C'est Proust qu'on assassine : la fin de la littérature ?

The Economist dit la même chose que moi, dans mon précédent billet :

Les écrivains se sont transformés en entreprises. Ils se passent des services d’un éditeur. Et, surtout, leurs livres ne servent qu’à construire une notoriété qu’ils monétisent par d’autres moyens : « Authors are becoming more like pop stars, who used to make most of their money selling albums but who now use their recordings as promotional tools, earning a living mainly from concerts.« 

Ce qui pose un problème délicat, pour The Economist, car l’auteur, le vrai, le Proust, n’est pas un homme de showbiz ! La littérature serait-elle condamnée par la sélection naturelle du marché ?

La grande dépression : mode d'emploi

Le numérique déprime l’économie, dit The Economist. Certes, mais quel est le phénomène sous-jacent ? Mon cas est peut être représentatif, me suis-je dit. J’envisage de publier mon prochain livre sur slideshare. Pourquoi ?

  • le tirage des livres, de management en particulier, est très faible. Je suis extraordinairement mal rémunéré (je ne suis pas certain d’atteindre l’euro de l’heure d’écriture !), et cela ne me fait même pas connaître ;
  • il est coûteux de travailler avec un éditeur : il faut compter des jours de palabres et de relecture qui pourraient être mieux employés ailleurs ;
  • je ne peux plus utiliser le contenu d’un livre publié, et personne ne veut acheter un livre pour avoir accès à ce contenu (par exemple lorsque je l’utilise en appui à une mission) ; 
  • la « méthode Münchhausen », texte technique mis sur slideshare, a été vue près de 40.000 fois… ce qui semble dire que slideshare fonctionne.

Qu’est-ce que cela nous dit sur l’état du monde ? Pas que le numérique a détruit l’industrie du livre, mais que c’est elle-même qui s’est auto détruite :

  • Ce que je demande à un éditeur est que, s’il me choisit, il diffuse mes livres. Or, il ne diffuse rien. 
  • En partie parce qu’il ne fait plus son travail de sélection et de promotion de ses ouvrages, et a saturé le marché par une masse de médiocrité. Plus personne ne s’y retrouve.
  • En partie parce que beaucoup de grands de la distribution ont eu tellement peur de leur ombre, qu’ils ne diffusent plus rien. D’où cercle vicieux. (En revanche, ceux qui continuent à faire leur travail marchent très bien.)

Economie du partage : avis de changement violent ?

Il est curieux que l’on ne s’intéresse pas aux conséquences de l’économie du partage. 
Qu’est-ce ? C’est partager ce que l’on a. Par exemple son logement. La particularité de cette économie, c’est la plate-forme Internet. C’est un marché électronique qui permet de faire l’échange. Celui qui la possède s’enrichit colossalement. Car, la plate-forme coûte peu et la caractéristique d’Internet tend à être le monopole.
Conséquences ? Cela fait des échanges économiques nouveaux : croissance. Mais c’est aussi une meilleure utilisation des actifs. Exemple : le cloud computing. Ce n’est pas qu’une simple délocalisation des ordinateurs, cela pourrait provoquer celle des DSI elles-mêmes. Et ce pour des raisons de compétence, de capacité d’adaptation à une technologie en évolution permanente, et non de coûts. Avis de changement violent ?

Prenons un autre exemple. Imaginons que l’on partage nos voitures. Cela pourrait faire tomber la production automobile. Or, comme l’industrie fonctionne aux limites de l’équilibre, une petite baisse peut la mettre en grosse difficulté. Donc créer une grosse crise. Et faire plonger l’économie dans un cercle vicieux, car tout est lié. Tous chômeurs. Et l’industrie automobile, se contracte et perd ses compétences. Demain, il n’y aura plus rien à partager ?

L’économie du partage pose un double problème.

  • Celui du changement incontrôlé. 
  • Celui de l’objectif du changement. Partager, plutôt que créer, c’est la misère. C’est minable. 

