Fitzgerald disait qu’il avait vécu à l’âge du Jazz, j’ai l’impression que notre âge a été celui des intellectuels. Une des découvertes de ce blog aura été « l’intellectuel ». Eternel sujet d’interrogation, depuis.
En quoi je diffère de Michel Winock, qui estime, au contraire, que les intellectuels ont disparu. A moins qu’il n’ait raison ? L’élite intellectuelle issue de l’affaire Dreyfus a été remplacée par un phénomène de masse ? Nous prétendons tous être des autorités de l’esprit ? En tous cas, ceux qui se revendiquent le plus de ce qualificatif présentent pas mal de paradoxes.
Ils semblent aspirer à faire le bien universel, alors que, de plus en plus, ils sont universellement haïs. En s’érigeant en autorité morale, ils condamnent les peuples auxquels ils appartiennent, alors que ceux qu’ils prétendent défendre rejettent, à coups d’attentats le cas échéant, les valeurs qu’ils promeuvent !
Ce qu’on leur reproche surtout est leur « langue fourchue ». Ils prônent un idéal éthéré, alors qu’ils s’enrichissent au détriment de leurs semblables. Ou encore, me disait une personne qui appartient à une famille d’enseignants militants, ils se battent pour la mixité alors qu’ils font des pieds et des mains pour que leurs enfants n’aillent pas dans des écoles fréquentées par les immigrés… (Pas par haine des immigrés, mais parce que leur niveau scolaire est nul.)
Une émission que citait ce blog se demandait si, aux USA, ce n’était pas la crainte de la submersion du Blanc (moteur bien plus puissant que le prétendu « racisme » du col bleu) qui expliquait les croisades de « l’extrême gauche » privilégiée.
Et si c’était ce type de peur qui possédait tous les « intellectuels » de la terre ? Et si, M.Dostoievski, il suffisait de les rassurer sur leur sort pour ôter à nos « possédés » leurs idées révolutionnaires ?