OGM qui mal y pense

Les OGM auraient connu une nouvelle mutation : les NGT (New Genomic Technics). La science cqfd.

Je retiens de l’émission que l’on faisait des OGM sans le savoir. Avant les OGM à proprement parler, on soumettait les plantes à des traitements terribles (irradiation, chimie…) en espérant produire des mutations favorables. Avec les OGM on a tapé sur le génome, mais à l’aveugle. Avec les NGT, la frappe est chirurgicale.

Seulement, on ne sait toujours pas ce que cela peut donner à long terme.

En tous cas, les OGM n’auraient pas été un désastre écologique, disait aussi l’émission. Pour ma part, je note que cela ne paraît pas avoir donné un avantage extraordinaire aux agriculteurs qui les utilisaient. Il se pourrait, laissait entendre l’émission, que ce soit surtout la répartition des revenus entre agriculteur et semencier qui ait été modifiée. Pour autant, me dis-je, il ne faut pas nécessairement y voir la main invisible du grand capital : la recherche coûte cher, et elle ne semble pas donner grand chose ; les multinationales se sont peut-être lancées dans une course en avant quelque-peu suicidaire.

Plus intéressant, il serait possible de faire ce que prétendent faire les OGM par d’autres moyens (jouer sur la biodiversité), et sans conséquences imprévues. Seulement, tout le budget de recherche est absorbé par eux.

Les OGM sont parmi nous

La Grande Bretagne reprend la culture des OGM disait la BBC. Elle profite de ce qu’elle n’est plus soumise à la législation européenne. 

Le Brexit a été annoncé comme la libération du génie entrepreneurial anglais. Il se révèle être un naufrage. Le seul accord commercial conclu par l’Angleterre, par exemple, est avec l’Australie. Un pays de vingt millions d’habitants. Et si je comprends bien ce que j’entends, elle a beaucoup abandonné pour l’avoir. 

Après avoir voulu conquérir la France, l’Angleterre a joué le diviser pour régner, de façon à maintenir l’Europe dans un équilibre de forces qui ne la menace pas. Aujourd’hui, il est très vraisemblable qu’elle cherche à utiliser cette technique pour exploiter l’union. 

Ce n’est pas parce qu’on est incapable de rebâtir un empire que l’on n’a pas le droit de vivre ?

Bayer et Monsanto

Bayer veut acheter Monsanto, disait-on le mois dernier. Si une entreprise allemande devient le leader du marché des OGM, il y a peu doutes que l’Europe se mette rapidement à consommer des OGM, ai-je pensé. 
Mais, peut-être ne suis-je pas le seul à soupçonner qu’il est dangereux que la société soit menée par des intérêts économiques à courte vue ? A moins que les dits intérêts soient victimes de leur propres vices ? (Bayer est en mauvaise santé, apparemment.) Qui a vécu par le glaive…

Albion au bord du précipice ?

