Les damnés de la terre ?

Guerre en Israël. Pour le moment, elle ne s’étend pas.

Y aurait-il un accord implicite entre « ennemis » ? Israël liquide le Hamas, à condition de le faire rapidement ?

Le danger pour cet accord, s’il existe, semble, en effet, que les peuples s’agitent. Y aurait-il, alors, une divergence de point de vue entre gouvernants et gouvernés ? Cela tiendrait-il à un phénomène constaté depuis quelques temps : une uniformisation des fortunes nationales, avec creusement des inégalités au sein des nations ?

(La théorie des jeux dit qu’un accord n’a pas besoin d’être explicite pour exister. La technique dite « tit for tat », ou « dent pour dent », permet de le faire respecter. On tire sur vos vaisseaux, vous ripostez en maximisant la nuisance pour celui qui est derrière l’attaque, mais en évitant l’escalade. On vous laisse tranquille, vous laissez tranquille… C’est comme cela que l’on se fait des amis.)

Moyen Orient

N’aurais-je pas toujours tort ?

Iran told US it did not want Israel-Hamas war to escalate
Iran’s top diplomat has revealed that Tehran told the US through back channels that it did not want the Israel-Hamas war to spread further, but also warned Washington that regional conflict could be unavoidable if Israeli attacks on Gaza continue.

Financial Times, vendredi dernier

Je pensais effectivement qu’il y avait un accord tacite pour qu’Israël règle son compte au Hamas. En fait, il serait quasiment explicite ! Seulement, il ne doit pas prendre trop de temps pour ce faire :

Opec+ weighs further oil production cuts as anger mounts over Gaza
Saudi Arabia is preparing to prolong oil production cuts into next year as Opec+ weighs further reductions in response to falling prices and rising anger over the Israel-Hamas war.

Financial Times, aussi vendredi

Contrairement à leurs élites, les populations arabes, au Moyen-Orient et en Europe, s’identifient avec le Hamas. (Solidarité entre « damnés de la terre » ?) Alors que les Juifs pensent être abandonnés de tous, les populations arabes sont convaincues, au contraire, que l’Occident est vendu à Israël.

Double danger ?

  • Que l’élite doive passer à l’action et cherche à créer une crise en Occident. Depuis longtemps, elle semble penser que l’économie est le point faible de l’Occident, le moyen de le mettre à terre. Pourrait-on revivre les années 70 ? Inflation et chômage massif ? Seulement, ce qui a changé, depuis lors est la Chine, qui, elle, n’a pas intérêt à la crise.
  • Que ceux qui se croient des damnés de la terre, et qui aujourd’hui sont de simples manifestants, deviennent des terroristes.

De l’intérêt de résoudre le problème à sa source ?

Paix en Palestine

Le calcul du Hamas semble avoir été, par ses atrocités, de contraindre les Israéliens à massacrer ses frères palestiniens. D’en faire des martyrs, et de déclencher un cycle de vengeances sans fin, qui gagne le monde.

L’autre jour, j’entendais la BBC se demander si les Israéliens n’avaient pas adopté une stratégie à la Poutine (ma traduction) : le sort de leurs otages compte moins que l’élimination des terroristes.

Et si l’Europe, qui a été détruite par une guerre fratricide, aidait les Palestiniens et les Israéliens à trouver une solution à leurs problèmes ? Et à reconstruire ce qui a été détruit. Après tout cela ne devrait pas coûter aussi cher que le soutien aux Ukrainiens.

Pour cela, il faudrait sûrement s’inspirer des erreurs commises par les Américains, en Irak et en Afghanistan. Evitons de plaquer un modèle culturel sur une société. Il faut comprendre son âme. Et il ne faut pas lui envoyer ce que l’on a de plus fruste, une armée, mais, au contraire, ce que l’on compte de meilleur et de plus subtil. Car le succès du changement, selon ce blog, c’est « in quiétude » et « donneur d’aide ».

Europe et Moyen Orient

L’Europe peut-elle aider le Moyen-orient ? Question que pose Affaires étrangères de France Culture et de Christine Ockrent.

Je retiens l’intervention d’une participante : de l’Ukraine à la Palestine, l’Occident récolte des conflits dont il pensait s’être habilement débarrassé. Je retiens aussi que les Palestiniens avaient été comptés par tous, à commencer par les gouvernements arabes, comme ayant disparu. Je retiens enfin qu’à la fois chez les Palestiniens et chez les Israéliens, le pouvoir est amené à changer, et qu’il est possible de rebattre les cartes.

