2021 : année intelligence naturelle ?

On n’entend plus parler d’intelligence artificielle. Curieux. C’est une technique d’analyse de données, et, dans cette crise on aurait bien eu besoin de savoir ce qui se passait. C’est au pied du mur que l’on juge le maçon ? 

L’IA est partout dans notre vie. L’antispam de quelqu’un avec qui j’ai fondé une association, m’a vite repéré comme indésirable. Pour échanger avec lui, j’ai dû changer d’adresse. Au moins un autre des partenaires de l’association doit passer par moi pour communiquer avec mon cofondateur. L’antispam a-t-il une règle qui lui dit « fréquence d’échange = spam » ? Ou « gmail = spam » ? 

L’IA a des intérêts. J’utilise la traduction automatique pour ce blog : cela va vite, et je ne laisse plus d’anglais dans le texte. Mais les traductions ne sont que rarement vraiment justes. Pour certaines langues, elles ne marchent pas (à moins qu’il ne faille utiliser l’anglais comme langue intermédiaire ?). Et quand elles sont fausses, elle le sont pour des bizarreries ou des confusions de sens.

L’IA semble fonctionner par corrélation. Or, tout ce qui compte vraiment dans notre vie, à commencer par les virus ou le grand amour, sont des exceptions !

L’exception, le propre de notre intelligence ? Après avoir pensé que la machine allait effacer l’homme, va-t-on redécouvrir qu’il possède des capacités, exceptionnelles et mystérieuses ? Sujet de recherche, plein de promesses : pourquoi l’IA ne marche pas ?

2021 : rien ne va plus ?

Un ami me demandait ce que l’on pouvait me souhaiter. Je lui ai exposé mes préoccupations :

On me décrit le Français comme « anesthésié ». Personne ne semble vouloir regarder la réalité en face. Pour des raisons évidentes, des entreprises déjà fragiles, percluses de dettes, et qui ne retrouveront pas leur chiffre d’affaires, 21 pourrait être une année de faillites et de chômage de masse. Or, la crise de 29 a produit des horreurs. 

Nous sommes en danger, et la France, nation faible et divisée, au milieu d’une Europe faible et divisée, menée par une Allemagne tentée de suivre son intérêt à courte vue – qui n’est pas européen, au milieu d’un monde de fanatiques armés jusque aux dents – par les Occidentaux, n’est pas dans la meilleure des situations. 

Après les avoir vilipendées, nous découvrons que nous sommes porteurs de valeurs auxquelles nous tenons, et qui pourraient bien avoir une portée universelle, contrairement à ce que l’on a prétendu, violemment, ces dernières décennies. Sans nous, le monde ne sera peut-être pas très bon à habiter.
Notre pays a tout ce qu’il faut pour réussir. Mais que ce soit son administration (ou « mille feuille »), ses entreprises, et même ses associations, tout est en morceaux. Tout le monde se méfie de tout le monde. 2021 sera-t-elle l’année du sursaut ?

Le grand dérangement, c'est pour maintenant ?

Blog du changement. Blog d’observation. Depuis quelques années, le changement a commencé. Il accélère. Mais il a pris un aspect inconcevable. Armageddon, dirait Hollywood ?

Voici, comme chaque année, des idées en vrac sur son compte. 

