Informations de midi trente, France culture. Un journaliste interviewe un élu, socialiste et marseillais. Il est question des foules qui se massent à Paris contre le « mariage pour tous ». Le journaliste demande au politique si le gouvernement a fait suffisamment de pédagogie. A quoi il est répondu que la pédagogie est faite. La mesure était dans le programme électoral de notre président.
1) Il faut expliquer patiemment au Français ce qui est le bien. Avec ses seules capacités, il n’y parviendra pas. (Quant au bien il tombe tout cuit dans la tête de celui que Dieu a choisi.)
2) Je suis le chef, je décide, tu obéis. Le débat démocratique ? C’est mettre un bulletin dans une urne tous les 5 ans. C’est cette définition qui nous correspond le mieux. Elle n’est jamais aussi bien exprimée que par un homme de gauche.
Recomposition du Paysage Politique Français
La France ressemble aux USA, une fois de plus. L’UMP part à l’extrême droite. Elle y semble moins légitime que le FN. Et cela ne paraît pas le souhait du gros de son électorat. Et encore moins celui des centristes, qui se reconstituent en mouvement.
Mais, aux USA, le parti Républicain est extensible. Ses élus font, en grande partie, ce qu’ils veulent. Nos partis, eux, sont des godillots. Et le godillot, ça éclate. Cela ne va-t-il pas être le cas de l’UMP ? S’il se divise, les alliances au centre deviendront possibles. Mais aussi une dislocation de la gauche, dont l’unité n’aurait plus d’intérêt.
Qu’en résulterait-il ? Instabilité gouvernementale comme avant la 5ème République ? Ou les tensions fratricides de notre culture se sont-elles calmées depuis ? Un régime de coalition à l’Allemande peut-il survivre ? Avancée démocratique, finalement ?

