L’expansion de l’univers s’accélère. Nos physiciens s’épuisent à trouver une explication à ce phénomène (surprenant pour l’esprit ordinaire qui ne peut considérer que l’univers soit fini).
J’ai découvert la « gravité massive ». La force gravitationnelle ressemble à la lumière : c’est une onde et une particule, le graviton. Et si, contrairement au photon, cette particule avait une masse ? Cela ferait qu’elle ne se déplace pas à la vitesse de la lumière. Et que les confins de l’univers ne seraient pas retenus par toute l’attraction de l’intérieur.
Cette théorie serait ancienne, mais avait été enterrée pour cause de « gravitons fantômes », ayant des comportements bizarres (mais sympathiques : ils pourraient nous faire osciller dans le temps). Or, on aurait trouvé un moyen de s’en débarrasser.
Si je comprends bien, l’intérêt de telles théories est de donner des idées de nouvelles expériences qui ne valident pas, ou rarement, les dites théories, mais amènent à tester les anciennes et à faire des découvertes.
En tous cas, la physique a bien changé depuis mon enfance. Son prestige a fondu, alors que sa complexité a cru, en particulier en termes mathématiques (Einstein ne pourrait plus suivre ?), et que les expériences sur lesquelles elle repose sont de plus en plus (immensément) coûteuses, et d’une précision de plus en plus invraisemblable (on en est à mesurer des écarts de la taille d’un proton entre des appareils distants de plusieurs kilomètres).
Combien de temps cela pourra-t-il résister au bon sens populaire d’un Trump ?
(Claudia de Rham serait à l’origine de ce renouveau. C’est la BBC qui me l’a fait découvrir. Auparavant, elle avait été interviewée par France Culture.)