  • Yang et Yin. Je le répète depuis quelques années, on passe du Yang au Yin. Après le règne de l’égoïsme, l’humanité redécouvre le « contrat social ». Le virus lui a donné un bon coup d’accélérateur. Suffisant ?
  • Le virus ? Lui et ses frères sont probablement là pour rester. Ce sont des contreparties de la « globalisation ». Le vaccin sera social, ou ne sera pas : inventons des modes d’échange et de vie qui fassent avec les épidémies ? 
  • La crise de 21 ? Crise de 29, bis repentira ? Crise « existentielle », au sens de la philosophie ? (Confrontation à l’absurde, dont on ne se sort que si l’on découvre les valeurs, qui valent réellement le coup de vivre pour elles.)
  • L’écologie ? Nous sommes tous écologistes. Mais c’est un détournement. Une excuse pour une relance industrielle. Le triomphe de l’ingénieur. Eviterons-nous l’énantiodromie ?
  • Les USA ? Retour à la normale, et à la raison. Tout en continuant le repli sur leur île et sur leurs intérêts démarré par M.Obama, et avant lui. Souverainisme, règle du jeu mondial ?
  • La Chine ? Baroud d’honneur avant déclin inéluctable ? Taiwan, nouvelle guerre de Corée ? L’OTAN reconstitué, pour faire face à la menace ? UE, arbitre ? Mais l’agressivité est-elle dans la nature chinoise ?
  • L’UE ? Résistera-t-elle à son démon, l’égoïsme, et ses manifestations ? Ses pays deviendront-ils « responsables » ?
  • L’Afrique ? Le berceau de l’humanité lui fait honte ! Quand il aura retrouvé sa joie de vivre, la planète sera sauvée ? Fin de l’Histoire ? 

Internet über alles ?

Année du virus, année Internet. Télétravail, et commerce électronique : changement immédiat. 

Deux questions : 

  • Ecologie. Le tout Internet c’est terrible : consommation d’énergie, émission de CO2, besoin de métaux rares, matériels non recyclables ultra polluants… `
  • Indépendance de la France. Lorsque l’on me demande d’où vient ma famille, je réponds : prenez une carte de la Corrèze, c’est au milieu de la tâche verte. Il en est de même pour la France, en ce qui concerne Internet. Nous semblons totalement démunis. Nous n’avons ni applications (GAFA), ni matériels (Huawei). Même le débit nous est compté. Pourtant, nous n’étions pas sans atouts. Peut-on se tirer d’affaires ? Sans répéter nos erreurs ?

La classe moyenne va-t-elle connaître une nouvelle jeunesse ?

Un médecin me racontait que les laboratoires pharmaceutiques ont voulu se passer des médecins. Ils ont fait de la vente directe de Viagra. Mais cela n’était pas bon pour la santé. 

Les grands de la cosmétique auraient fait de même avec les coiffeurs (un billet précédent.). Et un syndicaliste paysan m’expliquait qu’après avoir voulu supprimer les « corps intermédiaires », on découvrait leur utilité. (Dans la mise en oeuvre de mécanismes de solidarité.)

Ce blog explique, presque depuis ses débuts, que l’élimination des corps intermédiaires était la volonté de nos gouvernants. Idée apparemment venue de l’Angleterre Thatcherienne, qui s’est répandue, via l’UE, devenue un club d’agents du changement. 

Je croyais que cette politique visait des organismes publics ou para publics, comme les chambres de commerce ou le corps des ponts, mais, le véritable objet de ce changement n’était-il pas le « corps intermédiaire » par excellence : la classe moyenne ? (cf. le « modèle du sablier ».)

Est-ce ce que Thomas Piketty a vu comme un nouveau capitalisme ? Ou ce que les Allemands appellent « Platform Kapitalismus » ? Car, pouvoir et capitaux se concentrent entre les mains d’un nombre infime d’intermédiaires. Dans ce modèle, un constructeur automobile ou aéronautique ne construit, ou même n’assemble, rien. Il est une place de marché. Idéalement, l’automobile n’aurait plus été qu’un logiciel, une iCar. Quelques individus, détenteurs de capitaux, possèdent ces noeuds du réseau humain. D’où une société de classes, avec une infime aristocratie d’un côté, et le reste de l’humanité, de l’autre. 

La classe moyenne est le stabilisateur d’un Etat, dit Aristote. Dès qu’elle a commencé à être sérieusement attaquée, il en a résulté des troubles à l’ordre public ? 

On ne change pas une équipe qui perd

La réforme est la cause des problèmes français, pas le Français. Une idée fixe de ce blog, qui semble confirmée par les faits. Les têtes doivent-elles rouler ? 

L’erreur est le prix de l’apprentissage. Et gouverner un pays, ou une entreprise, ce n’est pas qu’être un décideur, c’est être un virtuose d’une quantité de rites, notamment concernant les relations internationales, c’est un métier. Et ce métier, nos gouvernants le possèdent, pas nous. 