Il me semble que, dans une situation dans laquelle personne ne sait trop où il va, il y a de la place pour les gens de bonne volonté. L’Occident a fait beaucoup d’erreurs, mais demeure une sorte de Croix rouge, et ses opposants ont eu le temps de montrer qu’ils n’étaient pas bien meilleur que lui. Il est peut-être possible d’oublier le passé et de partir d’un nouveau pied.

Sidération

Samedi, Affaires étrangères de France culture débattait de la situation au Moyen Orient.

J’en déduis que rien n’est écrit. Les populations sont favorables aux Palestiniens, mais pas les gouvernants, qui ont été pris par surprise. Certains se demandent comment exploiter la situation à leur avantage, comme l’Arabie saoudite, d’autres, comme l’Egypte, qui en appelle à la médiation de la Chine, ont probablement peur d’être engloutis. Quant aux Américains, ils pourraient avoir pris fait et cause pour les Israéliens afin de pouvoir avoir un peu de contrôle sur eux.

Au fond, tout dépend maintenant de ces dits Israéliens. Les terroristes qui les ont attaqués ont probablement parié sur une réponse disproportionnée, qui provoquerait un soulèvement des opinions publiques de la région et d’ailleurs contre Israël, gonflerait leurs rangs, et plongerait le monde dans l’attentat et la terreur.

De l’intérêt des droits de l’homme et des médiations humanitaires, qui endorment les pulsions de mort ?

La guerre de Troie n’aura pas lieu

Les services secrets israéliens ont cru aux vertus du numérique. Et ils n’ont pas écouté les Egyptiens, qui les avertissaient que quelque-chose de louche était en préparation. Peut-être aussi sous-estimaient-ils la volonté et les compétences des Palestiniens. Voici ce que j’ai entendu à la BBC, hier matin.

Un expert du renseignement américain disait qu’Israël était tombé dans le piège du Hamas. Toute la population palestinienne est désormais faite de terroristes en puissance ?

Avec une meilleure préparation, il ne se serait rien passé. Il n’y aurait pas eu de raison de se venger. Et l’on ne serait pas au bord d’une spirale qui pourrait entraîner beaucoup de monde. N’est-ce pas l’histoire de toute notre société ? Elle est secouée par des guerres, alors qu’il aurait très bien pu ne rien se passer ?

Vraiment ? Il semble aussi, lorsque l’on considère l’histoire, que des tensions montent au sein des sociétés. Si on les laisse croître, ce n’est pas qu’on les ignore, mais parce que l’on se croit assez fort pour les contenir. Hybris ?

Palestinien

Il ne fait pas bon être palestinien. La plupart des régimes de la région sont des alliés plus ou moins objectifs d’Israël. Et les Palestiniens, eux-mêmes, sont désunis. Que peuvent-ils espérer ?

L’individualisme est un attrape couillon. Une personne tient son pouvoir de la société, des réseaux qu’il y possède.

(Il y a une tradition anglaise, cependant, qui peut être adaptée à cette situation. Ce que l’on a appelé « Peterloo ». Une foule pacifique manifeste, avec hommes, femmes et enfants. Les forces de l’ordre prennent peur. Grand massacre. L’opinion s’en offusque… Mais le Palestinien n’est pas un Anglais.)

Péril vieux ?

« le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans devrait doubler d’ici 25 ans ». Conséquences du vieillissement mondial ? « un ensemble de forces réduisant l’investissement et augmentant l’épargne, sans action politique les contrebalançant, fait que l’impact du vieillissement (conduit à un monde) de croissance faible (…), un trop plein d’épargne et de très bas taux d’intérêt. Ce sera un monde dans lequel le vieillissement renforce les changements de répartition de revenus que les nouvelles technologies ont provoqués : les vieux qualifiés gagnent beaucoup, les peu qualifiés de tous âges vivent difficilement. Les non qualifiés et les sans emplois s’en tirent particulièrement mal, ne parvenant jamais à acquérir les compétences qui leur permettraient de devenir de vieux travailleurs productifs ».

