Depuis deux ans, je mène une enquête : la PME française a un potentiel ignoré, comment le développer ? Pourquoi me poser cette question ? Si la PME décollait, les maux de notre société disparaîtraient.
Mais aucune idée qui ressort de mon étude ne motive le dirigeant. Grande frustration.
Mais, voilà une surprise. « Vous êtes la première personne qui me dit que je suis important« . Le dirigeant se croit un paria ! « Si j’étais aux USA, je n’aurais pas deux restaurants, mais quinze« . Pas parce que la vie des affaires est plus facile là-bas, mais parce que la société encourage l’entrepreneur à se dépasser. Et si le dirigeant, au lieu d’investir dans le développement de son entreprise, s’offrait de petits luxes, pour lutter contre la déprime ?
Le dirigeant aurait-il besoin de reconnaissance ? Et si c’était la condition d’un boom économique ?
Autre observation : le dirigeant, comme nous tous, semble rechercher un sens « non financier » à sa vie.
Devrait-on lui dire qu’il est le médecin de l’économie ? C’est à lui de nous sauver de la crise économique, en poussant à fond son entreprise ? Tant pis s’il s’enrichit au passage ?