Ce qu’a frappé le « dégagisme » a été une forme de cynisme, de la classe politique. Outre la maîtrise des rites, un gouvernant doit, donc, avoir une éthique de l’intérêt général. Il est probable qu’elle a plus de chances d’être présente chez l’énarque que chez le professionnel des élections, le « politicard ». 

Voilà pourquoi les révolutions ne sont pas une bonne idée ? 

(En revanche, il serait agréable que ceux qui sauvent leur tête aient un peu de reconnaissance pour ceux qui ont fait les frais de leur apprentissage. Cela corrigerait le vice que nous reproche le plus l’étranger : l’arrogance.)

L'humanisme contre la complication

Ce que l’on écrit sur le changement a radicalement changé en quelques années ! 

Le changement avait pour but de libérer la créativité de l’individu, vue comme condition de celle de l’entreprise. Objectif : « anomie » (absence de règles) ! 

Or, l’initiative individuelle n’a pas que du bon. Il faut l’encadrer. D’où un empilage de règles, contradictoires !, et d’énormes structures bureaucratiques. Résultat : vous travaillez pour rien ! Pourtant, ce n’est pas faute de vous épuiser. Yves Morieux, auteur de Smart Simplicity, appelle ce phénomène : « complication ». 

Contre-mesure ? Faire simple. Comment ? Libérons la société, et l’individu. La complexité, c’est le propre de la vie ! La solution à la complication : c’est l’humanisme !

C'est l'entraîneur qui gagne le match

Nous sommes les plus intelligents, donc nous devons diriger. Voilà ce que l’on a entendu. 

Hypothèse implicite : diriger, c’est décider. Et une décision, c’est instantané. Et c’est l’Education nationale qui sélectionne le décideur instantané !

Vous pensez qu’Einstein a mis au point sa théorie en un claquement de doigts ? Et qu’il aurait pu le faire sans les géants sur les épaules desquels il était perché ? Et qu’il aurait été sélectionné par notre Education nationale ? 

Gagner un match, ce n’est pas prendre de bonnes décisions, c’est passer des années à construire une équipe, qui gagne. Et si l’on se demandait comment créer une culture d’entraineurs ? 

2020 : une page se tourne ?

2020 aura-t-il été la fin d’une époque ? 

Celle des milliardaires salariés (les « working rich ») et des intellectuels, élite de diplômés ? Celle de l’égoïsme poussé à l’extrême ? Celui qui refuse toute contrainte, réglementation et morale ? Règne du rapport de force, et de la manipulation de tout, en particulier parce qu’il jouit d’une « autorité » ? Triomphe du « pervers narcissique », celui qui détourne le « contrat social », pour mettre l’humanité à son service ? Destruction des protections, de la classe moyenne, et creusement des inégalités ?

Les conséquences du laisser faire nous amènent-elles à tourner la page ? Les égoïstes découvrent les bénéfices de la solidarité ? 

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Et nous sommes dirigés par une élite. 

Shabbat de la Terre ?

Je me suis demandé si le premier confinement n’était pas, en quelque-sorte, un coup de semonce divin. Un appel à prendre le temps de la réflexion : et si nous nous égarions ? 

Pour les Juifs, le Shabbat est un tel moment. Et, il y a le Shabbat de la Terre, qui laisse la terre en repos une année. Et si nous vivions un Shabbat de la terre ? Une année pour trouver une voie qui nous sorte de l’erreur. Erreur qui, comme chacun sait, est diabolique, lorsqu’elle persiste.

L’avons-nous mis à profit ? Il y a de quoi en douter. On fait le dos rond. Tout va repartir comme avant, espère-t-on. Même si, pour cela, il faut empiler les dettes, sans savoir comment on les remboursera,  ou nous transformer en OGM. Tout sauf penser ! Pascal l’a fort bien dit. 

Et si, à notre insu, notre cerveau s’interrogeait ? C’est une de mes vieilles théories. Toute la difficulté est de libérer cette pensée inconsciente, en lui montrant qu’elle a un moyen d’agir. Comment y parvenir ? Cela ressortit, si l’on a bien lu ce blog, au miracle ! Une idée de voeux pour 2021 ?