Pour savoir ce qu’est la « vérité », on interroge les travaux de philosophie. Pourquoi eux, uniquement ?
En écoutant ce qu’ils disent (In our time, de la BBC), je me demande si le mal du philosophe n’est pas de rechercher des absolus. Ce faisant, il débouche sur des classifications subtiles. Une joie pour l’esprit et ses jeux. Mais de quelle utilité ?
A mon avis, toute société utilise un certain nombre de concepts, justice, égalité, vérité ou autre. Ils sont essentiels pour sa bonne marche, mais ils n’ont pas de sens bien défini. A chaque fois que l’on en a besoin, on s’interroge sur eux. Par exemple, lors d’un procès. En fait, à tous les coups, on repart, ou devrait repartir, de zéro. Et on finit par trouver une solution, plus ou moins bancale, sur laquelle le groupe s’accorde, ou renonce à s’affronter.
Le plus curieux avec la philosophie est que son désir d’absolutisme part dans tous les sens. L’émission s’inquiétait du « postmodernisme », qui a perverti notre société, et qui veut que tout soit relatif. L’absolu dans l’anti-absolu !
En fait, j’ai fini par entendre une philosophie qui me convient : le pragmatisme paraît aller dans mon sens. Comme quoi, j’ai peut-être tort : il ne faut pas désespérer de la philosophie ? Tout est une question de réglage, comme aurait dit, avec ses mots, Aristote ?