Le mensonge en politique. Non, cette émission de Concordance des temps ne parle pas de M.Trump. Elle dit que la politique est l’art du mensonge.
J’aurais aimé qu’elle se demande : comment peut-on être Trump ? Quelle est la psychologie du menteur ? Celle de l’aristocrate d’ancien régime ? Se conformer aux règles de la société n’induit-il pas le risque de se faire manipuler ? Vous avez vos questions, j’ai mes réponses, disait Georges Marchais.
J’aurais aussi voulu qu’elle s’interroge sur le mensonge comme « pathologie sociale ». J’ai connu un temps où l’on croyait à un parti politique comme à une religion, en fanatique. Sa parole était celle de l’Evangile. Et le mensonge était la règle du parti. La fin justifiait les moyens. Pour Aristote, le mensonge en politique consiste à dire au peuple ce qu’il a envie d’entendre, sans lui révéler qu’il dynamite les fondements de la cité, condition nécessaire de l’intérêt général. Mais il y a aussi l’inverse. L’électeur, conscient qu’on lui ment, devient cynique, ne croit plus à rien, ne vote plus. Et il abandonne ses droits et se fait manipuler en se croyant malin !
Bref, le mensonge détruit. Mais nos faiblesses humaines l’attirent ? L’occasion fait le larron ?
