Étiquette : numérique
Uber, taxis et démocratie
(PS. Article qui semble confirmer ce point de vue.)
Commerce électronique : essoufflement ?
La numérisation / digitalisation, idéologie totalitaire ?
au sein de la population adulte de la Silicon Valley (…) on constate déjà les premières manifestations de modifications insolites de la personnalité. Leur trait commun le plus caractéristique est le refus, voire l’incapacité de surmonter les difficultés liées aux aspects déraisonnables, illogiques, irrationnels ou simplement émotionnels de la vie en société et tout particulièrement dans les domaines de la vie privée et du couple. Ces gens vous disent, avec le plus grand sérieux et transis d’émotions, qu’ils espèrent voir enfin arriver le jour où l’on aura éliminé tout ce qu’ils appellent « analogique » : l’homme et l’univers seront pris dans les mailles serrées du filet conceptuel infaillible et objectif d’une pensée « digitale ». La digitalisation généralisée apparaît comme la version moderne du rêve d’un paradis terrestre. (WATZLAWICK, Paul, Les cheveux du baron de Münchhausen, Seuil, 1991. P 250.)
Le numérique, c’est le stress ?
Numérique et résistance au changement
La mode numérique (ou digital ?) expliquée ?
Les Geeks victimes des médias sociaux ?
Au fond, les médias sociaux étaient un rêve d’autistes paresseux. Big data tirerait automatiquement des idées de nouveaux produits du bruit ambiant. Et, mécaniquement, la publicité ferait acheter.
Or, on découvre que la pub dans les médias sociaux, ça ne marche pas. Leur réel intérêt est d’être une réinvention, avec de nouveaux outils, des études de marché. Ce qui demande, donc, de créer les conditions d’un dialogue avec le marché. Pour cela, il faut du travail, du génie, aimer son métier et son prochain. Et si les médias sociaux avaient la peau des Geeks ? Qui a vécu par le média social… ?
Le numérique est-il une idéologie ?
Le « numérique » est un acte de foi.
Ce vocabulaire est une construction idéologique, un mythe, qui n’a que peu à voir avec les divers dispositifs techniques dont il est question et qui tend à engloutir toute analyse dans un océan de généralités et d’approximations.
Rien de ce que l’on nous dit sur le Big data ou autre n’est fondé. Mais ce n’est pas grave. Car le numérique n’est pas une question de raison ou de choix de vie du peuple, de démocratie. La civilisation numérique doit s’imposer à nous parce que c’est le bien.
(Pour poursuivre l’analyse :
Sébastien Broca, « Les chausse-trappes de la pensée Internet », La Vie des idées, 16 mai 2014. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Les-chausse-trappes-de-la-pensee-2665.html)
Le XXIème siècle ou le retour des sectes et de l’âge des ténèbres ?
L'homme numérique ou l'internalisation du Taylorisme
Un gourou du « numérique » m’explique que le bracelet qu’il porte règle sa vie. Il semblerait qu’aux USA ce comportement ait un nom: « life hacking« . Un article analyse le phénomène. « Le concept (…) maximiser sa productivité personnelle« . Principe : « la vie est plus facile (…) si vous la traitez comme un emploi« . Résultat : « le travail, sans beaucoup de résistance, est parvenu à envahir chaque recoin de notre vie« .
Les conseils que nous recevons (et les « applications » informatiques qui vont avec) ne sont rien d’autre que le Taylorisme appliqué à la vie privée. Ce que les consultants appellent les « meilleures pratiques ». Le phénomène est allé jusqu’à reproduire la bureaucratie qui asphyxiait l’entreprise taylorienne, en particulier « les « pseudo intellectuels qui vendent des conseils inutiles quant à comment organiser vos armoires ou ranger vos vêtements d’hiver (et quelqu’un doit programmer les applications de contrôle qui vont avec)« .
Etrange. 68 devait être la libération de l’homme. Le contraire est survenu ?