Mme Merkelcrée un salaire minimum, réduit l’âge de la retraite, encadre les loyers. The Economist regrette M.Schröder. Et M.Blair. Certes, il n’avait pas fait que du bien. Et, il a gagné 60m£ en collaborant avec des régimes peu reluisants ou à qui il avait accordé des faveurs lorsqu’il gouvernait. Mais, en ce temps, la politique anglaise avait une autre mine. A l’Est de l’Europe, les communautés russophones sont autant de pions dans le jeu de M.Poutine. Mais les populations locales voient avant tout leur intérêt matériel. Italie. La Ndrangheta aurait-elle une direction invisible ? Corruption à Bruxelles ? « Les normes éthiques concernant le lobbying sont souvent moins rigoureuses à Bruxelles qu’à Washington. » Les factions palestiniennes pourraient s’unir. Pour une fois elles y ont un réel intérêt. Et The Economist croit à leur succès. Au Yemen, « à chaque fois qu’un drone tue des civils Al Qaeda devient plus fort (…) mais la dernière vague d’attaques laisse penser que cette politique va continuer de plus belle. »

USA. Il devient trop coûteux d’exécuter les condamnés à mort. Les beaux jours de la peine capitale seraient finis. Et on redécouvre James Madison. « La solution de Madison était une république vaste et diverse, dans laquelle les partis et les intérêts se contrebalancent, réduisant le risque qu’une minorité s’unisse pour se liguer contre les autres. »

En Thaïlande, « on est au-delà de la logique et de la raison, c’est devenu une question de foi ». Le pays sombre dans le chaos ? A moins que la famille gouvernante actuelle ne laisse la place à quelqu’un d’autre de son camp. Grève massive en Chine. L’ouvrier sachant son avenir menacé par des pays à bas coûts veut une retraite. Quant aux très riches et aux cadres supérieurs ils sont tentés de passer à l’Ouest. Ils gagnent beaucoup d’argent, ont un travail passionnant, mais leurs conditions de vie sont détestables. La monnaie chinoise peut-elle devenir monnaie de réserve ? Non, car il est dans l’intérêt du pays de contrôler son cours.

L’économie du partage croît et affronte la justice. Comme d’habitude avec Internet, elle attaque à la marge les entreprises en place. C’est suffisant pour menacer leur survie. Mais aussi, elle court-circuite les taxes, les assurances et autres règles que s’est donnée la société.

La dernière mode chez les laboratoires pharmaceutiques est de s’échanger des unités. Pour pouvoir se spécialiser. M.Gentskow est un économiste spécialiste des médias. Il a découvert, en particulier, que « le web (…) siphonne des revenus de là où l’attention du lecteur est durable, et les fait croître, là où elle ne l’est pas » et « si plus de journaux avaient fait payer leur contenu en ligne (…) les ventes de papier et leurs revenus seraient plus élevés. »

La réglementation MiFID1 avait pour but d’accroître la concurrence sur les marchés financiers européens. Elle a eu des conséquences imprévues : perte de contrôle d’une partie des échanges. MiFID2 veut les empêcher. « Les conséquences risquent d’être aussi radicales et imprévisibles que celles de son prédécesseur. » Quant aux entreprises américaines : « Une vague d’acquisitions est un signal classique de la fin d’un cycle haussier, un signe que l’ingénierie financière a pris la place d’une croissance des affaires saine. » 

L’avenir de la centrale nucléaire serait en mer. On y trouve toute l’eau dont elle a besoin. (Et il n’y a pas de voisins ?)

Du bienfait de l'incertitude et du risque

Comment éliminer les crises financières ? Tout est une question de risque. Quand les organismes financiers se croient à l’abri des risques (soutien de l’Etat), ils deviennent irresponsables. Il en résulte une crise… il faut « réintroduire le risque dans le secteur privé ».

En tout cas, si le risque est bon pour la santé, les pauvres devraient se réjouir :

Le retour de Dickens ? Il y a de plus en plus de travailleurs indépendants. « l’économie pourrait avoir créé un grand réservoir de travailleurs, ressemblant aux « spinsters » du début de l’Angleterre du 19ème siècle, des femmes seules qui étaient payées à la pièce pour tisser du textile chez elles, ou aux dockers qui se massaient aux portes de ports dans l’espoir d’être pris pour une journée de travail. Cela signifierait une économie dans laquelle les salaires sont maintenus bas de manière permanente, et les profits demeurent élevés. » Art de la politique aux USA. Les milliardaires utilisent leur argent pour faire tomber les politiciens adverses ; on est élu de père en fille, histoire de capital de marque. Bouleversement en France. M.Drahi, simple polytechnicien, parvient à défaire les projets de l’establishment. Les entreprises ressortent les vieilles marques. Probablement parce que nous n’avons plus confiance dans les marques actuelles. Technologie de l’information, grave problème de sécurité. « Cet épisode est un nouveau rappel des problèmes de sécurité auxquels les entreprises doivent faire face à mesure que de plus en plus d’activités économiques se font en ligne. »

