A quelles conditions vais-je m'abonner ?

La Tribune me demande à quelles conditions je m’abonnerais.

Informer et faire réfléchir, voici ce que j’attends d’un journal. Et il doit être suffisamment complet pour remplacer (quasiment) les autres sources d’information. C’est que j’avais trouvé dans The Economist, avant qu’il soit victime d’une prise de pouvoir par des activistes. C’était probablement ce qu’était Le Monde avant qu’il ne subisse le même sort, en 68.

Reste la question du papier. Je lis mal à l’écran. D’autant que les pages Internet semblent prévues pour le smartphone, et pas pour mon ordinateur.

La presse : retour au point de départ ?

Qu’a changé la pandémie à l’avenir des médias ? (Article de Telos). Tendances accélérées ?

les conséquences économiques pour l’ensemble des médias ont été considérables et se traduiront inéluctablement par d’importantes réductions d’effectifs. Surtout les médias numériques devront accentuer un effort entamé depuis plusieurs années pour développer les services payants afin de compenser la chute croissante de la publicité qui disparait sans espoir de retour. (…) un nombre réduit de titres, en Amérique et en Europe a les moyens de proposer une offre crédible 

 En bref ? L’avenir c’est le journal d’avant ? Un site fermé, payant, où l’on trouve tout ce que l’on veut, sans avoir besoin d’aller ailleurs. Probablement aussi un site dont l’ergonomie est conçue pour le numérique (ce qui n’est pas le cas actuellement). Cercle vertueux : lectorat fidèle veut dire publicité efficace, et, plus besoin d’articles gratuits : les sites parasites (Facebook ou les applications pour jeunes) n’ont plus de contenu.

La montagne accouche d’une souris ? Non, entre-temps, ceux qui ont eu l’habilité de nous faire croire au père Noël gratuit se sont enrichis ?

Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. 
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. 

Le coronavirus et le laboratoire

Finalement, la presse française s’est mise à écrire sur la possibilité d’une fuite du coronavirus d’un laboratoire chinois. Pendant longtemps, elle nous a dit que cela ressortissait à la théorie du complot.

L’hypothèse semble d’autant plus sérieuse que, contrairement au passé, le gouvernement chinois paraît fermement décidé à ne pas rechercher les causes de l’épidémie. Ce qui laisse penser qu’il les connaît.

L’attitude de la presse française est surprenante. Et peut-être aussi celle des milieux médicaux. Car, la première fois que j’ai entendu évoquer cette hypothèse, c’était bien avant le confinement, dans un laboratoire de recherche, et par un de nos meilleurs chercheurs. Ensuite, un autre médecin m’a expliqué que les laboratoires étaient des endroits propices aux mutations. Ce qui est évident. (En outre, les Soviétiques ont envisagé d’utiliser le virus de Marburg, un parent d’Ebola, comme arme de guerre. Des chercheurs auraient été contaminés.) Peu de temps après, j’ai trouvé un article sur le sujet sur le site de Mediapart, dont l’argumentation correspond à ce qui est dit aujourd’hui. Curieusement, il a disparu.

Il reste un aspect mystérieux de l’affaire. Pourquoi a-t-on parlé de VIH ? Immédiatement, la rumeur a été contrée, en expliquant que c’était une illusion statistique. Mais ce contre-argument était-il sérieux, ou visait-il à nous rassurer ? Il se trouve que le hasard de mes missions m’a fait rencontrer, il y a quelques années, un laboratoire qui travaillait sur le virus du sida. On l’utilise, comme les nanoparticules, pour ses capacités à traverser le système immunitaire. Si on lui retire ce qui le rend pathogène, il peut permettre un traitement ciblé. (On peut aussi chercher à modifier la génétique humaine, avec des effets transmissibles.)

Et si la presse envisageait de « parler vrai » ?

Je n'écoute pas les informations

J’ai remarqué que la plupart des gens que je connais me disent qu’ils s’abritent des informations. Elles sont anxiogènes.

Je suis comme eux. Sommes-nous représentatifs de la société ? En tout cas, je constate qu’il m’arrive ce que je dénonce par ailleurs : pour qu’une information me parvienne, elle doit être portée par quelqu’un de mon réseau. Et elle vient de partout sauf des principaux médias.

Les médias auraient-ils raté leur crise du coronavirus ?

Le coronavirus : un vaccin contre le VIH ?

Le Pr. Montagnier (découvreur du VIH) estime que le coronavirus serait une tentative de vaccin contre le VIH qui aurait échappé au laboratoire de haute sécurité de Wuhan. (https://shows.acast.com/frequence-medicale-et-pourquoi-docteur/episodes/journal-du-160420)

  • Cela expliquerait beaucoup de choses. Notamment que l’on trouve dans son génome des morceaux de génome du VIH, mais aussi de la malaria, et, plus curieusement, que le virus se transforme aussi vite (le coronavirus européen n’est pas le même que le chinois, ou que l’américain). En effet, la nature reviendrait au galop : le coronavirus se débarrasserait de ce qui ne lui appartient pas.
  • Les Chinois feraient bien de reconnaître leur erreur, dit le professeur. Elle est humaine, même si elle a tué beaucoup de monde et nous menace d’une crise terrible.