L’Angleterre vote le 7 mai. Elle fait pitié. Ses états financiers sont bien plus mauvais que ceux de la France, sa productivité recule. Son grand succès a été de remplacer ses chômeurs par des travailleurs (très) pauvres. Aujourd’hui, c’est le chaos : 5 partis politiques pour un système fondé sur le bipartisme. Et surtout l’émergence d’un nationalisme « régional » (Ecosse, Irlande, Pays de Galle, Angleterre), sans précédent. Mais il faut voter Cameron, même s’il veut sortir de l’Europe, dit The Economist. Sans quoi vous aurez la France !
Justement, partout le peuple s’appauvrit. Cause ou conséquence : flexibilité du travail et entreprises de travail temporaire ? C’est ennuyeux, mais attention à ne pas y toucher, sinon vous aurez la France (et son chômage de masse) ! (Décidément notre pays est à l’honneur.) On notera un curieux graphe que je commenterai dans un prochain billet.
La corruption empêche l’Espagne de se redresser. Une étude a trouvé que « les entreprises les moins productives croissaient plus vite que les autres ». Ce qui compte n’est pas la compétence, mais les copains. Nouvel article sur Margrethe Vestager. La rigueur nordique est lâchée sus aux monopoles. Aux USA, la baisse du prix du pétrole n’a pas stimulé l’économie. Etrange. (Et si la peur de l’avenir poussait à l’épargne ?) M.Netanyahou s’en prend à sa Cour suprême. Conflit entre deux Israël : d’un côté les valeurs universalistes occidentales, de l’autre le nationalisme et la religion. Pour le reste, Israël est en paix. Les Arabes se battent entre eux. Et Israël est copain avec l’Arabie saoudite et l’Egypte. C’est le bon moment pour attaquer le Hezbollah. Afin de profiter de ce qu’il est pris par plusieurs fronts. Et pour l’affaiblir, avant que ses troupes de choc ne reviennent, pleines d’usage et raison, s’occuper de leur voisin. Le président indonésien veut montrer qu’il est un fort. Alors il fait exécuter les trafiquants, et couler les bateaux de nationalités qui ne peuvent le menacer. (En particulier, il se garde bien d’ennuyer la Chine.) Quant à la Chine elle mène à la fois une politique d’agression et de conciliation. C’est ainsi qu’elle colonise la mer de Chine. Son objectif est d’asseoir sa domination régionale.
On parle de désarmement nucléaire. Ça ne semble mener nulle part. Mais, au moins, le contact n’est pas rompu. Programme pour un bombardier américain. Il doit pouvoir détruire n’importe quel pays. Boeing et Lokheed Martin affrontent Northrop. L’activité militaire du camp qui perdra disparaîtra. Pour une fois, la France crée la mode : le droit de vote renforcé pour actionnaire durable semble gagner le monde. Médicaments génériques : les entreprises tentent de se concentrer pour pouvoir augmenter leurs marges. VW remplace son président, par un légèrement plus jeune, de façon à ce qu’il puisse continuer à faire les mêmes erreurs. Détourner la loi constitue une part importante du modèle économique de l’entreprise innovante. Comment acheter des terres à des petits résistants ? La leur payer un prix correct et déplacer vers d’autres terres équivalentes ceux qui ne veulent pas céder. (Le type d’idée qui vous vaut un prix Nobel.)
Innovation. Le drone est utilisé par le malfaiteur. Ce qui crée un marché pour l’anti-drone. Et, pour une fois, la France serait en pointe. Les Chinois, pour leur part, sont en pointe pour créer un homme génétiquement modifié. Vus les premiers résultats obtenus, on est dans l’univers des apprentis sorciers. 

OGM et résistance au progrès

The Economist raconte toujours la même histoire. Qu’il s’agisse des USA, de l’Europe ou de la Chine, les peuples ne veulent pas des OGM. Face à eux, il y a les gouvernements et les entreprises, et ils ont généralement le dernier mot.

Cet affrontement m’a rappelé l’étude de Jean-Baptiste Fressoz. La marche du progrès s’est faite comme ceci. Une élite le poussait, le peuple s’y opposait. Et avec de bonnes raisons. En effet, initialement, la plupart de ce qui va de soi aujourd’hui (la médecine, la chimie, les chaudières…) ne fonctionnait pas, et détruisait hommes et nature. Mais l’élite avait beaucoup à gagner, et risquait peu. C’était le peuple qui essuyait les plâtres. Il a servi de cobaye (et parfois, explicitement). La résistance au changement expliquée ?

2014 : rien ne va plus ?