Éloge du retard, et du Paradis

Dominique Turq fait l’éloge du retard de l’entreprise. C’est aussi l’éloge du papier. Puisque c’est le titre de son dernier livre. Il le présentait il y a peu, dans un amphi de l’ESCP. J’apprécie beaucoup Dominique Turcq. C’est un homme qui a connu tous les honneurs de l’entreprise et de l’université, mais qui est resté étonnamment simple et modeste. Il n’a qu’un seul défaut. Sa passion du numérique. Car l’amour est aveugle. 
Son idée est que tous ceux qui disent que le numérique ne passera pas ont tort. Car, jusqu’ici on s’est toujours trompé lorsqu’il s’est agi de progrès. Et l’entreprise, la première. Contrairement à ce qu’elle croit, ce n’est pas elle qui produit la destruction créatrice. Elle la subit. Que faire ? Comme lorsqu’un tigre vous poursuit. Il faut courir un peu plus vite que le plus lent. Mais pas trop tout de même, car il faut éviter d’essuyer des plâtres. Pour bien courir, il faut embaucher des prospectivistes.
Dominique Turcq a été professeur, associé de McKinsey, entre autres. C’est un homme d’idées. Ma carrière m’a donné un autre point de vue que le sien sur le monde. Chez mon premier employeur, les idées géniales succédaient aux idées géniales, et faisaient flop. Puis j’ai connu la bulle Internet, autre grand moment de créativité. Quasiment tout ce dont on parle aujourd’hui, par exemple les fameuses imprimantes 3D, vient et revient depuis quelques décennies. Cela s’améliore probablement à chaque passage. Mais ça ne transforme pas le monde. Contrairement à ce que l’on dit alors. 
Le progrès dépend de ce que la société veut en faire. Les inventions sont réinventées sans cesse. Non parce qu’on n’en comprend pas l’utilité. Au contraire. On juge qu’elles sont inférieures à ce que l’on possède ou qu’elles pourraient troubler le bonheur collectif. Ainsi, la roue a été oubliée au profit du chameau, les pygmées auraient refusé la métallurgie, et on se demande si nous n’aurions pas dû faire de même avec la bombe nucléaire. The Economist note d’ailleurs que les Américains se sont brouillés avec la science, dès les années 60. Ce qui a coïncidé avec la fin de la conquête spatiale. Il y a derrière tout cela une vérité éternelle. Vouloir « connaître », c’est renoncer au Paradis. 

Vidéo : comment faire un best seller ?

La vidéo, c’est notre avenir. Pour être vus, référencés au top d’Internet, faites des vidéos ! Voilà ce que je lisais il y a peu. Cela paraît une évidence. Eh bien, c’est faux.
Blocage au clic
Les vidéos que je réalise sont à la fois disponibles sur mon blog et sur Youtube. Qu’est-ce qui se regarde ? Le billet, pas la vidéo. On préfère lire que regarder. D’ailleurs, mes interviews texte marchent bien mieux que les interviews vidéos. Et cela se vérifie. J’ai dans mes relations des fous-furieux du numérique. Eh bien eux aussi ne regardent pas les vidéos. Autre fait : j’ai mis sur mon site un rapport. En quelques mois près de 40.000 vues. J’ai essayé de faire pareil avec des vidéos : quasi 0. Blocage au clic.
J’ai, moi aussi, du mal à cliquer sur une vidéo. Et quand je clique, je ne regarde pas. J’écoute. Radio ! En effet, regarder me fait perdre le message. (Il s’agit de vidéos techniques, il est vrai.)
Réaliser un best seller de la vidéo…
Le plus curieux est que réaliser une vidéo est un travail beaucoup plus compliqué qu’écrire une interview. En effet, il faut commencer par une interview, lui trouver un thème et la concentrer sur quelques messages forts. Sans compter qu’il faut que l’invité soit à la fois dans le vrai, dans l’émotion, une sorte d’improvisation qui vient du cœur, et qu’il ne se disperse pas. Pourquoi fais-je des vidéos dans ces conditions ? Justement pour cet exercice. Il nous force, mon interviewé et moi, à chercher quelque chose de profond et d’universel. Au fond, nous travaillons plus pour nous que pour notre public.
Comment se « vendent » mes vidéos ? Le clic décolle quand quelqu’un se prend d’affection pour l’une d’entre elles et l’envoie à toutes ses relations en leur disant qu’il faut absolument qu’elles la regardent.
Pourtant il existe des best seller de la vidéo… Mon explication :
  • Leur message ne parle pas à la raison (ce n’est pas un cours), mais à l’émotion. L’image doit frapper. La bande son doit jouer sur l’émotion. Plus de la musique que des paroles. C’est un nouveau langage. Il peut provoquer une réflexion. Mais indirectement.
  • Pour surmonter le blocage au clic, il faut une pression sociale : « c’est la vidéo à regarder ». 