Si cette théorie est juste, c’est aussi une leçon pour la presse. Ce qu’elle a attribué à une thèse complotiste aurait eu des bases solides. Elle aurait été l’idiot utile de la post vérité… Même si c’était faux, elle a fait une grave erreur en le balayant d’un revers de la main.

PS. Un commentaire que me fait un ami à qui j’ai envoyé le lien ci-dessus (hier).

Merci Christophe. Au moment même où tu m’envoyais l’url que tu as jointe, l’ami de ma fille m’envoyait la version video suivante: https://youtu.be/9ZTKo-ZWsjo. du même interview du Prof Montagnier. Preuve que le sujet est d’importance. Outre que c’est une vraie bombe, il est plein de réflexions qui risquent de faire avancer à la fois la vérité et la science, par exemple, il signale des points particuliers dans son interview que je reprends ci dessous, points qui corroborent une interview récente du Prof Raoult: 

  • Le séquençage du virus VIH modifié covid19 par les gens de Wuhan contient des parties ou morceaux de celui de la Malaria (entre autres) ==> ceci expliquerait-il (?) l’effet de l’hydroxychloroquine (qui agit sur les atteintes de paludisme) sur le virus (tout au moins non complètement mais partiellement , en phase précoce).  
  • Le virus mute fréquemment par délétion de certaines sous-chaînes. Il signale par exemple que le virus atteignant la côte Ouest des Etats Unis (il cite Seattle) est beaucoup moins virulent que celui de la côte Est, or Didier Raoult prend le pari que le virus va disparaître de lui-même dans quelques semaines, ceci allant avec la constatation de Montagnier. Ont ils raison ? 
  • Dernier point : on cherche mondialement un virus contre le Sida (VIH) depuis 2007, sans l’avoir encore trouvé. Les Chinois expérimentaient l’ajout de séquences au VIH pour l’atténuer. Là encore le Professeur Raoult,  qui prétend que le vaccin du VIH ne pourra jamais exister, aurait-il raison avec son affirmation: « on ne pourra pas faire un vaccin contre le Covid19 pas plus qu’on ne pourra jamais en faire un contre le VIH », soit il connaissait les points évoqués par Montagnier soit il est quasi devin?

Le Canard enchaîné

France Culture s’entretenait avec le rédacteur en chef du Canard enchaîné, la semaine dernière. Le Canard nargue le pouvoir. Faut-il être courageux pour travailler au Canard ? me suis-je demandé.

Le Canard est une institution utile. S’il vous attaque un jour, il peut vous servir à abattre un adversaire demain. En outre, quel est le danger que représente un président ? Il passe sa vie en repas et en discours. Ceux qui l’entourent ne pensent pas, ils cherchent à prévenir ses désirs.

Bien plus dangereux est un fonctionnaire déterminé. Une autre émission, un peu ancienne, racontait la traque (non officielle) de la police pour retrouver les meurtriers d’une fillette. Il lui avait fallu plusieurs décennies, mais elle avait réussi. C’est cette détermination qui rend le Canard bien plus dangereux que le chasseur.

Ce qui semble ressortir de ces entretiens n’est pas tant le courage du Canard que la lâcheté de la presse. Elle ne communique pas les informations gênantes qu’elle détient. La presse se censure ! Les canards sont enchaînés !

L'enquête : le salut de la presse ?

La presse d’enquête, le Canard enchaîné et Médiapart, est la seule qui marche. C’est aussi la recette de la presse anglo-saxonne. N’est-ce pas la direction qu’emprunte Le Monde avec ses « décodeurs » ?

La presse papier s’est repliée sur un électorat « bobo » extrêmement étroit, et qui ne lui permet pas de vivre. L’enquête, en la ramenant à une forme de neutralité, élargirait son marché.

Mais le changement peut être compliqué. D’abord, il faut acquérir le savoir-faire de l’enquêteur. Et une enquête coûte cher. Ensuite, il faut se débarrasser de ses idéologies (bobo), au moins pour la phase d’enquête. Enfin, il ne faut pas être dépendant de la publicité et d’actionnaires privés, susceptibles d’influencer sa ligne éditoriale.

Le Canard enchaîné et Médiapart y sont parvenus en trouvant des ressources financières qui assurent leur indépendance. A l’étranger, l’éthique des journalistes, qui est liée à celle de l’enquête, est certainement un élément important de leur relative liberté de ton.

On pourrait d’ailleurs envisager un système mixte. Le Monde, par exemple, pourrait se doter d’un fonds, auquel elle ferait appel lorsqu’un article a offusqué un gros annonceur. Quant à son actionnariat, elle peut s’en protéger en adoptant la méthode de The Economist, qui est isolé des pressions de ses investisseurs par un comité d’éthique.

Mauvaises nouvelles

Pourquoi les nouvelles tendent-elles à être mauvaises ?

Je n’avais pas cette impression dans mon enfance. J’avais le sentiment que la société était satisfaite d’elle-même. Curieusement, je me demande même si, si l’on reprenait un journal d’il y a 50 ans, toutes ses bonnes nouvelles ne nous terrifieraient pas, aujourd’hui.

La puissance de la mauvaise nouvelle ne serait-elle pas qu’elle est multiple, alors que la bonne est une ? C’est un peu comme un être humain. Il est un tout magnifique, un miracle, mais nous ne voyons que ses multiples comportements irritants.