Musée vole

Un conservateur du British museum a volé une quantité de pièces anciennes (des milliers ?). Il les revendait à bas prix sur eBay. Apparemment, sa culpabilité ne pourrait pas être établie, car les pièces n’étaient pas recensées.

Peut-être s’est-il dit qu’il fallait libérer ces objets des caves du musée ? Qu’ils méritaient d’être admirés ? D’ailleurs, ils semblent avoir été produits en grande quantité par les Romains et les Grecs, était-ce une telle rareté, qu’ils méritent d’être ainsi conservés ?

A moins que le musée soit là pour que les archéologues de demain puissent y faire des recherches dont on n’a aucune idée ?

(Thief at the British museum, BBC 4.)

Quai Branly

De l’extérieur le musée me fait penser à un porte-conteneurs. Et ça ne donne pas l’impression d’un bon état. À un endroit la pluie traversait le toit et tombait sur l’œuvre d’aborigènes australiens.

Jadis, chaque roi ou empereur donnait un nom au style de son époque. Il faudrait reprendre la tradition. La Grande bibliothèque, le Front de Seine, le Musée du Quai Branly… sont du style Vème République. À l’image du goût de nos présidents : laid et prétentieux. Probablement le style que Tocqueville avait en tête lorsqu’il prévoyait la disparition de ce que son époque avait de beau et de grand.

L’intérieur est sombre. Lugubre même. J’ai trouvé les objets petits et tristes. Un peu comme si l’on avait pris les jouets de nos ancêtres pauvres.

S’il y a musée, c’est que l’on s’attend de nous que nous nous émerveillions. Que nous trouvions ce qui y est aussi beau que ce que nous avons produit. Ne sommes nous pas la quintessence de la bienpensance ?

Mais que sont ces objets sans la société qui était autour d’eux, sans la signification et l’amour qu’elle leur apportait ? Pas beaucoup plus que le jouet qui a fait le bonheur de nos ancêtres ?