Le numérique, cause de la Grande Dépression ?

Étrange article de The Economist. L’économie serait déprimée par le numérique. L’entreprise, avec de grands économistes, serait convaincue qu’il détruit l’emploi et le marché.  Qu’il crée l’inégalité. Qu’il nous prépare un avenir de crève la faim et de robots. De ce fait, elle se replie sur elle même, elle ne recherche plus la fortune par le KO de l’innovation et l’investissement, mais à limiter ses risques dans un monde devenu hostile. C’est parce que l’entreprise n’y croit plus que l’économie s’effondre ! 
L’Allemagne, précurseur d’un phénomène qui gagnerait le monde ? Le plus curieux est que l’entreprise tient un discours quasi altermondialiste ! Cette fois-ci l’innovation technologique ne s’est pas mise que les Luddites à dos, mais quasiment tout l’appareil économique !
Et si, pour redémarrer l’économie, il fallait lui montrer comment elle peut s’approprier le numérique pour construire une société saine et heureuse ?

(Apple, exemple à suivre ? Entreprise traditionnelle qui s’est approprié le numérique, et pour qui le progrès technique n’est pas une fin, mais un moyen ?)

Le monde se tient par la barbichette, et ça pourrait faire boom ?

Cette semaine, monde en équilibre instable entre jeux de forces particulièrement dangereux. La Grèce, pour commencer. Le premier ministre grec est pris entre et des marchés et une BCE qui ne lui laissent quasiment aucune marge de manœuvre, Mme Merkel qui ne veut pas lui faire de concessions pour ne pas faire de cadeau à la France et à l’Italie, et une coalition d’idéologues extraordinairement peu expérimentée, qui va exploser s’il revient sur ses promesses. Il reste l’Europe qui aimerait bien trouver une autre voie que la rigueur… En tout cas, ce qui semble se jouer c’est une attaque contre les partis de gouvernement traditionnels. The Economist pense que cette offensive va discréditer les assaillants. Mais qu’il faudrait tout de même que les dits partis traditionnels se remettent en cause. Ce qu’ils ne semblent pas prêts à faire… Plus dangereuse, peut-être est la situation russe. En Ukraine, M. Poutine s’est mis dans un guêpier, que ne fait qu’aggraver la baisse des prix du pétrole, dont il tente de se tirer par une course en avant insensée. « Tout ceci rend la situation même plus périlleuse que durant la guerre froide. » « La probabilité de conséquences imprévues, y compris l’usage des armes nucléaires devient de plus en plus possible. »
La monarchie saoudienne est en équilibre précaire. Une partie de la population occidentalisée, voulant une plus grande liberté, une autre, fondamentaliste bornée, des revenus pétroliers en baisse et une politique d’achat de la paix sociale non durable. (Curieusement, le pays est géré comme une entreprise familiale à la Antoine Roullier.)
Politique d’aide à l’accession à la propriété, mal du capitalisme ? Elle pousserait l’argent des banques vers les particuliers, créant ainsi des risques de crises systémiques, et en priverait les entreprises en développement, plombant l’économie.
Les entreprises du numérique ne touchent plus terre. Elles veulent changer le monde. Les entreprises traditionnelles, elles, dépriment. La révolution technologique crée le chômage et détruit la société, pensent-elles. « L’agilité a remplacé la puissance comme qualité la plus prisée. » Du coup, elles n’investissent plus. L’économie n’a plus de moteur.
