De la traduction

« Je ne suis pas dans leur tête ». C’est amusant la traduction : une interview de la BBC commence par ces mots. Puis la voix de l’interviewée est noyée par la traduction. Curieusement, les dits mots ne sont pas traduits. En fait, en dehors d’eux et de la traduction, je n’ai aucune idée de ce que disait la personne en question.

Or, la personne en question semblait dire, si j’en crois ses premiers mots, qu’elle ne parlait pas pour elle-même, mais pour les manifestants de Nanterre et d’ailleurs. Si je comprends bien le droit français, ce témoignage n’a pas de valeur.

Certes, mais que disait cette traduction ? Que les manifestants français se sentaient abandonnés.

L’autre jour j’assistais à une conférence. Un élu du 94 expliquait que son territoire était ravagé par le chômage, particulièrement des jeunes, et par la logistique, et que personne ne s’en occupait. Alors, il avait pris le taureau par les cornes. Il avait anticipé le programme Territoires d’industrie, et recherché à ré industrialiser son département. Tout en repoussant la logistique, qui le rendait invivable, hors de ses murs.

La solution aux manifestations ?

(On m’a dit depuis que c’était un élu communiste.)