2016 : année Poutine

La Russie est à terre, affirmait The Economist. Elle ne se relèvera pas des sanctions occidentales. La presse, d’une manière générale, dit du mal de M.Poutine. Pourtant, en 2016, M.Poutine a triomphé des forces du bien. En Syrie, il paraît avoir vaincu. On ne parle plus de l’Ukraine, qu’avec embarras, et de M.Trump à M.Fillon, il ne semble plus avoir que des amis. D’ailleurs, en France et aux USA, ne suit-on pas son exemple : et si l’on donnait de l’argent aux militaires ? La relance par la guerre froide ?
(Tolstoï avait vu juste : il y a des mouvements sociaux d’Ouest en Est puis d’Est en Ouest ?)

Mme Clinton contre M.Poutine

L’autre jour j’entendais dire que Mme Clinton avait été victime d’une fuite d’emails compromettants. Je me disais que, comme dans l’affaire du Brexit, il ne fallait pas enterrer M.Trump trop tôt. 
Puis, a émergé la rumeur selon laquelle ce serait un coup des Soviétiques. Peut-être manœuvre de Mme Clinton : cette manoeuvre pourrait détacher de M.Trump certains électeurs qui n’aiment pas compter M.Poutine dans leurs rangs. Mais elle pourrait aussi être juste. Car M.Poutin Hait Mme Clinton. Car elle veut remplacer les Kadhafi, Assad et autres Poutin par des dirigeants un peu plus proches des usages américains.
Mais il y a une dernière interprétation : M.Poutin  ne se fait pas d’illusions sur les chances de Trump ; il a envoyé un coup de semonce à Mme Clinton. Il veut qu’elle le prenne au sérieux.

Le Parti Communiste change la Russie ?

Le Russe de classe moyenne est mécontent. Il est représenté par le Parti Communiste. C’est à la fois le parti des traditions et un parti renouvelé par une vague de jeunes « sociaux démocrates ». Ils demandent moins de corruption et plus d’impôts pour les riches. Après les libéraux pro occidentaux, M.Poutine fait face à une nouvelle forme d’opposition. (Article.)
Les mêmes causes provoquent les mêmes effets ?

Le charme discret de M.Poutine ?

Lorsque j’écoute la radio, M.Poutine est l’incarnation du mal. Cependant, je découvre petit à petit qu’il y a beaucoup de gens qui semblent l’apprécier. Je me suis demandé quelle était la rationalité de ce choix. Une idée, parmi d’autres :
Nous devons peut-être les Trente glorieuses à l’URSS. Les USA, ayant peur que nous devenions des cocos, ont voulu que le petit peuple occidental soit prospère. En 89, la menace ayant été écartée, ce dispositif est devenu inutile. Le petit peuple n’avait plus de champion. Par conséquent, il ne servait plus à rien de lui donner un emploi ou une protection sociale. Les forces du marché devaient être libérées pour produire une répartition des richesses plus conforme à la justice naturelle. (Ce qui me semble être la pensée de The Economist, qui se réjouit que la jeunesse soit individualiste, en bave, et rejette toute protection sociale, alors qu’elle était vue comme une conquête par les générations précédentes.)
Alors, M.Poutine, Robin des bois d’un peuple qui a perdu ses défenses ? Vers une nouvelle forme d’Internationale ? (à creuser)