La politique de la BCE est-elle bonne pour l’économie européenne ? Plutôt non (et même plutôt mauvaise ?). Elle stimule les exportations, mais les multinationales sont installées partout et n’en profitent pas. Et la demande mondiale est faible. Les entreprises cherchent plutôt à se refaire qu’à investir. Idem pour les banques européennes. Elles sont plus affectées par la baisse des taux à long terme que par la perspective de nouvelles affaires.
Aux USA, on se suicide de plus en plus. En cause, la crise, les armes et les guerres (les anciens combattants ont du mal à revenir à une vie normale). Clint Eastwood fait un film à la gloire d’un tueur d’élite. Un vrai Américain. La politique américaine est le terrain d’une corruption exemplaire. Le FMI a besoin de plus d’argent, mais les USA ne veulent pas le lui donner, et ne veulent pas non plus être dilués. Pendant ce temps, les émergents fondent un FMI Bis. Le Canada, qui se croyait un émirat arabe, revient de son amour du pétrole. En Europe, la France ayant renoncé à défendre ses banques, la possibilité d’une taxe financière refait surface.
On a cru que la fonte des glaces ferait de l’Arctique un Eldorado. C’est raté, il demeure difficile d’y naviguer, ou de l’exploiter. Nouvelle victime de la baisse du prix du pétrole.
Apple ne sait plus quoi faire de son argent (178md$ d’économies). Il vend de plus en plus d’iPhone, ses nouveaux gadgets devraient faire un malheur, ainsi que le logiciel et les services qui viennent s’ajouter à son offre. Quand à McDo, il passerait un mauvais moment. Un Américain, qui avait fait fortune en Russie, et qui s’en est fait sortir, s’est attaqué seul à l’Etat russe. Jusqu’ici, il a eu le dessus. Comme dans les films. Etonnants Américains. 

Disruption numérique : qu'est-ce qui se joue ?

Discussion l’autre jour. Mon interlocuteur se réjouissait que les nouvelles entreprises numériques soient fatales aux anciennes. Beaucoup de gens ne seront-ils pas de son avis ? Qui pleurera sur le sort d’un banquier, si Google lui fait la peau ?, me direz-vous. (Ce qui me rappelle un ami qui m’a dit qu’il avait voté pour Sarkozy, qu’il n’aimait pas, « pour qu’il tape sur les autres ».)
Le problème que cela pose est que, pour quelques banquiers à gros bonus, il y en a beaucoup qui font honnêtement leur travail pour pas très cher. Et, surtout, que la banque a emmagasiné, au cours des siècles, un savoir tacite que les nouveaux entrants ne possèdent pas. Comme l’explique Nassim Taleb dans Antifragile, c’est la structure de l’entreprise, pas ses ordinateurs, qui la rend « antifragile » (résiliente) et lui donne la capacité de résister aux événements destructeurs extrêmement rares. Si elle disparaît nous aurons un système financier à la « Mad Max ». Et il en est de même avec tous les secteurs « disruptés ».
Disrupteur et disrupté sont les faces d’une même pièce. Les uns ont pris le pouvoir dans les entreprises installées et les ont vidées de leur substance. Les autres veulent leur part du gâteau et profitent de l’immobilisme de leurs opposants, dont les réels ennemis sont internes, pour attaquer leur marché. Des deux côtés, l’enjeu est l’enrichissement à court terme. Et après moi le tsunami. Parviendrons-nous à arrêter le massacre à temps ?

Airbnb : prends l'oseille et tire toi ?

