Étiquette : numérique
Pénurie de main d'oeuvre… en France ! (si, si)
Par ces temps de crise, il existe au moins un secteur qui ne cesse de progresser, y compris en France : le monde numérique. A tel point qu’une pénurie de main d’oeuvre se fait jour.
Selon Arnaud Cantet de Lincoln & Associés, « la pénurie actuelle pouvait pourtant s’anticiper à la lecture des démarches qu’ont eues l’immense majorité des entreprises :
- Tous les acteurs recherchent des compétences dans le digital, avec des parcours proches ou similaires.
- Les systèmes managériaux traditionnels et les organisations ne se sont pas adaptés au monde digital.
- La demande est croissante auprès de profils qui justifient souvent de peu de réalisations concrètes. »
On ne forme pas assez de spécialistes du marketing en ligne, de développeurs, etc. Trois entrepreneurs célèbres ont même créé leur propre école, l’EEMI (voir ci-dessous).
Compléments :
Le numérique pousse la presse dans ses retranchements
Je rebondis sur l’article de Christophe « Liquidation de la presse ? »
En tant qu’ancien journaliste, je reste sensible au sujet. La presse française est encore malade de la radicalisation des idéaux fondateurs de la Résistance, selon lesquels l’information n’est pas un produit comme les autres. Or, nous avons devant nos yeux le fait qu’il s’agit bien d’un produit et que ce terme n’est pas un gros mot. Non, le marketing n’est pas mauvais ! Non, faire de l’argent avec la presse n’est pas un renoncement ! Ou, pour faire plus court : non, la capitalisme n’est pas le diable !
L’éthique, l’honnêteté, l’exhaustivité et toutes les autres valeurs attachées à l’information des lecteurs sont autant d’attributs de ce produit. C’est-à-dire que les clients n’achèteraient pas l’information sans voir ces attributs (vous le feriez, vous ?).
La presse française est aussi victime de ses archaïsmes, notamment dans le domaine de l’impression et de la distribution. C’est l’un des derniers bastions des coopératives d’inspiration soviétique où le conservatisme et les intérêts particuliers l’ont emporté sur l’aptitude au changement et l’intérêt général – et c’est peu de le dire ! Ces derniers jours, le syndicat du livre a empêché manu militari la tenue d’un CE à l’Union de Reims, séquestrant le PDG (il s’appelle Hersant, mais est-ce une raison ?). Jolie démonstration de démocratie.
L’avenir de la presse consiste désormais – en partie – à vendre des applications, des abonnements et de la publicité (des produits) sur l’iPad et autres supports numériques (qui contournent ces archaïsmes dinosauriens). CQFD ?
