Hier, nouvelle de la disparition de Bernard Pivot. Il y a certaines personnes que je ne m’attends pas à voir disparaître.
Je l’ai croisé un jour, il y a quelques années, dans un cinéma, il s’était assis sur des marches, pour discuter. J’aurais pu lui adresser la parole, seulement, je n’ai rien à dire aux célébrités.
wikipedia cite quelques remarques désobligeantes à l’endroit de son émission, apostrophe. Je n’en retiens pas grand chose. J’aimais surtout les invités à forte personnalité. Les autres étaient transparents. Mais ce n’était probablement pas le fond qui comptait, mais la forme. Le spectateur y trouvait beaucoup de gentillesse, ce qui était, déjà, si rare. D’où son succès, qui a été celui de la littérature. Il eut, donc, bien du mérite. D’ailleurs, personne n’a pu le remplacer.
Je lui dois d’avoir découvert Laurent Schwartz, Jacqueline de Romilly et Vladimir Jankélévitch : lors de leur passage chez lui, ils ont séduit ma mère, qui a acheté leurs ouvrages.
