Hoshin

Découverte il y a quelques temps du Hoshin, technique japonaise qui aurait beaucoup été utilisée par HP. (Strategic Planning With Hoshin)

Idée ? Dire ce que l’on rêve de faire (par exemple éliminer la dette du pays, pour notre gouvernement). Identifier les actions nécessaires pour réussir et concentrer l’attention de tous sur elles.

Parallèlement, identifier les processus critiques de l’organisation (par exemple la qualité de l’enseignement national), leur fixer des indicateurs, et s’assurer qu’ils restent au niveau désiré.

Tout ceci fait l’objet de quelques tableaux, et d’un suivi implacable.

Compléments :

  • Pourquoi les Japonais se perdent-ils dans des rites politiques d’une grande subtilité mais d’une totale inefficacité, alors ? (The mud-lover)

Prospective : se projeter dans l’avenir

Définition de prospective que je ne connaissais pas. La prospective c’est se projeter dans l’avenir. Plus exactement c’est trouver l’avenir attirant parce que l’on y a créé un projet motivant, que l’on sait pouvoir mener à bien.

L’avenir ne se prévoit pas, il se prépare. (Maurice Blondel)

Notre période manque singulièrement de prospective : on n’y parle que fondamentalisme ou (néo)conservatisme, retour vers les valeurs du passé ou à la nature… Aurions-nous un problème avec l’avenir ?
Compléments :
  • L’article : RICHOU, Saphia, BERTIN, Evelyne, Prospective et Psychanalyse : des espaces de transition pour bâtir le futur. Colloque « Prospective et Entreprise », Paris, 6 décembre 2007.
  • Une version de la transformation d’identité de Maslow ?

Médias, Internet et modèles économiques

Décidément, ce que disaient nos beaux esprits durant la bulle Internet était idiot.
Qu’est-ce qui fait gagner de l’argent aux médias ? Les vieux et les médias traditionnels. (Les jeunes sont fauchés, et la pub sur Internet ne rapporte rien.) Pas le gratuit payé par la pub, mais l’abonnement ! (Peggy Sue got old)
C’est le monde de la prévision qui marche sur la tête ! (Ou avait-il d’autres intérêts que de nous dire la vérité ?)

Prévoir mathématiquement les révolutions ?

Les scientifiques caresseraient l’espoir de prévoir les changements sociaux. Deux possibilités :
  1. Identifier l’équivalent de la température pour l’eau, un indicateur qui avertisse du risque d’une transition de phase.
  2. Repérer des signaux annonciateurs. Par exemple « des réponses ralenties aux petits changements, une tendance des acteurs à adopter le même comportement ».
L’article se préoccupe des changements de régime, mais ces travaux semblent aussi s’appliquer aux crises économiques.

Appel à commentaires

Comme expliqué par Cordonnier mal chaussé, mon projet de donner une seconde version à mon livre de 2003 a débouché sur 2 livres et de quoi en faire un troisième. (Et le livre de 2003 n’a pas été remplacé !) Et aussi un problème : quel thème pour ce potentiel quatrième livre ?
Après réflexions, j’ai abouti à une ébauche de quatrième de couverture :

Enrichissez-vous ! disent les gouvernements du monde. L’économie est la règle du jeu universel.
Nous, Français, l’avons trop longtemps méprisée. Nous avons pris beaucoup de retard sur les autres nations, notamment anglo-saxonnes. Aujourd’hui, nous n’avons plus le choix. Nous devons les battre à leur propre jeu. Et ce n’est pas tout. Nous ne devons pas y perdre notre âme.
Que faire ? N’imitons pas, nous ne serons jamais à la hauteur des précurseurs. Trouvons des voies peu explorées. 2 résultats montrent où chercher.
Tout d’abord le capitalisme a un petit nombre de règles. Ensuite, il existe deux stratégies pour y jouer. La stratégie individualiste (« diviser pour régner »), poussée à la perfection par les sciences du management, et la stratégie « sociale » (« l’union fait la force »), redécouverte avec le développement récent d’Internet. Cette dernière est la plus efficace : elle exploite les effets accélérateurs du « système complexe » qu’est l’organisation humaine.
Or, le meilleur moyen d’utiliser ces effets n’est pas l’ordinateur, mais de suivre ce que nous dit notre conscience. Paradoxalement, la science du management nous facilite la tâche. Elle doit, simplement, être utilisée d’une manière nouvelle.
Construit sur un grand nombre d’exemples réels, ce livre montre comment nous servir de ce qui nous tient le plus à cœur pour devenir des Homo Oeconomicus efficaces. C’est aussi un moyen original de découvrir ou relire les sciences du management en leur enlevant l’aspect rébarbatif que leur donne l’enseignement traditionnel.

Qu’en pensez-vous ?