Europe. Les juristes allemands grippent le mécanisme européen. « Le juridisme germanique est le signe d’un désagrément profond : les gouvernements veulent les avantages de la monnaie unique mais pas le partage de risques et les transferts d’une fédération (…) pour fonctionner correctement une union monétaire a besoin d’une forme d’union fiscale. » Pourtant, des économistes semblent penser que l’entrée dans l’Europe aurait été extrêmement rentable. En particulier pour l’Irlande, le Danemark, l’Angleterre et le Portugal. Mais pas pour la Grèce. Les Grecs peuvent de nouveau emprunter sur les marchés financiers. Mais ils ne sont pas au bout de leurs peines. France et Italie, même stratégie : pas de stratégie ? Sortir de la rationalité financière pour prendre de vitesse leurs blocages internes (leurs Etats dans l’Etat) et externes (rigueur européenne) ?

La Russie organise des troubles en Ukraine, pour convaincre l’Occident qu’une fédération ukrainienne serait un moindre mal. La tâche des Ukrainiens est compliquée. Ils doivent à la fois résister aux provocations et faire avec un gouvernement d’oligarques, contre lesquels ils se sont soulevés… Curieusement, l’Angleterre serait plus sensible que l’Ukraine aux menaces russes. Cambridge University Press censure un ouvrage critique du régime de M.Poutine. En Afghanistan, les élections ont été plus calmes que prévu. « Les Afghans ordinaires ont envoyé un message : à leurs politiciens, que la stabilité nationale est plus importante que les intérêts particuliers ; au reste du monde, que leur pays mérite d’être aidé ; au Talibans, que leur prétention à représenter l’Afghanistan est sans fondement. »
Chine. Les ONG se développent, avec la complicité de l’Etat chinois. « Un curieux pacte, non formulé,  s’est fait : chaque parti accepte le compromis comme un moyen de progresser vers son objectif, à court terme, tout en espérant que l’avenir jouera en sa faveur. » Les Chinois prêtent aux pays d’Amérique latine, en échange de l’accès à leurs ressources naturelles. (Création d’une relation de dépendance ?)

Ciment. Dangote, énorme groupe nigérien. Il résulte de la volonté du gouvernement nigérien, de « subtituer » un producteur local aux importations étrangères. Holcim et Lafarge fusionnent. Ils seraient complémentaires. Holcim, marketing ; Lafarge, technologie. Ils voudraient faire du ciment comme un service, i.e. du ciment sur mesure, pour des usages spécifiques. (Fumeux ? Dirigeants en panne de stratégie ?)

Les négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens sont mortes. Raison ? « Actuellement, Israël est fort et le mouvement palestinien faible. » Sur le long terme cette faiblesse n’est peut-être pas dans l’intérêt israélien : un Etat mixte sera dominé démographiquement par les Arabes. Le gouvernement sud-africain est massivement corrompu.

Les centrales nucléaires pourraient fonctionner au thorium. Cela aurait des tas d’avantages. En particulier qu’il est difficile de le transformer en bombe. C’est d’ailleurs pour cela qu’il ne nous a pas intéressé. On aurait trouvé un moyen de stimuler la régénération de certains organes (de souris). 