En lisant The Economist, je me demandais si 2014 ne pouvait pas voir quelques bouleversements sérieux. Et si l’Inde élisait un homme dangereux ? « Un populiste avec un passé inquiétant et un bon bilan économique. » Le rodéo politique italien se poursuit. Je me demande s’il ne reproduit pas notre troisième République. En tout cas, on semble vouloir s’acheminer, comme chez nous, vers le bipartisme. (Ce qui me semble une idée antidémocratique.) Aux USA, Républicains et Démocrates se sont enfin entendus sur un budget fédéral. Apparemment en jouant sur les mots pour masquer leurs concessions réciproques. Le libéralisme allemand serait en berne, il ne correspond pas à une tradition du pays. Le président turc s’en prend aux forces religieuses modérées. L’Ukraineest toujours aussi incertaine, le peuple (une minorité occidentalisée ?) est dans la rue, mais, pour le reste, cela semble une bataille entre oligarques. Étrange Thaïlande : d’un côté, un parti, représentant le petit peuple, a le pouvoir de gagner les élections, d’un autre, l’opposition a la force de renverser le gouvernement. En Syrie, le démantèlement du stock d’armes chimiques serait un succès, mais la sortie des dites armes dépend de la capacité de M.Assad à dégager des routes, et à gagner des guerres… Finalement, Israël est « désorienté ». « les jeunes Israëliens ont oublié le projet commun des pionniers (…) idem pour les entrepreneurs qui ont fait des fortunes dans les glaces et l’électronique. » Le nouveau dictateur nord coréen fait regretter son père. 
Le peuple chinois ne veut pas des OGM, mais son gouvernement a décidé qu’ils étaient bons pour lui. Résultat de la crise ? Brutalement des négociations de libre échange se dégèlent. Le « Doha round » de l’OMC d’un côté (démarré en 2001), Europe Mercosur de l’autre. Curieusement, les entreprises utiliseraient un prix (coût) du carbone dans leurs calculs d’investissements. Et il serait beaucoup plus élevé que celui des marchés – qui, par ailleurs n’arrivent pas à se mettre en route. (L’entreprise meilleure pour notre santé que la démocratie ? Ou que le marché ?) Tom Enders veut faire d’EADS une entreprise normale, qui ne suit que son intérêt et pas celui des gouvernements qui l’ont financée. Et les dits gouvernements vont le laisser faire. Gaz de schiste et USA, phénomène curieux. Le pays n’est pas capable d’écouler le type de pétrole produit (le marché n’est pas équipé pour l’exploiter), du coup son prix baisse, ce qui menace sa production… Pourquoi les fusions et acquisitions échouent-elles ? Parce qu’elles échappent à la rationalité. Il faut gagner à tout prix.

Science. La nouvelle science de l’épigénétique montre que l’alimentation du père peut avoir une conséquence sur la constitution de l’enfant. Les journaux scientifiques appliquent d’autres critères de sélection que ceux de la qualité de la recherche. Mais, d’une manière générale, l’homme, qu’il soit ordinaire, scientifique ou autre, n’est pas rationnel, il tend à « interpréter les artefacts d’une certaine façon ». Et les requins pourraient savoir ce qu’ils font quand ils attaquent l’homme. 

Longue marche vers le capitalisme ?

Longue marche vers le capitalisme. La Chine va-t-elle privatiser la terre ? Ce qui retirerait beaucoup de son pouvoir au parti. Pourtant le capitalisme ne paraît guère séduisant ces temps-ci… Salarié = perdant ?Alors que la part des salaires dans la richesse mondiale semblait une constante, elle a beaucoup chuté. Et, en plus, les hauts revenus comptent pour de plus en plus dans le total. Raison ? Le commerce (avec les émergents), la technologie (dont les prix baisse et qui remplace l’homme), la libéralisation (qui a liquidé les protections du travailleur). Les bénéfices des entreprises américaines sont toujours plus hauts. Part des salaires, dollar et surtout investissement en baisse. Ça pourrait ne pas durer. En tout cas, le climat des affaires n’est pas sain. Les entreprises ont maintenant recours à de douteuses obligations « hybrides ». Avatar des subprimes ? La justice américaine rançonne les banques. Pas besoin de procès pour cela. Elle les menace de leur retirer leur licence. USA, pays de l’arbitraire ?

