Une série d’émissions de France culture m’a fait découvrir Pétain. Curieusement on n’en parle pas beaucoup. La France ne me semble pas très compétente dans l’étude de son passé.
Pétain, comme de Gaulle, et peut-être encore plus que lui, aurait dû être un raté. Un inconnu. Il allait partir à la retraite, simple colonel, si la guerre de 14 ne l’avait sauvé. Il fut alors bien plus populaire que les autres maréchaux, car, me semble-t-il, non seulement il avait été le vainqueur de Verdun, mais surtout il avait été économe de la vie de ses troupes. Et ce contrairement aux apprentis-sorciers qui dirigeaient l’armée. Ce qui n’en faisait pas un grand stratège. Mais annonçait déjà la ligne qu’il a adoptée en 40 ?
Ensuite, il a été, vraisemblablement, coupable tout du long : il est le principal responsable de l’impréparation de l’armée française, il semble même possible qu’il ait voulu infliger une défaite à une France qu’il n’aimait pas, pour la liquider et imposer une forme de « repentance nationale ». Pire ? Il a voulu une France agricole, alors que c’est la puissance de l’industrie qui a donné la victoire à l’Amérique et la domination mondiale. Il n’avait rien compris à l’histoire.
En fait, je ne crois pas que ce soit une question d’homme, de bouc émissaire, mais plutôt de « pathologie sociale ». Pétain n’est que le symptôme d’une maladie culturelle ?