Le gouvernement britannique promet « du sang et des larmes » à son peuple (en substance). Est-il mieux de le dire en début de mandat ou en situation de crise, comme en France ?
Il parle de s’attaquer au NHS, le système de santé anglais, dont le pays est si fier. Actuellement, il est dans un état inimaginable pour un Français. (Qu’il n’y ait pas de violente manifestation s’explique peut-être par la division des classes anglaises, qui fait que le peuple n’a pas les moyens de comprendre ce qui lui arrive ?)
Non seulement, les attentes sont interminables, si bien que, lorsqu’on en a les moyens, l’on va se faire soigner dans le secteur privé, ou à l’étranger, mais on entend dire que l’on y travaille peu, alors que les personnels font grève pour obtenir des augmentations de salaire ! (Une compensation pour les mauvaises conditions dans lesquelles ils vivent ?)
Et si l’on était en passe de revenir à l’ère de la planification ? Se demander ce que doit faire le NHS et comment organiser les moyens nécessaires pour remplir cette mission ?
Après tout, n’est-ce pas comme cela que fonctionne une entreprise ? Et ne nous a-t-on pas rebattu les oreilles de l’idée de construire l’administration sur le modèle de l’entreprise ? A moins que l’on n’ait retenu de l’entreprise que la logique de laisser-faire de l’économie de marché ? Le laisser-faire, c’est tellement plus séduisant que l’usine ?