Instabilité du couple et péril nucléaire

Le risque nucléaire était moindre durant la guerre froide qu’aujourd’hui. La raison ? On était alors plus raisonnables que maintenant. La bombe s’est démocratisée et beaucoup de monde se sent floué. « La Chine et la Russie sont mécontents de ce qu’elles perçoivent comme un ordre international basé sur la loi et créé et dominé par l’Ouest. » Le chantage au nucléaire devient acceptable pour gagner quelques avantages. Et aucun système d’avertissement ou de négociation n’existe entre potentiels liquidateurs de l’espèce humaine.
Plus on veut égaliser l’homme et la femme plus ils sont différents. La fille tend à être studieuse et à faire des merveilles à l’école. Le garçon a un comportement de bourrin : soit il est éjecté du système scolaire et termine dans le caniveau soit il gagne des fortunes, car les postes les mieux rémunérés réclament le sacrifice de son humanité. (Et les mathématiques sont pour les bourrins !) Pas facile de constituer des couples dans ces conditions.
Pour le reste, M.Poutine pourrait avoir décidé de faire régner la terreur en Russie. Des bandes de truands exécutent ses opposants. Le plus préoccupant ?, est qu’il pourrait ne pas les maîtriser. Les Russes installés en Estonie s’intégreraient au pays. En Italie, on tente de faire de la RAI, reflet des luttes politiques nationales, une « entreprise normale ». Après une gesticulation coûteuse, la Grèce semble reprendre le chemin du précédent gouvernement. Amnesty Internationalserait en cheville avec un mouvement proche de l’Etat Islamique (Cage). Iran. L’économie souffre. « Plusieurs banques d’Etat seraient au bord de la faillite. » Règne de l’hypocrisie : les forces militaires qui le gardent s’enrichissent dans l’importation, et les groupes américains font de très bonnes affaires par le biais d’intermédiaires. Obamacare a « disrupté » l’économie de la santé et provoqué une forte innovation. Il semble que ce soit bon pour la population, et pour le système de soins, particulièrement inefficace : il consomme 17% du PIB national, et donne des résultats médiocres. Mais les Républicains ne désespèrent toujours pas d’abattre la loi. Républicains qui ont appelé M. Netanyahou afin qu’il critique leur président. Ce qui leur aurait permis de faire oublier leur dernière reculade (concernant une loi sur la légalisation d’immigrés).
Les Google, Apple et Facebook se font bâtir des sièges sociaux grandioses. « Le besoin d’élever un monument au prestige et à la puissance d’un gouvernant existe depuis les origines de l’histoire. » Et marque le début de sa fin.
La stratégie de M.Drahi est « emprunter, acheter, virer ». Même si, en ces temps de taux faibles, il ne manque pas d’investisseurs, son niveau d’endettement commence à être très préoccupant. A ce sujet, l’art est devenu le moyen de placement, de dissimulation ?, des extra riches. Un moyen un peu trop opaque, y compris pour leur propre bien.
Les grands empires bancaires (dont la BNP) passent un mauvais moment. Ils sont devenus beaucoup trop complexes, et réglementés, pour être économiquement performants. Mais aussi pour être démontés… Curieuse histoire de Citigroup, au passage : une banque monstrueuse qui ne semble pouvoir survivre qu’à coups de paris fous, qui se terminent en drames !
Le management par objectif tente un retour. Mais modifié. La définition et le suivi  du respect des objectifs individuels est collectif, et plus ou moins permanent. A nouveau, les effets pervers semblent difficiles à éviter… 

Incompréhension russo-américaine

M.Poutine dit : il y a danger d’une vague terroriste, unissons-nous. On ne l’écoute pas. C’est le 11 septembre. Bande de nazes, pense-t-il. Sur ce, en représailles, les Américains envahissent l’Iraq. Bande d’hypocrites. Et de nazes : incapables de placer sur les lieux les preuves qui auraient justifié leur intervention. Russes et Américains ne se comprendraient pas, selon The Atlantic.
Je me demande si cette incompréhension ne se modéliserait pas ainsi :
  • Pour les Américains, la Russie ne compte plus. M.Poutine peut dire ce qu’il veut, on ne l’entendra pas.
  • M.Poutine n’a pas compris qu’il n’est plus possible de traiter sur un pied d’égalité avec les USA. Il n’a pas le poids économique suffisant, et de loin. Demain il pèsera moins que le Nigeria et ses centaines de millions d’habitants. Il n’a pas compris, non plus, que les USA ne sont pas fondamentalement mauvais. Ils agissent selon la maxime que tout ce qui n’est pas interdit est permis. Malheureusement, faute de contre-poids à leur taille, plus rien ne leur est interdit. D’où quelques erreurs. Mais l’Américain est pragmatique. Il ne persévère pas dans l’erreur. Et il pardonne vite aux autres les dommages collatéraux qu’il leur a occasionnés.  

La Russie veut briser l’Europe

Ce qui se livrerait en Ukraine, ce serait le choc des civilisations. D’un côté, le modèle occidental de la liberté individuelle, de l’autre son antithèse, et son champion, Poutine. Il se bat pour les « valeurs » de la Russie, « la plus importante étant le monopole de l’Etat sur le pouvoir ». « Le rôle joué par l’idéologie communiste a été en grande partie remplacé par celui de l’Eglise orthodoxe, qui, comme l’Etat lui-même, s’est transformé en quelque chose qui ressemble à un monstre. » Il cherche à exporter son « idéologie », « de même que jadis, il exportait le communisme ». Dans cette guerre, la stratégie de M.Poutine est de diviser l’Europe. Pour ce faire, il finance les partis extrémistes (droite et gauche) et les écologistes européens. Dernièrement, il est devenu le financier du Front National. « Il veut exercer une pression sur les maillons faibles de l’Europe pour briser l’unité européenne. » Et l’un de ces maillons faibles est la Hongrie, « Etat illibéral », dépendant du gaz russe. Grande tentation : attaquer un pays balte, à forte minorité russe, mais d’une manière ambiguë, qui n’entraîne pas une interprétation évidente du traité d’entraide de l’OTAN, et donc produise un déchirement de l’alliance.