Barak Obama ne maîtrise ni ses services secrets, ni les développements informatiques nécessaires à son système de santé. Mauvais manager, dit The Economist. Je pense plutôt qu’il s’en fiche. Etre premier ministre en Italie ressemble à un rodéo. L’éducation suédoise va mal. Visiblement le système éducatif est mal aimé. Enseignants mal payés et bizarre mélange public privé qui ne semble ni très sain, ni très contrôlé. La Grèce fait preuve d’esprit entrepreneurial. Energie du désespoir ? Le coût de l’administration européenne n’arrête pas de croître. The Economist aimerait que l’Allemagne sorte de sa culture de surplus. Et qu’elle relance la croissance européenne en libéralisant le marché des services.
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Il faut éduquer les filles disent les économistes. C’est bon pour le développement. Mais la fille est trop importante pour la famille pour qu’elle aille à l’école. C’est une assurance contre les aléas de la vie. Alors, assurons les familles et les filles étudieront !
PSA sort le nez de l’eau. Il a fait le travail qu’il aurait du faire il y a une décennie. Ce qui le remet en course, sans lui donner l’avantage. Fiat fait fabriquer en voiture en Serbie. La main d’œuvre n’est pas chère. Et le gouvernement n’est pas avar de subventions. Et l’entrée en bourse de Twitter ? Excellente occasion de spéculer à court terme. Mais mauvais investissement à long terme. En Angleterre, le crowdfounding s’étend aux start up.  Vu le taux de déchets, l’investisseur doit avoir le cœur bien accroché. Aux USA, les OGMauraient perdu la bataille de l’étiquetage.

Science. On n’arrive pas à détecter la présence de matière noire. On en a besoin pour expliquer le mouvement des galaxies. Pourquoi les espèces se divisent-elles en sous-espèces ? Apparemment cela tiendrait à la capacité de leurs membres à faire évoluer leurs caractéristiques pour se ressembler. 

Thérapie génique

Je découvre la thérapie génique avec beaucoup de retard. La thérapie génique consiste à modifier le patrimoine génétique d’une personne, pour la soigner. Pour cela on utilise des « vecteurs » qui vont transporter les gènes que l’on veut ajouter. Ce sont souvent des virus redoutables (dont celui du sida – vecteur lentiviral), que l’on modifie. Plusieurs choses me frappent :

Ce faisant on transforme le patient en OGM. Or, alors que l’OGM nous terrorise quand il s’agit de légumes, il nous réjouit quand il faut nous soigner…

Ce qui est dit des OGM semble aussi possible en ce qui concerne la thérapie génique : ses conséquences ne paraissent pas parfaitement maîtrisées :

L’intégration des vecteurs rétroviraux dans le génome de la cellule cible, si elle est un atout majeur pour la pérennisation et la transmission de l’information génétique, représente néanmoins une difficulté en termes de sécurité. Deux essais cliniques utilisant les vecteurs rétroviraux murins pour modifier les cellules hématopoïétiques (traitement de l’immunodéficience liée à une mutation portée par la chaîne gamma-c du récepteur à l’interleukine-2 (…), et traitement de la maladie de Gaucher) ont conduit à l’apparition de formes de leucémies chez les patients.

OGM : dangereux ou non ?

Les OGM sont-ils dangereux ? Le journal Nature essaie de débrouiller la question. Et sa conclusion est, si je comprends bien, que les pour et contre OGM sont des fous-furieux indignes de confiance. Et que, probablement, les OGM ne sont ni extraordinairement bénéfiques, ni terriblement dangereux. Mais ce n’est pas tant cette conclusion que je trouve intéressante que ce que cette enquête révèle de l’agriculture.

Car, si l’on ne sait rien sur les OGM, c’est parce qu’il n’y a pas d’argent pour faire des études sur leur compte. L’économie de marché éliminerait-elle les ressources de la recherche et nous forcerait-elle à être des cobayes ?

Surtout, si les OGM peuvent sembler bénéfiques, c’est en comparaison avec ce qui se fait ! Et ce qui se fait est effrayant. D’ailleurs nos critères d’évaluation de la dangerosité d’une technique méritent une discussion. En effet, on apprend que les techniques traditionnelles de culture sont redoutables. Cultiver, c’est avant tout combattre les mauvaises herbes. Jadis, on l’a fait par le labourage. Mais il détruit l’humus et contribue à l’effet de serre. On a aussi employé des masses de produits chimiques. Le principe des OGM était d’éviter le labourage et de diminuer la chimie. Mais la nature et les OGM semblent se livrer au jeu du gendarme et du voleur. En particulier les mauvaises herbes absorbent les gènes anti-produits chimiques transmis aux cultures. Il faut sans arrêt changer de tactique.

Tout ceci me fait me demander s’il ne serait pas temps de reposer le problème de l’agriculture. N’y a-t-il pas d’autres façons d’obtenir les résultats que nous cherchons (nourrir le monde) ? Ce problème ne doit-il pas être pris en main par autre chose que des activistes shootés à l’idéologie ? 

