Les mémoires de Mme Obama : succès sans précédent

Le Financial Times déclare que les mémoires de Mme Obama s’annoncent comme un succès sans précédent. Un autre article explique qu’un éditeur a payé M et Mme Obama 65m$ pour les dits mémoires.

Désormais, faire de la politique de gauche rapporte monstrueusement. Quant au citoyen, il ne semble pas y trouver son compte. C’est peut-être pour cela qu’il élit des milliardaires.

Droit et subtilité

M.Obama était l’éditeur de la revue de droit de Harvard, si mes souvenirs sont bons. Ce qui en fait probablement un des esprits les plus subtils que comptent les USA.

C’est curieux que nous n’ayons plus ce type d’études en France. Nous les avons liquidées au profit de formations pour bourins. Explication ? Peut-être notre amour de l’absolu. Heureux les simples d’esprit ?

Barack, le retour

Barack Obama semble parti pour organiser la résistance à M.Trump. C’est ce que j’attendais depuis longtemps.

M.Obama est redoutable. C’est un tueur, un tacticien froid, et exceptionnellement intelligent. Il divise pour régner et, contrairement à Mme Clinton et à l’élite intellectuelle, il a de l’empathie pour le petit blanc, électeur de M.Trump. Car sa couleur est trompeuse : il vient de ce monde, et il n’en a pas oublié les valeurs.

M.Trump dit (?) :

« Ne crains rien jusqu’à ce que la forêt — de Birnam marche sur Dunsinane ! » Et voici que la forêt — marche vers Dunsinane… Aux armes ! aux armes, et sortons ! — Si ce qu’il affirme est réel, — nul moyen de fuir d’ici, ni d’y demeurer. — Je commence à être las du soleil, et je voudrais — que l’empire du monde fût anéanti en ce moment. — Qu’on sonne la cloche d’alarme !… Vent, souffle ! viens, destruction ! — Nous mourrons du moins, le harnais sur le dos.

Obama homme de télé

M.Obama homme de la culture des séries télé, disait un article datant de la fin de sa présidence. Cela se confirme. Avec son épouse, il signe un contrat avec Netflix, pour produire du contenu pour cette société.

Je lisais que le seul héritage de M.Obama serait M.Trump. Toutes ses réformes ont été démontées. Son génie a été d’imposer, seul contre tous, ses idées. Mais, me semble-t-il, cela a aussi été sa perte. Pour ancrer des réformes, il faut que des gens aient intérêt à les défendre une fois que l’on est parti. Il faut se faire des alliés, se coltiner à la réalité, se salir les mains. M.Obama était probablement trop homme de lois et de décrets et pas assez homme d’action. Produire des films lui permettra peut être, en faisant passer ses idées, de produire des actions. A-t-il trouvé la place qui lui revient ?

Le changement selon Obama ?

Barack Obama aurait été dans le droit fil des luttes sociales du 68 américain, disait un invité de l’émission dont il est question dans mes précédents billets. L’élection de Donald Trump a marqué un recul brutal.

Mais, qu’a fait Barack Obama ? me suis-je demandé. Certes, son opposition a eu l’habileté de bloquer ses mouvements, alors qu’initialement il avait une majorité absolue. Mais il n’a pas semblé faire de grands efforts pour imposer ses idéaux. Et si M.Obama et le parti des intellectuels croyaient qu’il suffisait « d’être », de tenir quelques beaux discours, pour que le monde change ?

(« Le changement c’est maintenant » ?)

Culture pop

Un article disait que M.Obama avait été le prince de la « pop culture ». (C’est aussi vrai de Mme Obama.) C’était un arbitre du bon goût en termes de série télé, et l’hôte idéal des talk shows… Aux USA, on appelle cela « pop culture ». C’est la culture du peuple. Je ne pense pas qu’il y ait d’équivalent en France : il n’y a plus véritablement de « peuple », au sens « classe populaire ». La bourrée corrézienne est ce qui s’en rapproche le plus ?
Cette culture est devenue celle de Bob Dylan et Joan Baez. C’est maintenant une culture d’intellectuels riches. Elle a ses revues, comme Rolling Stones, ou les Inrocks en France, et toute une industrie de critiques érudits. C’est un art de vivre. Et si l’intellectuel avait cru que comprendre le peuple c’était jouer du rock, et fréquenter les stars du show biz ? Et s’il avait fini par penser qu’il était le peuple ? Après tout, la pop music a créé une grande ferveur. Il pouvait être pardonné d’estimer appartenir à un mouvement populaire. Ce n’est plus le cas.
Le plus étrange dans cette histoire est la France. En effet, l’équivalent de Bob Dylan chez nous, c’est Renaud. Mais, dans l’ensemble, la tendance « peuple » a pour base une culture qui n’est pas la nôtre.

Mr Trump and Dr Obama

Il y a un test psychologique qui vous montre tel que vous vous rêvez et tel que vous êtes. Il semblerait que ce soit l’histoire de Trump et d’Obama. Obama, c’est l’homme idéal. Il a une faculté hors du commun à s’adapter à la situation dans laquelle il se trouve. Il domine de sa grâce et de son intelligence les lieux où nous aimerions tous être. Les Olympes de la culture populaire. C’est le people ultime. Quant à Trump, il ne s’adapte pas. Il est toujours lui même, désarmant de maladresse. Désespéré d’être aimé, même de ses ennemis. Il nous ressemble. Voilà ce que dit cet article, si je l’ai bien compris.

Des dangers du président en CDD

MM.Obama et Hollande sont des présidents en CDD. Ils profitent des derniers feux du crépuscule pour mettre leur conscience en ordre. Ce faisant, ne trahissent-ils pas leur mission ? Car, ne sont-ils pas les représentants du peuple, pas de leur intérêt ? Quel précédent créent-ils, surtout ? 
En fait, la démocratie est fatalement représentative : ses élus se trouveront toujours confrontés à des circonstances où, faute des conditions pour consulter leurs concitoyens, ils devront décider seuls. John Stuart Mill disait que, sachant cela, l’électeur doit veiller à élire, plutôt qu’une personne qui partage ses valeurs, quelqu’un qui saura prendre des décisions judicieuses.

Barack Obama règle ses comptes

M.Obama profite de ses derniers jours de présidence pour régler ses comptes. Les Russes, d’abord, qui ont cherché à influencer les dernières élections, et les Israéliens, pour le coup d’avant. La vengeance est un plat qui se mange froid.
C’est probablement de bonne guerre. La théorie de la complexité dit même que le « dent pour dent » est la meilleure façon de se faire des amis.
(C’est aussi un avertissement aux Israéliens : il n’est pas judicieux de se mettre à dos un allié sans lequel on ne serait pas grand chose… une Corée du nord, peut-être.)

L'échec d'Obama ?

La politique d’Obama est conforme aux intérêts de ceux qui paient sa campagne. Grandes entreprises et riches. Goldman Sachs aurait été le premier d’entre-eux. C’est ce que disait, vendredi matin, l’éditeur en chef du prestigieux Harper’s Magazine (France Culture).

M.Obama n’aura pas été un réformateur. Je ne m’attendais pas à ce que le dit éditeur reprenne des thèses que j’associais à la droite. Il attribue le malaise du petit peuple américain au traité de libre échange nord américain, mais aussi aux accords commerciaux avec la Chine : immigration et délocalisations d’activités. Même la loi sur l’assurance de M.obama était « néo libérale », imitée de ce qu’avait fait Mitt Romney dans son État. Elle aurait surtout profité aux compagnies d’assurance.