En Europe, Mme Merkel est assise sur un tas d’or. Elle laisse son pays tomber en ruine. Et l’Europe sombrer dans le cercle vicieux de la dépression. DSK explique que, trop occupé à « sauver le monde », il n’avait pas la tête à vérifier la nature, payante ou non, de ses distractions libertines. Cela va-t-il pousser les Français à se préoccuper de la vie privée de leurs gouvernants ? Et l’armée anglaise est en déshérence « la Grande Bretagne n’a plus une idée très clair d’à quoi servent ses forces armées ». D’ailleurs, elle a disparu de la scène internationale ! La Grèce a subi « un effondrement économique équivalent à celui qu’a connu, de l’autre côté de la Méditerranée, la Lybie ». Son gouvernement est pris entre le Charybde de ses créanciers, et le Scylla de ses alliés de gauche et de droite, sans compter l’espoir renaissant de son peuple.

En Inde, la croissance, pour peu que les chiffres soient fiables, dépasserait celle de la Chine. Par ailleurs, l’amour de l’électorat pour son arrogant nouveau premier ministre semble tiédir. Aux USA, contre toute attente, les pouvoirs militaires du président ne font que croître.

Un moyen d’améliorer l’école des pauvres ? Un programme qui transforme en enseignants, pour deux ans, d’excellents élèves doués d’un tempérament de leader. En revanche, l’Anglais est particulièrement mal enseigné. Cause ? Des enseignants qui ne parlent pas anglais…

Le « crowdfunding » lève 72m$ pour un jeu vidéo. L’industrie de la mode utilise ses défilés comme moyen de communication, permettant de vendre au consommateur électronique final.

La baisse des cours du pétrole a fait boire un bouillon à beaucoup de fonds d’investissement. Ce qui fait des affaires pas chères à récupérer par leurs collègues. L’immobiliera la faveur des investisseurs. Il n’est pas encore spéculatif…

L’innovationserait le fait d’une forme de sélection naturelle agissant sur de petites évolutions aléatoires. Au moins en ce qui concerne le violon. Le système monétaire pose un problème : pour qu’il fonctionne correctement, ce qui semble signifier une forme de monnaie unique, il demande au peuple une « discipline » qu’il est rarement prêt à accepter. 

Le monde se tient par la barbichette, et ça pourrait faire boom ?

