Mes incursions dans le monde des riches m’ont fait rencontrer l’absurde.
En fait, le problème se pose surtout à l’héritier.
Le créateur de la fortune a eu généralement une vie riche et mouvementée. Jusqu’à ce qu’il réussisse et se fige dans des certitudes ridicules, faute de contradicteurs. (Ce qui est manifeste lorsque l’on écoute nos milliardaires.)
Mais l’héritier, lui, fait face à un vide sidéral. Au mieux, il entre dans l’univers factice des études.
Il me semble d’ailleurs que c’est un des thèmes du Gorgias de Platon. En ce temps, beaucoup pensaient que la philosophie était un sain exercice intellectuel, mais qu’il ne fallait pas en abuser : l’homme se fabriquait au contact de la réalité.