Rêve en Chine et déprime ailleurs

Le nouveau gouvernement chinois parle de « rêve chinois ». Pas moyen de savoir ce qu’il sous entend par là. (Mais peut-être est-ce un reflet du « rêve américain » ? Celui de la Chine étant de redonner la place qu’elle mérite à sa culture, plutôt qu’une bagnole à chaque citoyen, comme aux USA.) Mme Merkel et M.Hollande ne s’aiment pas trop. Mais ça ne change rien, ils sont condamnés à s’entendre. L’Islande change de gouvernement. Ce n’est apparemment pas une question de programme. Juste un usage de crise. L’humeur de l’UE n’est plus à la rigueur. The Economist l’encourage à continuer son effort de libéralisation, cependant. Et la zone euro est de nouveau menacée. Ce coup-ci ce sont les banques espagnoles et italiennes qui ne prêtent pas à leurs PME. Scénario habituel : elles pourraient entraîner leurs pays et la zone euro dans leur chute. La Grèce, après avoir réduit de 20% son PIB, pourrait repartir. Mais son moral est si bas que l’on peut en douter (60% des jeunes sont au chômage). En France, M.Hollande se montre amical vis-à-vis de l’entrepreneur : baisse des taxes sur les plus-values de cession. L’Angleterre est soulagée : le gouvernement français demande des économies à son armée, mais ne renonce pas à son rôle mondial. D’autant qu’il faudra faire sans les USA. Et, effectivement, M.Obama n’intervient pas en Syrie, alors qu’il le devrait. (Curieusement, l’article n’envisage pas les conséquences d’une telle intervention.) D’ailleurs, la Syrie, facilement accessible, est devenue la destination préférée du tourisme terroriste, actuellement en plein boom. L’Angleterre est inquiète : que feront ceux de ses nationaux qui font la guerre en Syrie, lorsqu’ils reviendront à la maison ?

Djibouti semble béni des dieux. Le trafic de son port ne fait qu’augmenter. C’est le point de passage obligé de l’approvisionnement de l’Ethiopie, arrêt pratique pour les cargos naviguant entre l’Europe et l’Asie et toutes les grandes armées mondiales y sont installées. Mais sa population n’a pas accès à ces revenus. Elle est la « plus pauvre d’Afrique ». À Ho Chi Minh Ville, menacée par la montée des eaux, les autorités locales préfèrent un projet hasardeux de digues à 2,6md$ plutôt qu’un, plus efficace, à 1,4m$ ! Question d’intérêt. Au Bangladesh, un immeuble s’est effondré sur des ouvriers du textile. Ce qui obéit à une logique certaine. Main d’œuvre excessivement bon marché, pas de droit de l’environnement, et boom de la demande suscitée par une ouverture des marchés de l’UE. Dans ces conditions, il faut produire à tous prix.
Défaillance du marché. Les compagnies pétrolières sont évaluées en fonction de leurs réserves. Or, si l’on veut limiter le réchauffement climatique, une partie de ces réserves ne pourra pas être exploitée. Le gouvernement américain demande au commerce en ligne de collecter la TVA. Ce qui pourrait être bénéfique pour Amazon qui, jusque-là, plaçait ses entrepôts dans les zones hors taxes. La société va optimiser sa logistique, multiplier ses dépôts et acquérir une flotte de camions. Avantage concurrentiel important : apparemment pouvoir disposer immédiatement de ses acquisitions compte beaucoup pour le consommateur américain. (Ce qui explique pourquoi Amazon France insiste autant sur la livraison dans la journée ?) Pourquoi les banquiers anglo-saxons ne sont pas en prison ? Parce que l’incompétence n’est pas un crime. En Allemagne, en revanche, on ne transige pas avec la confiance.
On est parvenu à faire voler des robots-insectes. Mais il leur manque encore une alimentation autonome. La pollinisation pourrait être un de leurs emplois ! L’Amérique veut replanter ses forêts de châtaigniers génétiquement modifiés. Les anciennes populations de ces arbres ont été victimes de maladies.