Avec l’âge, je constate mes torts. Honteux et confus. Mais un peu tard, dirait le corbeau de La Fontaine.
L’un d’entre-eux est d’avoir souvent claqué des portes, pour avoir constaté des illégalités dans le comportement de mon entourage de l’époque. J’avais raison mais qu’est-ce que j’y ai gagné ?
Paradoxalement dans mes missions de conduite du changement, autrement dit lorsque je veux atteindre un objectif qui compte pour moi, j’adopte un point de vue totalement différent. Je pense qu’il faut faire avec les gens, que leur comportement s’explique par quelque logique que je finirai bien par comprendre un jour.Je suspends mon jugement. Et, effectivement, à la fin de la mission, je constate que j’ai eu raison.
Enseignement ? Ne nous arrêtons pas aux apparences ?
(Pour être honnête, j’ai rencontré quelques personnes, rares, qui n’ont « pas de logique » : elles ont un comportement qui correspond à ce que Gregory Bateson a jugé être la cause de la schizophrénie : elles disent une chose et en font une autre, et rien ne peut les remettre d’aplomb.)