The Economist contre Internet

Qu’arrive-t-il à The Economist ? La semaine dernière il reconnaissait qu’avoir donné le pouvoir aux hommes d’affaires était une erreur. Cette semaine, trois articles s’en prennent à Internet.
On y lit que l’usage de Facebook cause la déprime chez les adolescents : chacun n’y parlant que de ses triomphes cela renvoie le lecteur à sa médiocrité. (« L’émotion la plus fréquemment suscitée par l’usage de Facebook est l’envie. ») La relation directe, au moins, nous met en face des hommes tels qu’ils sont. On y lit aussi qu’Internet produit stress et désorganisation, avec pour premières victimes les créatifs. Tout d’abord parce que le traitement des mails prendrait un quart de la journée, en moyenne. Mais surtout parce que l’homme vit en permanence son travail. Bref, on pensait utiliser Internet au service de l’homme, et c’est le contraire qui s’est produit. « Il y a certainement des raisons d’en faire beaucoup moins – de rationner les emails, de réduire le nombre de réunions, de se débarrasser de quelques dirigeants excessivement zélés. Depuis quelques temps s’impliquer dans son travail a un retour sur investissement négatif. Il est temps d’essayer une stratégie bien plus radicale : prendre du recul. » Mais ce serait surtout en dehors de l’entreprise que la perte de productivité produite par Internet serait la plus violente. Internet a remplacé l’emploi fixe traditionnel, par un emploi précaire, peu productif. « Les auto-entrepreneurs (40% de la création d’emploi en Angleterre) travaillent plus longtemps – 6 % de plus que les employés – mais leurs revenus horaires moyens sont moins de la moitié de ceux des employés. » Internet a aussi « transformé certaines branches de l’économie – la vente de détail, la musique et l’édition, par exemple -, en grande partie en détruisant des modèles économiques existants. » « Internet, par opposition (à l’usine), semble atomiser la force de travail. En donnant un plus grand contrôle au possesseur de capital, il pourrait expliquer pourquoi les profits aux USA sont au plus haut depuis l’après guerre. »
Pour le reste, pas grand-chose de neuf. L’Egypte semble partie pour un scénario algérien. Que ce soit du côté des frères musulmans ou de celui de l’armée, l’affrontement stimule, en quelque sorte, les forces du mal. Des composants extrêmement dangereux, masqués jusque-là, s’affirment et s’affrontent. Inde / Pakistan. L’économie pousse les deux pays à s’entendre. Mais c’est tout. L’avenir ? Peut-être des « décennies de troubles – « une série de crises ponctuées par l’apathie » ». En attendant, l’Inde construit une marine de guerre moderne avec porte-avion, et sous-marins nucléaires. Israëlmodifierait sa politique d’implantation. De la Cisjordanie, elle irait vers le Néguev. Mais, une fois de plus, c’est au détriment des populations locales (Bédouins). Israël, par ailleurs, relâche une poignée de prisonniers, en signe de bonne volonté. Ce qui n’est pas suffisant pour les Palestiniens, pour qui les prisons israéliennes ont quelque-chose d’un rite de passage (« 750.000 Palestiniens sont passés par les prisons israéliennes (depuis 1967) » « 5071 Palestiniens seraient derrière les barreaux, pour des actes de violence ou de subversion à motivation politique. »). Pour sa part, l’Amérique, est le premier incarcérateur mondial, loin devant la Chine. « Un Américain sur 107 était derrière les barreaux, en 2011 – le taux le plus élevé au monde – et un sur 34 était sous « surveillance correctionnelle » (soit sous les verrous, soit sous probation, soit en liberté conditionnelle). Un noir a 3,6 fois plus de chances d’aller en prison en Amérique qu’en Afrique du Sud, en 1993, juste avant la fin de l’Apartheid. » Mais le pays a décidé de se réformer. « Le coût élevé de la prison a attiré l’attention à la fois de la gauche et de la droite. » La vertueuse Suède pourrait passer à gauche. Le parti au gouvernement est pris entre une montée du chômage (8%) et un mouvement anti immigration.
L’industrie des médias commencerait à profiter d’Internet. Les revenus passeraient de « produits physiques » au numérique, téléchargement et streaming, de la vente à la location. (Remarque : aux USA, les livres électroniques représenteraient 30% des ventes totales.) Aussi, l’industrie sortirait de ses activités traditionnelles. « Les journaux entrent dans de nouveaux métiers tels que le marketing et les conférences. » Quant aux fonds activistes ils en ont après les entreprises de haute technologie, comme Apple. Pourquoi ? Parce qu’elles sont remplies d’un argent qu’elles ne savent pas utiliser. Et qu’elles ont du mal à changer assez rapidement (cf. Microsoft). Qui a tué par le glaive… ? L’Europe cherche à développer le fret ferroviaire. Pour cela, il s’agit d’aménager des « corridors » aux travers de l’Europe. Mais cela coûte cher, demande des collaborations entre Etats, et, de toute manière, le rail est moins flexible que la route. En tout cas, il semblerait que ce marché doive-t-être dominé par les chemins de fer allemands. Pour sa part, un entrepreneur américain envisagerait de construire des trains sous vides.
Et les groupes d’oiseaux n’entreraient pas en collision en se posant, parce que, grâce à leur capacité à repérer le champ magnétique, ils adoptent tous le même angle d’atterrissage.