Cette semaine, monde en équilibre instable entre jeux de forces particulièrement dangereux. La Grèce, pour commencer. Le premier ministre grec est pris entre et des marchés et une BCE qui ne lui laissent quasiment aucune marge de manœuvre, Mme Merkel qui ne veut pas lui faire de concessions pour ne pas faire de cadeau à la France et à l’Italie, et une coalition d’idéologues extraordinairement peu expérimentée, qui va exploser s’il revient sur ses promesses. Il reste l’Europe qui aimerait bien trouver une autre voie que la rigueur… En tout cas, ce qui semble se jouer c’est une attaque contre les partis de gouvernement traditionnels. The Economist pense que cette offensive va discréditer les assaillants. Mais qu’il faudrait tout de même que les dits partis traditionnels se remettent en cause. Ce qu’ils ne semblent pas prêts à faire… Plus dangereuse, peut-être est la situation russe. En Ukraine, M. Poutine s’est mis dans un guêpier, que ne fait qu’aggraver la baisse des prix du pétrole, dont il tente de se tirer par une course en avant insensée. « Tout ceci rend la situation même plus périlleuse que durant la guerre froide. » « La probabilité de conséquences imprévues, y compris l’usage des armes nucléaires devient de plus en plus possible. »
La monarchie saoudienne est en équilibre précaire. Une partie de la population occidentalisée, voulant une plus grande liberté, une autre, fondamentaliste bornée, des revenus pétroliers en baisse et une politique d’achat de la paix sociale non durable. (Curieusement, le pays est géré comme une entreprise familiale à la Antoine Roullier.)
Politique d’aide à l’accession à la propriété, mal du capitalisme ? Elle pousserait l’argent des banques vers les particuliers, créant ainsi des risques de crises systémiques, et en priverait les entreprises en développement, plombant l’économie.
Les entreprises du numérique ne touchent plus terre. Elles veulent changer le monde. Les entreprises traditionnelles, elles, dépriment. La révolution technologique crée le chômage et détruit la société, pensent-elles. « L’agilité a remplacé la puissance comme qualité la plus prisée. » Du coup, elles n’investissent plus. L’économie n’a plus de moteur.
La politique de la BCE est-elle bonne pour l’économie européenne ? Plutôt non (et même plutôt mauvaise ?). Elle stimule les exportations, mais les multinationales sont installées partout et n’en profitent pas. Et la demande mondiale est faible. Les entreprises cherchent plutôt à se refaire qu’à investir. Idem pour les banques européennes. Elles sont plus affectées par la baisse des taux à long terme que par la perspective de nouvelles affaires.
Aux USA, on se suicide de plus en plus. En cause, la crise, les armes et les guerres (les anciens combattants ont du mal à revenir à une vie normale). Clint Eastwood fait un film à la gloire d’un tueur d’élite. Un vrai Américain. La politique américaine est le terrain d’une corruption exemplaire. Le FMI a besoin de plus d’argent, mais les USA ne veulent pas le lui donner, et ne veulent pas non plus être dilués. Pendant ce temps, les émergents fondent un FMI Bis. Le Canada, qui se croyait un émirat arabe, revient de son amour du pétrole. En Europe, la France ayant renoncé à défendre ses banques, la possibilité d’une taxe financière refait surface.
On a cru que la fonte des glaces ferait de l’Arctique un Eldorado. C’est raté, il demeure difficile d’y naviguer, ou de l’exploiter. Nouvelle victime de la baisse du prix du pétrole.
Apple ne sait plus quoi faire de son argent (178md$ d’économies). Il vend de plus en plus d’iPhone, ses nouveaux gadgets devraient faire un malheur, ainsi que le logiciel et les services qui viennent s’ajouter à son offre. Quand à McDo, il passerait un mauvais moment. Un Américain, qui avait fait fortune en Russie, et qui s’en est fait sortir, s’est attaqué seul à l’Etat russe. Jusqu’ici, il a eu le dessus. Comme dans les films. Etonnants Américains. 

Liberté de parole et complications

Stéphane Charbonnier, was asked if he could understand that moderate Muslims might have been offended by (Charlie Hebdo’s) cartoons of the Prophet Muhammad. “Of course!” he replied. “Myself, when I pass by a mosque, a church or a synagogue, and I hear the idiocies that are spoken in them, I am shocked.”” La liberté de parole pose des problèmes compliqués. En Arabie saoudite, par exemple, l’Amérique fait passer son intérêt avant ses principes. En Chine, les Ouigours font front avec Al Qaeda, mais c’est en résistance aux tentatives d’assimilation chinoises… Le Pape ne serait pas heureux si l’on s’en prenait à ce à quoi il croit.
La BCE tuée par Mme Merkel ? La BCE imprime trop tard et trop peu. Seul effet probable : baisse de l’euro. L’Allemagne l’a entravée par crainte que les pays du sud ne soient pas contraints à la réforme. Mais si c’est l’échec, la BCE aura perdu toute crédibilité. La banque centrale suisse ne soutient plus sa monnaie. Importants dégâts. Mais encore difficile de savoir ce qui va en résulter.
Aux USA, avoir un travail bien payé demande d’avoir fait un certain type d’études. Ce qui permet aux classes supérieures, qui ont verrouillé le système éducatif, de se reproduire. Machiavélique Obama ? Son discours à la nation serait-il un piège pour Républicain ? Les pousser à censurer des mesures favorables aux 99% pour défendre les 1% ? En Italie, M.Renzi veut réformer les institutions. Mais pour cela il doit affronter des « marais », qui ont « avalé plus d’un candidat à la réforme ». M.Hollande s’est comporté en homme d’Etat. Habilement, il a subtilisé « les valeurs patriotiques »  et le drapeau à la droite. Marine Le Pen a fait des erreurs tactiques. Mais l’état de l’économie française rendra ce succès sans lendemain.  En Allemagne arrivée d’un parti à droite de la droite… la place des Nazis ? L’Angleterre n’est pas plus antisémite que par le passé. Mais il y a de plus en plus de Juifs orthodoxes. Ils font des cibles tentantes. En Ukraine, M.Poutine relance la guerre, histoire de montrer que l’Ouest ne le fera pas plier. L’Etat Islamique fait le jeu de l’Iranqui vole au secours des Etats shiites. Mais cela lui coûte cher. D’autant que ses revenus pétroliers baissent fortement. Partout, des groupes religieux cherchent à se tailler des royaumes (Nigeria, Yemen…).
Baisse des prix du pétrole. Elle va durer peu, le temps d’éliminer les faibles. Les forts, eux, licencient, augmentent leurs dividendes et investissent. L’innovation frugale envahit l’Occident. Grâce à l’émergence d’une classe de pauvres.  « Les grands perdants (des transformations connues par le monde ces dernières décennies) comprennent les classes moyennes des pays riches ». Standard and Poor est condamnée par la justice américaine. Cela signifie-t-il que les agences de notation ne sont plus au dessus des lois ? 

