N.Sarkozy et le trotskysme

J’ai été surpris des réactions violentes, immédiates, que suscitait N.Sarkozy lorsqu’il est arrivé au pouvoir. Il était vu comme un dictateur, comme une forme de mal absolu. Je me souviens de Marie NDiaye expliquant à un France Culture approbateur pourquoi elle avait demandé l’asile politique à l’Allemagne.
Petit à petit j’en suis arrivé à l’hypothèse suivante. Il n’y a pas eu erreur, il est bien l’ennemi héréditaire de certains groupes de la population. Ils l’ont instinctivement reconnu comme tel. Comment les décrire ? Ils sont petits mais ont le pouvoir de nous faire nous entretuer pour leurs idéaux. Ils sont aux nœuds de la société. Un terme revient lorsqu’on parle d’eux : trotskysme. Cette doctrine, qui jusque-là me semblait une curiosité exotique oubliée par l’histoire, paraît être associée à une forme d’individualisme exacerbé.
Curieusement, on me parle d’hyper sarkozystes qui sont d’anciens trotskystes. S’agirait-il de frères ennemis ayant beaucoup en commun ? Après tout le néoconservatisme n’est qu’un bolchevisme de droite.
(à creuser)

Eric Raoult

J’ai entendu parler de M.Raoult rappelant à Marie NDiayé son « devoir de réserve ». Une succession d’idées m’est venue.

  • Nos plus grands écrivains ont pour la plupart été violemment critiques de la France et de son gouvernement. D’ailleurs, il en est de même pour beaucoup d’intellectuels étrangers : la production d’Hollywood, par exemple, paraît condamner sans appel la civilisation anglo-saxonne.
  • Cette critique est généralement utilisée, comme le sous-entend M.Raoult, par ceux qui n’aiment pas le peuple concerné, contre ses intérêts. Cependant, sans cette critique, il y a peut de chances que le dit peuple évolue. Surtout, elle est la preuve d’une liberté qui est sûrement l’arme la plus efficace des démocraties contre leurs ennemis.
  • Arrivé ici, j’ai pensé que personne n’aurait fait attention aux propos (anciens !) de Mme NDiaye sans l’intervention de M.Raoult. Certainement il leur a donné un retentissement international. N’était-ce pas à lui que l’on devrait rappeler son devoir de réserve ?
  • Alors, manœuvre politique, pour faire hurler les intellectuels et valoir au gouvernement l’affection d’une partie stratégique de l’électorat ?

Compléments :

  • Le Monde semble penser, un peu comme moi, que la manœuvre vise les ex votants FN. De manière inquiétante l’article croit qu’il y a surtout là l’expression de la nature profonde du parti de gouvernement. Un gouvernement contre la liberté d’expression ? Confirmation de mon analyse précédente ?