Guerres de religions

De Gaulle pensait que le monde était un affrontement de cultures. Les Soviétiques, en particulier, poursuivaient la politique des Tsars.

L’émission de Christine Ockrent expliquait que M.Poutine n’arrêterait pas sa guerre avant une capitulation sans conditions de l’Ukraine, et, probablement, un démantèlement de l’Union Européenne. Et qu’il exerçait une curieuse fascination sur M.Trump, qui n’était qu’un jouet entre ses mains.

Faut-il en venir à de Gaulle ? La Russie s’est toujours vue comme le supplément d’âme d’une Europe portée à la folie. C’était le Slavisme. « Communiquer au monde une âme vivante, donner la vie à l’humanité meurtrie et déchirée, en la réunissant à l’éternel principe divin. »

M.Poutine mènerait-il une croisade contre la perversion qui s’est emparée de l’Ouest, verrait-il l’Europe comme l’axe du mal, un foyer de « wokisme », serait-ce en cela qu’il partagerait les idées de M.Trump ?

(D’ailleurs ne lisait-on pas que Mme Clinton, au temps où elle était Ministre des affaires étrangères, a tenté de renverser M.Poutine ? M.Obama enjoignant l’Europe d’absorber la Turquie, afin qu’elle rejoigne son camp ?)

Staline et Poutine

Il y eut un différend entre Staline et Lenine, disait une émission de France Culture.

Lenine pensait attirer les nations dans une union, certainement mondiale. N’était-ce pas le destin que lui avait fixé Marx ? Staline, voulait les acquérir, faire une grande Russie et non le paradis sur Terre. D’où la question de l’Ukraine.

Aussi, Staline était géorgien. Pour être un dirigeant russe légitime, il lui fallait que la Géorgie fasse partie de la Russie. La Géorgie a donc fait les frais de sa volonté de puissance. En revanche, il semble avoir imposé à la Russie la cuisine géorgienne. Paradoxalement, les Caucasiens seraient perçus comme des « culs terreux » par les Russes.

Poutine serait du côté de Staline. Qu’en déduire ?

Syrie

Je me demandais ce qui se passait en Syrie.

D’après la BBC internationale, les Russes et les Chinois utiliseraient la secte à laquelle appartiennent les Assad pour fomenter des troubles. (Le pouvoir syrien serait soutenu par les Turcs et les Saoudiens.)

Entre Trump et Poutine, l’esprit du temps est au triste sire et au sale coup ?

Crimée, notre Munich ?

Je n’y avais pas pensé à l’époque. La Crimée fut-elle notre Munich ?

Il est probable que celui qui aurait prêté l’oreille aux discours de M.Poutine aurait compris ses intentions, et qu’en lui donnant le doigt, il prendrait le bras. J’ai toujours tort, une fois de plus.

Mais, dans ces conditions, M.Obama encore plus que moi, car c’était lui qui aurait pu changer le cours de l’histoire.

Enseignement : de l’utilité d’être « in quiet », et de prêter attention à l’autre ? Pour vivre heureux, ne vivons pas caché ?

(Une idée qui me vient de la BBC : How might the next US president affect the war in Ukraine, The inquiry, 24 octobre.)

Péril rouge

Comment arrêter M.Poutine, si M.Trump signe la reddition de l’Ukraine, et la France s’aligne sur lui ?

M.Poutine semble faire la politique des Tsars et de Staline : bâtir un cordon sanitaire autour de lui. Bien sûr, comme ce cordon est lui même en contact avec les puissances impures, il doit être à son tour isolé, jusqu’à épuisement des terres. Mais il n’y pas de mot en russe pour « logique ».

Seulement la Russie de M.Poutine n’est pas celle des Tsars ou de Staline. Sa population est vieille. Surtout, ce n’est plus un des pays les plus peuplés au monde. Et qui dit impérialisme dit minorités opprimées. En particulier, elle est en guerre contre l’islamisme.

