Perceptual mapping

Le perceptual mapping est une technique que l’on n’utilise plus, à tort. Il s’agit de chercher, par rapport à une question donnée, qu’est-ce qui influence une décision. La population se regroupe alors en segments, chacun ayant son « idéal ». Le jeu est, pour une entreprise, de rapprocher son offre de l’idéal qui lui convient le mieux. La difficulté est que l’on ne travaille qu’avec des perceptions pas avec du mesurable. 
Jusqu’ici les partis politiques rendaient inutilisable cette technique. Ce n’est plus le cas. Tentative… Trois candidats semblent toucher des idéaux. M.Mélenchon, avec une sorte de gauche pure et dure, ouvrière, révolutionnaire, M.Macron, du côté radical, M.Fillon, la France conservatrice. Mme Le Pen pourrait souffrir d’un positionnement anti-système, à un moment où le système a disparu. Quant à l’électorat restant du PS, son idéal me semble ressembler plus à Mme Hidalgo, qu’à M.Montebourg, trop proche de M.Mélenchon.

2016 : la défaite du système

L’électeur n’est pas aussi impuissant qu’on le dit parfois. 2016 aura été la défaite du système. Au moins à l’Ouest. Ses représentants : Cameron, Clinton, Hollande et Sarkozy ont coulé, corps et âmes. A leur place apparaissent des visages nouveaux, ou transfigurés. A la logique du calcul égoïste, se substitue ce qui semble le courage d’une conviction personnelle. Ce qui n’exclut pas un art de la manœuvre traitreusement efficace.
La première tentative de renouvellement, les Tsipras, Corbyn, Renzi et autres Podemos, a échoué. On tend à confondre changement et nouveauté… Alors, la nouvelle vague a-t-elle accumulé suffisamment d’énergie pour tenir la distance ? Si oui, faut-il s’en réjouir ?