Ministre déphasé

Soft power, de France Culture, disait que notre ministre de la culture, Mme Nyssen, était déphasé. Mais que M.Macron la conservait par charité.

Le ministère de la culture n’est peut-être pas très important, et il n’a pas besoin de ministre pour rouler, cependant, cela ressemble à du détournement de bien public…

Brigitte Nyssen

Rediffusion d’une série d’interviews de Brigitte Nyssen par France Culture. J’avais prêté un intérêt distrait au premier passage. Il me semblait déplacé de considérer qu’Actes Sud, créé par son père, était une telle réussite qu’elle méritait le titre de manager de l’année. A seconde écoute, j’ai pensé qu’elle avait un bon sens reposant. Je comprend les libéraux de gauche et de droite, qui prônent l’immigration. Toutes les cultures ont leurs problèmes, que leur mélange résout. Pour être un bon ministre de la culture, il ne faut pas être français ?
J’ai découvert qu’Actes Sud n’est pas qu’une maison d’édition. C’est plutôt une maison de la culture. Ce qui semble dans la continuité des choix de vie de Brigitte Nyssen. Elle a eu une jeunesse communautaire et soixante-huitarde. Elle a reproduit ses principes dans son entreprise. La rentabilité n’est pas première. Mais elle est nécessaire. D’ailleurs le succès d’Actes Sud vient de cette originalité. Elle n’a pas suivi le chemin des maisons d’éditions parisiennes. En particulier, elle a traduit autre chose que la littérature américaine. Si bien qu’elle a fini par trouver un filon ignoré. Il se peut qu’il en ait été de même pour la littérature française, qui lui a valu un chapelet de Goncourt. Quand on a un peu le sens des affaires, faire ce que l’on aime est le secret du succès ? Décidément, elle n’est pas française.