Economie mondiale : en piqué, commandes bloquées ?

On ne peut même plus se réjouir du malheur des autres ! Il nous retombe immédiatement sur le nez.
Au cœur du problème se trouve l’illusion selon laquelle on peut gouverner le monde par la monnaie. La politique de création monétaire des banques centrales était supposée relancer l’inflation. Ce qui permettait d’éliminer les dettes. Résultat ? Baisse des obligations, augmentation corrélative des actions, baisse des taux de change, qui doit être compensée par une baisse de salaires… Bref, l’activité freine, les dettes augmentent, les riches s’enrichissent (ils possèdent les actions), et les pauvres (individus ou nations) coulent. Accélération de la déflation. Et maintenant, illustration :
En piqué
La politique monétaire du Japon a pour seul résultat la baisse de son taux de change. Il exporte sa déflation. Et ça ne lui profite même pas. Il ne fait que s’enfoncer. Et l’Irlande ?  L’Europe la veut succès de sa politique de rigueur. En fait, le peuple souffre. Et son embellie vient des exportations vers des pays en forme (USA et Angleterre). Elle pourrait être sans lendemain. Autre exemple. Alors qu’hier on nous donnait en modèle les BRICS, aujourd’hui ils sont au bord du gouffre. Ils n’avaient pas de moteur propre. Particulièrement la Russie et le Brésil. Il suffirait que les gestionnaires de fonds occidentaux prennent peur, pour que cela se termine en bain de sang.
Et maintenant, des individus. On découvre qu’aux USA, ce sont les 0,01% les plus riches qui se sont gigantesquement enrichis. L’effet est tellement disproportionné qu’il ne se sent pratiquement plus au niveau du 1% ! Et ces riches sont de plus en plus des rentiers.
Commandes bloquées
Quant aux pouvoirs, c’est la Bérézina. Elections américaines. Le pays a voté la paralysie de sa démocratie. S’il est ingouvernable, cela n’empêche pas ses dépenses de croître, et ses dettes de s’accumuler. Cela ne va pas mieux au Pakistan : pouvoir faible, état de chaos ? Ni en Espagne. Classe gouvernante corrompue jusqu’à la moelle. En Inde, on essaie de réformer un système de taxation incohérent, mais les résistances internes vident les réformes de leur substance. Les USA se barricadent contre le terrorisme canadien… En Syrie, la guerre contre l’Etat Islamique liquide les modérés. La Russie exproprie les entreprises occidentales, ce qui fait la fortune des oligarques. (L’obsession de M.Poutine du contrôle va-t-elle transformer le pays en Corée du nord ?) Allemagne. Anniversaire de 1989. Plutôt que d’une inégalité est / ouest, il faut parler de différences nationales : il y a désormais des Etats très pauvres et des Etats très riches. Ukraine. Les séparatistes ukrainiens doivent construire un Etat. Kiev leur a coupé les vivres. Il leur faut capturer des villes stratégiques. NSA. Les services secrets anglo-saxons désirent espionner Internet. Google et autres ne voudraient pas que ça se sache. Calme dans la tempête, la Chine veut installer son influence mondiale. Mais, dans le domaine automobile, sa politique de joint venture avec l’Ouest n’a pas fonctionné. Elle s’est endormie, alors qu’elle pensait lui piquer son savoir-faire.
Un autre jour au paradis
La Banque Mondialechange. Elle serait dirigée par un illuminé qui se prend pour superman, et restructure par oukase. Twitter, acteur de niche ? La qualité de l’eau devient un problème critique pour beaucoup de multinationales. Le cannabisest légalisé. Un cadre légal incohérent empêche le développement de grands monopoles. Pas pour longtemps. Et si les multinationales du tabac s’emparaient du marché ? Vive l’économie de marché !
Les enfants asiatiques sont devenus énormément myopes. Trop d’études et de jeux électroniques, et surtout pas assez de lumière.