J’entendais que, pour répondre au dernier attentat du Hezbollah, Israël avait choisi de tuer un de ses leaders, en Iran, au sein même d’un quartier de haut sécurité. Message : je peux abattre qui je veux, où je veux.
Israël et ses adversaires suivent ce que disent les cours de négociation : « dent pour dent ». Mais, ce qui compte n’est pas l’acte, mais sa signification.
Cela rappelle ce que dit ce blog depuis au moins le covid : nous traversons des temps où un rien peut mettre le feu aux poudres. Et la dissolution de M.Macron en est un exemple. A tel point que M.Trump apparaît désormais effroyablement conventionnel.
Peut-être, d’ailleurs, y a-t-il quelque-chose de naturel dans cette situation : notre société semble évoluer par cycles, et la fin d’un cycle doit exiger une destruction qui permette une recréation. Avec, bien sûr, le danger qu’elle ne soit pas pacifique.
Ce type d’événement nous montre aussi la vacuité de la parole. Une partie de nos intellectuels dénonce Israël, d’autres expliquent les dangers fatals de sa politique. Mais Israël la poursuit, comme M.Poutine poursuit sa guerre. D’ailleurs, je me demande, si j’ai bien compris ce que l’on dit d’Israël, si ce n’est pas dans sa nature : ses fondateurs pensaient que leur Etat devrait sa survie à une guerre permanente.
Héraclite avait-il raison ? Le propre de la vie est d’être un combat ? Une leçon que nous avions oubliée ?