2021 : anti 68 ?

Le soixante-huitard fut ultra matérialiste, il voulait profiter à plein de la société de consommation, et anti paysan (représentant de la France rétrograde qu’il haïssait). C’est ce que rappellent le film La fiancée du pirate et Le pape des escargots

Le soixante-huitard est, aujourd’hui, écologiste ! Comment imaginer un mouvement de balancier plus radical ? 

Mouvement de la société, dans son ensemble ? L’après guerre fut un amour aveugle du « progrès ». La réaction est d’autant plus brutale que l’aveuglement a été grand ? 

Frankreich über alles ?

Le danger, pour la France, c’est l’Allemagne. L’hostilité de M.Trump l’avait rapprochée de nous. Mais elle peut penser que ses intérêts sont du côté de M.Biden. Et, alors, c’est reparti comme avant. Le bloc européen n’aura été qu’un rêve. 

Or, la cigale française va sortir du coronavirus dans un état financier bien plus critique que celui dans lequel elle était auparavant, alors qu’elle souffrait. Et on ne vivait pas encore à l’ère du rapport de forces, avec les blocs chinois ou américains. 

Que faire ? Nous vivons de la charité de l’Allemagne. Il faut retrouver notre autonomie. Alors son intérêt sera de rester en Europe. 

Coronavirus : un sain rappel aux réalités ?

Ce blog a toujours tort. C’est le cas, une fois de plus. Il n’avait pas prévu le coronavirus.

Aussi bien l’aérien que le ferroviaire étaient en grèves, interminables, on n’entend plus parler d’eux. On raconte, un peu partout que, devant l’incohérence des ordres qu’on leur donnait, les médecins ont décidé de prendre la situation en main. Le livreur, le caissier, l’éboueur… sont devenus essentiels. Brutalement, les lignes de force ont changé.

Et maintenant, c’est le patron de PME, qui est essentiel. Si la PME s’effondre, chômage de masse. Pire : si elle ne fait pas croître ses bénéfices, impossible de payer la dette du coronavirus. On ne peut pas compter sur la multinationale, qui va au plus offrant. 

Après les année financières et numériques, la réalité nous a rappelés à l’ordre ? 

Coronavirus, vent et vague (à l'âme)

Coronavirus + Brexit = tempête parfaite ? Et sera-ce tout ? Et si l’aléa épidémique, climatique ou autre, devenait notre lot commun ? Vague sur vague ? Condamnés à la déprime ?

Inventons des dispositifs qui absorbent les crises ? Mieux : permettent d’en profiter ? 

Nos techniques sont de deux types :

  • Dirigisme. Après guerre, le gouvernement français a nationalisé de grandes entreprises et y a installé de hauts fonctionnaires. Mais, faits pour appliquer un plan, ils étaient incapables d’en inventer un, donc de s’adapter au changement ? (Ils ont adopté les idées à la mode, et se sont lancés dans des courses à l’effet d’échelle, qui ont fait du mal à leurs entreprises et au pays ?)
  • Le quasi laisser faire. On injecte, « d’en haut », de l’argent dans la « machine ». On décide de mesures incitatives. Mais cela ne marche pas, parce qu’il faut réorienter des millions d’entreprises (la crise crée des besoins, et en élimine d’autres), et qu’elles ne savent pas comment s’y prendre. 

Trouvons un juste milieu à la Aristote ? De nouveaux « rites sociaux » qui aident entrepreneurs, citoyens, fonctionnaires, élus… à trouver la bonne voie ? sans prétendre être plus intelligent qu’eux ? C’est le vent qui fait avancer le bateau !