Mon enquête sur les dessous du numérique m’a amené à demander à un spécialiste de m’expliquer ce qu’était le modèle de Airbnb…
Internet a permis d’étendre le marché de la location au-delà de l’offre traditionnelle, au logement du particulier. Un point critique pour le développement de ce marché était d’assurer un minimum de sécurité à la transaction. C’est ce qu’a apporté, en partie, Airbnb. (Airbnb n’est ni seul sur ce marché, ni le premier à y être entré.)

Cette sécurité est, d’abord, financière. L’offreur de logement est payé un jour après que le locataire soit entré dans les locaux. Ensuite, il y une « pseudo » sécurité quant à la qualité du logement et du locataire. En effet, il y a un système d’évaluation et de commentaire sur l’un et l’autre qui apparaît sur le site de Airbnb. En fait, comme ailleurs, peu de personnes font des commentaires.

Le système est assez compliqué à utiliser. Rançon de l’amateurisme des propriétaires, il est difficile de savoir si une offre est acceptée, et même, une fois qu’elle l’est, s’il ne va pas y avoir changement d’avis ! Ce qui peut arriver alors que l’on a acheté son billet d’avion… La tactique gagnante consiste à faire des offres à plusieurs propriétaires en espérant que sur l’ensemble l’une sera retenue.

Quand à la qualité du produit : « le service est donné par le propriétaire. Il peut être fantastique. Ou la photo a été retouchée avec Photoshop, ce qui est souvent le cas… Il n’y a aucun contrôle. Ils partent du principe que si ce n’est pas bon, ça se saura. » Globalement « l’expérience client », « n’est pas géniale ». « C’est du moyen / bas de gamme. » « Les locataires récurrents préfèrent louer par l’intermédiaire d’agences qui garantissent une qualité de service. »

Mon interlocuteur a l’impression qu’il serait facile de faire de Airbnb un excellent produit. Mais « ils ne sont pas dans la valeur pour leurs clients mais pour eux. » « Ils sont dans une logique de ratissage. Internet permet de fluidifier le marché en étant global et monopolistique. Ils cassent tout. » « Ils sont très arrogants. Ils sont dans l’esprit, je surfe et je bouffe tout ce que je peux. » « Ils sont très riches et ont de très bons lobbyists. » « Ils ont tellement de moyens, ils écrasent tout. » C’est ainsi que Airbnb a séduit le gouvernement français et la mairie de Paris « en acceptant de collecter la  taxe de séjour auprès du propriétaire, ce qui lui a permis d’éluder la question du paiement de la TVA de 20%, qu’ils n’acquittent pas contrairement aux acteurs locaux, et de la détention de la carte d’agent immobilier. »

Y a-t-il création de valeur ? Pas simple d’y voir clair. D’un côté, c’est une attaque de l’hôtellerie. De l’autre, cela développe probablement le tourisme, avec tout ce qui va avec, voyages, restauration…

Airbnb «  a plus une attitude de développement à tout crin en volume sans chercher à garantir la qualité du service pour les clients et au mépris des législations locales (pas de vérification de la légalité du loueur) » que la volonté de la création d’une entreprise durable. Et ce probablement parce que l’opportunité qu’exploite Airbnb va vite disparaître. « Actuellement, il n’y a pas assez d’appartements pour les gens qui veulent voyager. Ce ne sera pas le cas dans dix ans ». Airbnb est donc dans une logique d’essorage du marché. Il prend 17% de la transaction « pour un service extrêmement limité, la valeur du service fourni est plutôt de l’ordre de 10%, voire quelques pour cent pour des sites d’annonces qui ne gèrent pas les fonds. » Il devrait y avoir consolidation du secteur. Airbnb pouvant être acheté par un acteur plus gros.

Que restera-t-il une fois que la poussière sera retombée ? Difficile de le dire. Il est possible qu’il y ait banalisation dans la médiocrité. L’hôtellerie traditionnelle étant réservée aux gens très riches.