Il suffit que les pays de l’Est fassent bloc, s’arment jusqu’aux dents, avec l’appui de l’Allemagne, dont c’est l’intérêt puisqu’ils sont son marché captif (ce que l’on appelait un Lebensraum en d’autres temps), pour qu’ils réussissent un nouveau « containment » de l’expansionnisme russe. L’Europe aura alors un curieux aspect…

(Mais l’Allemagne, elle aussi, n’est plus ce qu’elle fut. Elle est vieille.)

Histoire de la Russie et de son empire

Grande dépression

Who needs friends? With his coalition in a perpetual state of near collapse, Germany’s economy in a doom loop and the vast majority of Germans convinced he’s doing a horrible job, Scholz concluded it would be a good time to alienate Germany’s allies as well.

Politico Berlin de vendredi

L’Allemagne va extrêmement mal. Et son chancelier est un désastre. Voilà ce que je lis depuis pas mal de temps. Il a rejoint M.Trump et « sleepy Joe » (Biden), dans le camp de M.Poutine.

Etonnant ce qu’un pays minable comme la Russie peut parvenir à faire. Cela devrait donner de l’espoir à tous les damnés de la terre !

Tolérance

“We see AfD taking over the Russian narratives and, honestly, this is for me the source of biggest concern, because if Germany turns its back against Ukraine and the … European Union, we will be in big, big trouble.” Jourová said, 

Politico.eu de mercredi dernier

Le président Poutine manoeuvre l’opinion occidentale.

La démocratie a une curieuse caractéristique : c’est sa tolérance de la trahison, qu’elle soit de gauche ou de droite. Elle ne connaît ni le Goulag, ni le Novitchok.

Propre de la liberté ? Non seulement, on peut dire n’importe quoi, mais il y a peut-être un grand intérêt à jouer les parasites (tant, bien sûr, que M.Poutine n’est pas chez nous). Peut-être aussi que la liberté donne une force et un élan qui compensent (parfois) tous ces handicaps ?

Para bellum

Buy American?  It may sound crazy, but one option for Germany to go nuclear is to simply ask Uncle Sam if he’ll sell some. Like Russia, the U.S. stockpile numbers about 6,000, but Washington agreed with Moscow that both sides would only keep about 1,500 activated. If Germany acquired about 1,000 nukes with its larger European allies, the Continent would have it’s own deterrent, Terhalle argues. 

Politico Berlin Bulletin de vendredi

Qui l’eut dit ? Effet Trump. L’Allemagne envisage sérieusement de s’équiper de missiles nucléaires.

Son idée est que le seul moyen de se garantir d’une attaque de M.Poutine est le nucléaire. Elle ne peut plus compter sur la protection de l’OTAN.

Ressentiment

Une émission traitant de Nietzsche parlait de « ressentiment ».

Je me suis demandé si ce n’était dans l’air du temps. Le clan qui s’oppose à l’Occident semble être celui du ressentiment. La fameuse jalousie française, son égalitarisme, est-elle aussi un ressentiment ?

Pour Nietzsche, les êtres de ressentiment sont une race d’homme pour qui « la véritable réaction, celle de l’action, est interdite et qui ne se dédommagent qu’au moyen d’une vengeance imaginaire. »

Ressentiment de wikipedia

Pour Nietzsche, le ressentiment serait un aveu d’impuissance. Le sentiment de ne pas pouvoir corriger un tort que l’on nous a fait. Ce qui ne mettrait pas M.Poutine parmi ceux du ressentiment ? Quoi que. Il en veut à l’Occident, mais s’en prend à l’Ukraine, qu’il pense facilement écrabouiller. Et il se garde bien de menacer les USA.

Comme le dit Martin Seligman, le champion est stimulé par le revers. Cela le pousse à se transcender. Définition même de l’optimisme. Le ressentiment est une forme de dépression ? « Learned helplessness », dit-il.